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Les automobilistes urbains prêts à renoncer à leur véhicule personnel ?

Symbole de position sociale, signe de richesse mais aussi de commodité et de liberté, la voiture individuelle semble ne plus être le moyen favori pour se déplacer en zones urbaines.

L’étude réalisée, par l’Ifop à la demande de la société de location Sixt, sur les mobilités partagées et la multimodalité menée auprès de 1 500 urbains adultes habitant dans des communes de plus de 20 000 habitants met en exergue que 60% des Français urbains estiment être dépendants de leur véhicule personnel, dont 28% très dépendants.

Les causes, on les connaît, et elles se trouvent dans l’offre des transports en commun qui ne répond pas aux besoins des habitants des grandes villes. L’utilisation des vélos et trottinettes, qui s’est imposée de manière spontanée, ne remplace pas les nombreux atouts de la voiture individuelle (enfants, transports de colis après achat…)  mais aussi parce que la voiture individuelle représente la liberté et un gain de temps. Pour 42% des personnes interrogées, le manque d’offres de transports alternatives justifie cette dépendance au véhicule personnel. Il est évident que les nombreux interdits et qui sont loin d’être anecdotiques comme par exemple dans les autobus de transporter des objets qui dépassent un certain format rendent difficile la suppression de la voiture.

Pourtant, tout porte à abandonner la voiture individuelle

95% des automobilistes urbains affirment rencontrer des freins à l’utilisation de leur voiture comme le coût à l’usage qui est cité par 60% des automobilistes, le coût à l’acquisition (38%), les difficultés de stationnement (38%), les difficultés liées au trafic (32%) ou de la volonté d’être plus respectueux de l’environnement (21%).

Et les urbains n’hésitent pas diversifier leurs modes de déplacement, les adaptant à leurs besoins : si les bouchons se multiplient, ils abandonnent leur voiture pour les transports en commun, si les parkings sont trop onéreux comme pour Paris, ils n’hésitent pas à laisser leur voiture aux portes de Paris…Ils adaptent avec subtilité et bon sens leurs modes de déplacement. Ainsi, ils sont 66% à effectuer régulièrement des trajets multimodaux et 1/4 d’entre eux le font plusieurs fois par semaine.

Voiture en location, en libre-service ou partagée, les solutions alternatives ?

Un utilisateur régulier de véhicules partagés sur deux (49%) considère qu’il aura un usage plus fréquent des véhicules en location dans les prochaines années. Plus d’un tiers des individus n’ayant jamais utilisé de véhicules partagés (28%) envisage de le faire sous peu. Ainsi, ils sont 64% à se projeter dans l’utilisation de véhicules en libre-service et 63% dans la location de voitures. Les mentalités changent doucement mais sûrement.

Quelles en sont les raisons ?

L’étude montre que 69% des Français urbains considèrent que les véhicules partagés permettent de réduire la congestion du trafic dans les villes, ainsi que le coût global des transports quotidiens. De même, ils sont 65% à considérer que c’est un bon moyen de lutter contre la pollution de l’air.

Quelles sont les idées innovantes ?

Selon l’étude 32% seraient prêtes à renoncer à leur véhicule personnel au profit des mobilités partagées. Cette proportion s’élève à 44% pour ceux qui ont déjà utilisé des véhicules partagés et à 77% pour ceux qui en utilisent de manière régulière.  

« Les alternatives à l’utilisation du véhicule personnel offrent de nombreuses réponses au défi climatique comme à ceux de la révolution des mobilités ou du désenclavement des territoires… il sera nécessaire de développer les mobilités alternatives dans leur diversité : transports en communs, micro-mobilités, co-voiturage, autopartage, location de véhicules à des professionnels et des particuliers, véhicules en libre-service, etc. Plus l’offre sera large et diverse, plus les Français auront la possibilité d’adopter des solutions de mobilités alternatives correspondant réellement à leurs besoins. » comme le souligne Jean-Philippe Doyen, Président de Six France

Parmi les solutions qui pourraient les inciter à utiliser plus fréquemment des offres de mobilité partagée, les Français urbains citent en priorité « une densité accrue des offres de transports en commun » et « un coût des transports collectifs et de l’autopartage réduit » mais également « une offre plus importante de véhicules partagés » ou « des voies de circulation réservées aux transports partagés ».

Les Français urbains sont 90% à considérer qu’il est primordial (55%) ou important (35%) de renforcer la densité de l’offre de transport collectif, mais aussi 77% à soutenir le développement des services de mobilités partagées sur l’ensemble du territoire.

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