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Interview de Adriana Karembeu, Cofondatrice d’AKD

Interview croisée d’Adriana Karembeu, mannequin/entrepreneur, de son associé, Alain Legout, de leur entreprise AKD, et d’Alain Faveau, président des campings Sunêlia.

Comment vous est venue l’idée de votre entreprise AKD ?

Adriana Karembeu L’idée a commencé à germer dès notre première rencontre, en 2004. Alain avait déjà envie de lancer un concept en cosmétique.
Alain Legout Nous nous sommes rencontrés sur le Vendée Globe où Adriana était présente pour représenter la Croix Rouge. Nous avons passé deux jours à parler de tout et de rien… Puis cette idée de s’associer pour créer ensemble une entreprise a surgi.
A.K. Nous avons commencé par lancer une toute petite gamme de sept produits, qui s’est par la suite étendue. Puis nous avons lancé le maquillage et les soins jusqu’à arriver aujourd’hui à proposer 300 produits environ. En 2008, nous avons commencé à nous diversifier en créant une ligne de spas.

Comment vous répartissez-vous les rôles dans la direction de l’entreprise ?

A.K. Alain est le président, il s’occupe de la gestion de la société et des comptes. De mon côté, je gère la sélection, le test et la promotion des produits.
A.L. Cette répartition nous a paru naturelle car, pour ma part, je venais du monde de l’entrepreneuriat, tandis qu’Adriana avait déjà, tout au long de sa carrière, testé des produits. Elle baignait également dans l’univers de la communication qu’elle maîtrisait bien.

Quelle est votre stratégie pour imposer AKD face à des géants comme L’Oréal ?

A.K. Je ne parlerai pas de stratégie, mais plutôt de chemin… Nous avons opté pour un moyen de distribution de nos produits différent de celui des grandes marques de cosmétiques comme L’Oréal. Nous sommes distribués dans les instituts de beauté haut de gamme et dans les spas. La concurrence y est plus réduite que dans les réseaux type Sephora.
A.L. Oui, nous n’essayons pas de nous attaquer de front à ces énormes marques très bien implantées. Nous sommes tout de même un peu lucides !
Adriana Karembeu, vous êtes mannequin, animatrice télé, actrice, bénévole à la Croix Rouge et entrepreneure.

Votre secret pour réussir à tout faire ?

A.K. Je crois que je vais changer rapidement mes cartes de visite car je ne veux plus y voir écrit « mannequin » (rire) ! Je n’ose cependant pas encore inscrire « vice-présidente de AKD » sur mes cartes, cela me fait très bizarre…! Redevenons sérieux, comme je n’ai pas d’enfants et que ma famille est loin, j’ai encore beaucoup de temps disponible pour m’occuper de tout cela. Mes activités dans l’entreprise me prennent beaucoup de temps, alors je dois bien m’organiser. à vrai dire, je n’avais pas envisagé que mon engagement dans AKD serait aussi prenant. Mais je crois dans nos produits et je suis à fond dans cette aventure !

Avez-vous pris goût à l’entrepreneuriat ?

A.K. J’ai découvert que j’aimais être dans un bureau et réfléchir à un produit bien plus qu’être sur un podium, maquillée et à faire le mannequin. Mon travail dans l’entreprise est passionnant car je vois naître des produits qui plaisent aux clientes. Je vais désormais m’impliquer de plus en plus dans le lancement des spas que nous créons en partenariat avec les campings Sunêlia. Nous ne sommes qu’au début de l’aventure ! Mon métier de mannequin est derrière moi maintenant.

Justement, pourquoi ce partenariat avec Sunêlia ?

Alain Faveau Notre stratégie était de faire monter de gamme la marque et d’apporter du rêve à nos campings en y intégrant des spas. De leur côté, Adriana et Alain souhaitaient démocratiser le concept du spa. Nous nous sommes donc naturellement rejoints sur nos envies, même si le pari semblait un peu fou ! Il y a eu, à travers ce projet, un rapprochement d’entrepreneurs ayant des intérêts communs, tout en préservant les intérêts de chacun.
A.L.  Ce partenariat est né d’une rencontre entre entrepreneurs ayant une vision et des objectifs communs. cela a été une réelle opportunité pour nous.

Est-ce que l’on peut apparaitre crédible quand on vient du mannequinat et que l’on se lance dans le business ?

A.K. J’avoue qu’au départ cela a été difficile d’être prise au sérieux. J’étais victime de beaucoup de préjugés sur mon métier et sur mon implication dans l’entreprise. Les gens pensaient alors, et je les comprends tout à fait, que je n’étais qu’une façade dans l’entreprise. Il nous a fallu convaincre les clients que AKD est une vraie marque, avec une vraie gamme efficace. Mais une fois que les produits ont fait leur preuve, tout s’est mieux passé.

Qu’est-ce qui vous a décidé à ouvrir votre capital et à entrer en bourse ?

A.L.  Il y a plusieurs raisons qui ont motivé ce choix. D’abord parce que nous devions assurer le financement de notre développement et que nous souhaitions faire participer ainsi les acteurs de la cosmétique, nos clients et nos partenaires. Entrer en bourse était également une bonne opportunité pour communiquer auprès d’une cible différente. Nous n’intéressions encore souvent que la presse people et la presse pro spécialisée dans la beauté et la cosmétique. Désormais c’est dans la presse économique qu’on parle de nous régulièrement ! Cette entrée en bourse nous a apporté une bonne crédibité.

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