BusinessConfiance en soi et créationCréer

Le futur, une préoccupation de tous les dirigeants

Pour les entreprises,
le futur devient une inquiétude. Les changements dus au numérique et à la
digitalisation préoccupent de plus en plus de dirigeants. Ils tentent de cerner
les nouveaux enjeux de l’entreprise pour perdurer dans le futur sans échouer
face aux avancées de leurs secteurs.

Les attentes des
dirigeants pour le futur

Avant le dernier
congrès de l’Entreprise du Futur qui se tient à Lyon chaque année depuis 2016,
une étude
a été réalisée avec
Segeco, le co-fondateur de l’évènement. Pour connaître les préoccupations des
dirigeants concernant les futures pratiques en entreprise, 256 personnes ont
été interrogées. Les différentes transformations liées au digital, aux nouvelles
technologies, au management et aux modèles économiques sont considérées comme essentielles
pour 91% des sondés. Ils sont 58% à déclarer être en mesure de faire face à ces
changements dans les prochaines années. En 2017, ils étaient 12% de moins à reconnaître les
enjeux et à s’y préparer, une nette progression s’affiche.

Pour les entreprises,
le futur va rencontrer des mutations par le biais des technologies. L’arrivée de l’IA (Intelligence Artificielle), des
objets connectés et de la sécurisation des données préoccupent les dirigeants
mais aussi le management qui sera lui aussi affecté en raison des ambitions relatives
à la qualité de vie au travail et au besoin incontournable d’attirer les
millennials et les travailleurs en freelance. De plus, le modèle économique est
en train de se transformer et les enjeux de l’organisation de l’entreprise et
la performance collective seront des contraintes ou opportunités à bien cerner.
Le futur reste difficile à concevoir pour certaines organisations,
particulièrement les grandes entreprises qui rencontrent des difficultés à envisager
les changements car elles gèrent un fonctionnement similaire depuis des
décennies et faire face aux enjeux de demain leur demandent d’opérer une
transformation qui est épineuse à mettre en place à cause de leur taille et du nombre
d’employés.

La
préparation des
entreprises

Une prise de conscience
commence à émerger chez les dirigeants, les domaines changeants sont tous plébiscités aux alentours de 90%. Les entreprises
peinent pourtant à développer des actions pour satisfaire les enjeux futurs. Le
niveau de préparation des entreprises est bien inférieur à celui de la
préoccupation des dirigeants. Les nouvelles technologies, par exemple,
s’inscrivent comme un élément majeur, comme thème et ils sont 88% dirigeants à
les souhaiter, mais les entreprises ont du mal à l’appréhender. En ce qui concerne les nouvelles
technologies, l’intelligence artificielle rencontre elle un taux de préparation
de seulement 24%, taux bien en-dessous de celui de l’année précédente. Devenue cependant
essentielle pour le futur, sa complexité refreine l’ardeur des entreprises à
s’y atteler.

Pour s’adapter aux
changements futurs, certaines entreprises l’envisagent avec sérénité. Les
entreprises de Services rencontrent ainsi moins de difficultés que celles de
l’Industrie. Pourtant ce dernier secteur est en forte progression pour réussir
à suivre les tendances futures. Les petites et les grandes entreprises ne
rencontrent pas le même challenge : celles de moins de 10 salariés ont de
toute évidence plus de facilités à mettre en place les changements. Avec une
petite structure, le management est simplifié en raison des effectifs. 72% des
entreprises de moins de 10 salariés se déclarent prêtes alors que pour celles de plus de 50
salariés seulement 39% sont concernées. Pour les mises en place futures, les
entreprises ont de manière générale conscience des enjeux et elles souhaitent
s’y préparer même si des domaines restent encore difficiles d’accès. Quant à certaines, elles ont fait le
choix de s’inscrire dans le futur avec un modèle plus qu’atypique, c’est le
choix de Buffer.

Une entreprise sans
modèle pour le futur

Chez certains
entrepreneurs, les organisations et les hiérarchies des entreprises deviennent
inutiles et cantonnent l’humain dans un carcan nuisible au développement et le
frein majeur se situe dans le manque de communication avec les salariés qui
s’expriment a minima. Pour leur permettre de s’épanouir, Buffer a choisi une
organisation sans contraintes. Créée en 2010 par Joel Gascoigne (CEO) et Leo
Widrich (COO), cette entreprise a embauché environ 80 personnes et ne possède
pas de locaux. L’équipe est « distribuée » un peu partout dans le
monde. Les dirigeants ont fait ce choix pour permettre un épanouissement total
aux salariés, ils travaillent à leur rythme d’où qu’ils soient. Cette organisation
enthousiasme les millennials, ces nomades toujours en quête de voyages et
d’aventures. Rien de bien compliqué finalement, il suffit seulement d’avoir un
ordinateur et du Wi-fi. Travailler n’importe où on le souhaite est désormais possible.

Par son modèle
atypique, l’organisation de Buffer entraîne forcément des contraintes en
matière de management, de gestion de projets et de proximité avec les
collaborateurs. Elle laisse pourtant place à la liberté et selon le dirigeant,
les salariés lui rendent bien. D’après lui, ils sont hyper-productifs et très
libres au quotidien dans leurs tâches, mais accorde une place non négligeable à
leur vie personnelle. Pour l’entreprise, ce n’est pas le seul avantage, les
salariés qui vivent aux quatre coins de la planète permettent une productivité
sur 24h grâce à tous les fuseaux horaires. Cette entreprise a donc voulu miser
sur un programme simple, faire confiance à ses salariés et leur laisser leur
liberté. Une entreprise du futur qui satisfera plus d’un millennials. Le rêve absolu pour faire le tour du monde, tout
en travaillant.

Certes l’exemple de
Buffer ne peut pas être appliqué à toutes les entreprises. Une usine voyageuse
n’existe pas encore ! Mais pour envisager toutes les possibilités, il est
nécessaire de se préparer au changement et d’écouter ses salariés.  Ce qui était inconcevable, il a quelques
années comme le télétravail est entré dans les habitudes de banques,
d’assurances et des petites entreprises et offre un modèle de changement dans
les esprits.  Chercher des idées, sortir
des modèles pour innover est impératif…mais tout passe par le respect des femmes
et des hommes qui sont la clef de voute des entreprises et non la hiérarchie
pyramidale qui est utilisée pour justifier les choix, ces
contraintes !!! !!! Qui inventera le nouveau modèle ?

Afficher plus

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page