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En 2015, cap sur la bonne gouvernance !

Dans la vie de l’entreprise comme dans la vie en société, qu’il s’agisse
d’une PME ou d’une multinationale, les questions d’éthique et de gestion
deviennent fondamentales. Mieux, elles pourraient s’ériger en indicateur de la
réussite économique et financière des sociétés. Celles-ci sont ici
abordées sous le thème de la bonne gouvernance. 

La gouvernance
d’entreprise : qu’est-ce que c’est ?

Au sujet de la bonne gouvernance, il n’existe pas encore une définition
généralement admise. Toutefois, la référence de base en la matière (code de
l’OCDE 1999 – référence en matière de gouvernance d’entreprise ), définit la
gouvernance d’entreprise comme « l’ensemble des relations entre la
direction d’une entreprise, son conseil d’administration, ses actionnaires et
les autres parties prenantes. Elle fournit le cadre au sein duquel sont fixés
les objectifs de l’entreprise et définit les moyens d’atteindre et de
surveiller les performances »
. A cela s’ajoute que la gouvernance
d’entreprise pose le cadre de vie, les relations, le système, les processus et
les relations humaines à travers desquels l’autorité est exercée
. Bien que
le cadre juridique duquel devrait dépendre ces mécanismes reste imparfait, il
n’en demeure pas moins que la gouvernance d’entreprise joue un rôle de premier
plan dans la réussite de l’entreprise, tant pour les PME que pour les
multinationales.

Pourquoi même les PME
et TPE sont concernées ?

Considérant le concept de base, la gouvernance d’entreprise pose le cadre
des règles, des relations humaines et hiérarchiques ainsi que le processus dans
et par lequel fonctionne l’entreprise. Par exemple, la gouvernance d’entreprise
influence la façon dont les objectifs de la société sont fixés et atteints,
comment le risque est surveillé et évalué, et comment la performance est
optimisée. Les structures de gouvernance efficaces incitent ainsi les entreprises
à créer de la valeur grâce à l’esprit d’entreprise, l’innovation ou le
développement et fournit des systèmes de responsabilisation et de contrôle
proportionnés aux risques encourus. Ainsi, la gouvernance d’entreprise entre
dans le capital immatériel de l’entreprise et représente donc une valeur
ajoutée certaine. De plus, la gouvernance d’entreprise accompagne également le
changement des mœurs et des mentalités imposant une participation de tous les
acteurs dans la vie de l’entreprise. Dans un tel contexte, il va de soi que les
objectifs des entreprises passent de : « faire du profit uniquement »(viabilité
court terme) à « l’entreprise a des droits et des devoirs vis-à-vis de
la société et de toutes les parties prenantes »
 (viabilité long
terme).

De la nécessité
d’encadrement d’une bonne gouvernance d’entreprise

Un devoir d’éthique

Il convient de considérer une évolution éthique et innovante de la
gouvernance d’entreprise allant au delà d’une évolution orientée profit et ce,
à travers des actions dites de « Corporate Social Responsability », « corporate
citizenship » ou encore « green business and eco-friendly industry », par
exemple. Ces mesures incitent en effet les entreprises et tous ses participants
à se préoccuper de tout ce qui concerne la vie de l’entreprise, son
environnement, son capital humain.

Pour une valorisation humaine et immatérielle

Les principaux fondements de la gouvernance
d’entreprise aujourd’hui tels que promus par les principes de l’OCDE insistent
sur la nécessité d’établir des bases solides de gestion et de surveillance de
bonnes pratiques à tous les niveaux de l’entreprise afin d’éviter tout risque
lié au manque de transparence, à une mauvaise structure ou encore à un
non-respect des Droit des actionnaires, des salariés et de toutes les autres
parties prenantes. Il paraît également nécessaire de renforcer les dispositifs
destinés à éviter les conflits au sein des entreprises et une plus grande
parité. Ces réflexions impliquent d’engager et de respecter la diversité dans
la composition des équipes suggérant la nécessité de disposer de qualités
individuelles spécifiques (indépendance, compétence, expérience, etc.) mais
aussi une plus grande diversité notamment en termes de genres, d’origines
sociales et culturelles jugée comme pouvant contribuer à la qualité des
résultats de l’entreprise.

Et un regain d’intérêts économiques

Un concept et une définition plus claire et
homogène des principes de gouvernance permettent la création de valeur ajoutée
(capital immatériel) en améliorant les performances par un management honnête
basé sur les fondements de notre société. Enfin, un cadre global et plus
participatif représente un gage de confiance supplémentaire pour les
investisseurs favorisant ainsi les capacités d’emprunts, de partenariats ou
encore les opportunités commerciales, toujours selon l’OCDE.

Parmi les pistes proposées, notamment dans le livre
vert de la commission européenne basée sur les principes de bonne gouvernance
de l’OCDE, il est jugé nécessaire de formaliser le processus d’évaluation de la
performance et de la transparence des entreprises, notamment en définissant la
participation des salariés et les relations humaines posées. Un auditeur
externe peut être consulté dans le but d’évaluer les capacités et l’efficacité
de l’entreprise et apporter des solutions.

La
bonne gouvernance, d’un point de vue internationaliste

Force est de constater qu’aucun outil n’existe à ce
jour afin d’apporter un cadre légal aux pratiques de bonne gouvernance. En
effet, sont avancés les arguments liés aux différences d’ordre juridique selon
les pays, aux différences de gestion et fonctionnement des places boursières,
aux structures de propriété et acquisition et enfin des forces divergentes dues
à l’Histoire, à la culture et aux différences de groupements ethniques d’un
pays à l’autre. Autant de facteurs rendant difficile l’harmonisation d’un cadre
juridique de la gouvernance à l’échelle internationale. Cependant, pour les
optimistes, des forces convergentes demeurent, à l’image des codes de bonne pratique
de gouvernance déjà existants, de la mondialisation croissante des entreprises,
de la concentration globale des pratiques de vérification, de la mise en commun
des travaux de recherches, publications et réunions régulières des experts
internationaux, et ce, dans tous les domaines !

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