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Les dirigeants français : un optimisme de mise

Si on pourrait croire les temps moroses exercent une emprise redoutable, ce n’est pas tout à fait le cas pour les dirigeants français qui se révèlent d’après le Worldcom Confidence Index 2019 être fort optimistes. La France est le seul pays avec le Japon à enregistrer une augmentation du niveau de confiance.

Il faut se l’avouer : les temps ne sont pas à la confiance car il existe une baisse globale de 21% par rapport à 2018. Les Etats-Unis enregistrent même une baisse de 51% !  Certains gardent le moral comme l’Allemagne et l’Italie (1er ex-aequo) même s’il faut noter une baisse. La France se classe au 2ème rang européen, avec une augmentation de 5% du niveau de confiance alors que le Japon enregistre quant à lui une augmentation de 41%.

Les ressources humaines au centre des débats 

Si on peut remarquer un fait significatif, selon l’étude, c’est la présence des sujets RH dans le top 10. Avec la dématérialisation des entreprises en cours, cela ne semble pas forcément incohérent. Ainsi, le renforcement des compétences et la mobilité professionnelle des collaborateurs arrivent en première position. Ils sont d’ailleurs confiants sur de nombreux enjeux comme dans leur capacité à utiliser les éléments constitutifs de la rémunération comme un des facteurs-clés du succès des organisations. Aussi la rétention des talents a bonne mine puisque c’est le 4ème sujet de conversation pour lequel ils affichent une réelle confiance, derrière le Japon, l’Allemagne et l’Italie. En revanche, ils doutent de pouvoir engager leurs collaborateurs vers une plus grande productivité. La France étant dans les 4 dernières positions dans ce domaine devant le Brésil, les Etats-Unis et le Mexique. L’attraction des talents ne semble pas poser des problèmes puisqu’elle semble supérieure à la moyenne des 14 pays du classement. 

Les consommateurs et influenceurs 

Les consommateurs et influenceurs arrivent sur le podium des intérêts des dirigeants français. Ils demeurent peu confiants dans leur capacité à les atteindre efficacement et se demandent si les influenceurs ne seraient pas la solution. Ainsi, les influenceurs sont considérés comme des parties prenantes-clés avec une 2ème position en France et en 1ère à l’international. Ils ne doutent cependant pas qu’ils pourront collaborer avec eux contrairement à bon nombre de leurs homologues étrangers. L’étude nous apprend également que s’ils ont confiance dans le système médiatique, ils ont du mal à gérer la réputation de leurs entreprises et les crises. L’impact des médias étant fortement discuté dans le monde entier même s’il n’arrive qu’en 4ème position en France. La clé semble résider dans l’authenticité, le respect des engagements et la transparence. 

Les autres sujets qui inquiètent

La cybercriminalité n’est pas en reste et se positionne en 2ème place alors que les migrations économiques n’arrivent qu’en 6ème position. Il faut donc constater que si les entreprises font de plus en plus appel à internet, elles considèrent le sujet comme un enjeu majeur. Il peut paraître évident qu’avec la rapidité des évolutions technologiques le sujet pose questions et elles ne devraient pas s’en arrêter là dans les prochaines années. A noter que les préoccupations comme le développement durable ou la responsabilité sociale ne semblent pas être présents dans le top 10, ce que l’on peut regretter. 

Les sujets qu’on aurait pu s’attendre à avoir

Les résultats sont surprenants car la finance ne semble pas être l’une des grandes préoccupations ou encore la parité, la non-discrimination ou plus globalement le fait de mettre du sens. Si elles ne sont pas présentes dans les thématiques citées, les résultats de l’étude ne nous permettent pas de savoir si elles sont considérées comme un sous élément, par exemple des thématiques RH. On espère en tout cas qu’elles seront bientôt en tête des enjeux. 

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