Management

Informer ses clients est plus importants que d’informer ses employés ? Pas si sûr.

Le groupe IDG a mené une étude à travers l’Europe et les USA sur les différences de voies d’informations entre dirigeants, employés et clients. En France, l’information des clients est prioritaire par rapport à celle des employés de terrains. Une bonne façon de procéder ?

L’étude réalisée par le groupe IDG concerne sept pays : France, Allemagne, Royaume-Uni, Pays-Bas, Espagne et États-Unis. L’objectif ? Observer la circulation d’une information dans l’entreprise, et en dehors. Et on vous le dit tout de suite : « l’exploitation du capital informationnel » est très différente d’un pays à l’autre.

En France, déjà. Par exemple, « échanger des informations avec les clients de l’entreprise » est la priorité pour plus de 43% des répondants. Pourtant, seulement 34% indiquent qu’elle doit être transmise aux agents opérationnels de l’entreprise.

En Espagne, même son de cloche. C’est-à-dire une vision plutôt « limitée » de la chose : 32% des répondants ont indiqué que le partage d’informations, au-delà des directeurs et responsables, n’était pas organisé ni même encouragé.

À l’opposé, les entreprises allemandes. Comme très souvent. Outre-Rhin, les salariés, considérés comme des décideurs, sont mieux lotis que certains acteurs externes. Explications : les Allemands voient surtout dans le partage de l’information en entreprise un véritable vecteur de gain de productivité. Partant de ce constat, les entreprises allemandes sondées entendent développer, dans les prochains mois, différents projets dédiés au partage d’informations entre employés, notamment en matière de visualisation des données.

Faut-il passer la mer pour de meilleurs résultats ?

La réponse est… non. Les organisations néerlandaises sollicitent le plus l’avis de leurs employés et échangent davantage avec leurs partenaires extérieurs. Celles du Royaume-Uni ont adopté un système d’information qui leur permet d’interroger et de comprendre les besoins et les demandes de toutes les parties prenantes mais les plus mauvais résultats vont aux Etats-Unis.

Dernier pays étudié, ils présentent plusieurs particularités. De tous ceux-ci, les répondants américains seraient les moins enclins à diffuser les informations à l’ensemble des employés pour doper la productivité de l’entreprise.

Pourtant, l’information est la base d’une entreprise forte. Un exemple : quelle image est donnée de votre entreprise si deux de vos employés appellent le même client à une heure d’intervalle, pour le même sujet ? Ses salariés tenus informés de l’état de l’entreprise, des décisions des dirigeants, et de l’actualité extérieure de la boite, sont des employés qui se sentent impliqués. Et cela se répercute toujours sur la productivité !

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