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Blue economy : faire des déchets, un business

Le terme de blue economy ne
parle pas encore à tous. Initié par Gunter Pauli, il commence à devenir
omniprésent. Mais que signifie donc ce nouveau terme qui semble promu à un bel
avenir. Il résume la réflexion sur la
mise en place d’une consommation et d’une production sans déchets. Elle se base
sur le principe de la nature qui se suffit à elle-même et qui à elle seule ne
produit aucun déchet. Alors comment se lancer dans une telle aventure ?

Qu’est-ce que la blue economy
?

Pour définir la blue economy, il
faut observer le schéma de la nature. Tous les écosystèmes sont complémentaires
et s’approvisionnent grâce à des déchets d’autres
êtres vivants. Mais en réalité, ils ne peuvent être considérés comme des déchets puisqu’ils sont sans cesse
réutilisés. Les animaux, par exemple, consomment des aliments et laissent des
résidus dans la nature (comme une coque, une peau de banane ou autre), le sol
et les insectes vont alors eux-mêmes se nourrir et ainsi de suite. Sur ce
principe, la nature est auto-suffisante, elle n’a pas eu besoin de créer pour
survivre. Pour les humains, c’est autre chose. Ils dépassent leurs capacités à
gérer leurs déchets et créent sans cesse entraînant des résidus qui ne serviront pas.

La blue economy a donc permis de
comparer le schéma de la nature à celui de l’homme. Elle possède une
consommation circulaire, chaque déchet sert pour un autre être vivant. Quant
aux humains, ils possèdent un schéma linéaire, la
création demande d’envisager une fin de vie. Les montagnes et les continents de
détritus en sont la preuve, beaucoup ne sont pas recyclables et ne représentent
aucune opportunité pour
l’humanité.

Pour répondre à ce problème majeur, la blue
economy imagine un schéma où chaque déchet produit serait alors une richesse à
exploiter. En 2015, des chercheurs sud-coréens ont souhaité expérimenter ce schéma avec le recyclage des mégots de
cigarette. Ces déchets qui pullulent un peu partout, sont en réalité une vraie
mine d’or. Les chercheurs ont pu créer un matériau
superconducteur stockant plus d’énergie qu’une pile. Faire de la blue economy,
c’est comprendre l’intérêt d’une seconde vie et d’une vraie richesse au sein
des déchets. L’économie doit devenir circulaire et non linéaire.

Générer de la création
d’emplois

Bien entendu, la blue economy
sous-entend qu’il vaut mieux éviter de créer des déchets dans un premier temps.
Mais certains continuent de
polluer et la production ne s’est pas arrêtée.
L’objectif est de
leur trouver une seconde jeunesse. Dans cette perspective, des entreprises
peuvent se lancer dans ce business. Non seulement, les déchets regorgent de
connaissances encore inexploitées, mais aussi de concepts juteux. Les déchets
selon la blue economy apportent forcément une notion de science et de
connaissance. Pour en faire une richesse, la transformation est nécessaire et
des scientifiques ont donc besoin
de s’atteler à la tâche.

Il
s’agit de concevoir une économie
circulaire qui sur le long terme développera des emplois. C’est un marché
porteur qui peut concerner tous les types de déchets. Une fois transformés, ils
deviendront une opportunité pour des entreprises, des nations, ou mêmes des
consommateurs. Dans cette perspective, des nouveaux secteurs et des nouvelles inventions vont
émerger créant une multiplication des emplois.
Finalement un
monde avec zéro déchet, n’est pas un monde de
chômage, c’est simplement une économie plus durable et plus rentable pour l’humanité. Le but
est de trouver un équilibre entre l’offre et la demande générées par les
entreprises et les consommateurs.

Racheter les déchets pour en
faire une activité

Se lancer dans la blue economy,
c’est savoir innover et trouver des idées autour du gaspillage du quotidien.
Créer son entreprise dans ce secteur pourra forcément être bénéfique pour
l’environnement et les citoyens. Et
la première étape consiste à trouver les déchets à exploiter et pouvoir les
racheter pour en faire votre activité. Pour le moment leur coût est
relativement bas voire, inexistant mais ils deviendront
peut-être
une mine d’or d’ici quelques années. Pour tenter l’aventure, plusieurs
entreprises ont fait le choix de recycler des éléments du quotidien, comme des
mégots, du marc de café, mais aussi des sacs plastiques.

Pour se
lancer,
il suffit de faire de la
recherche ou même de démocratiser partout dans le monde des concepts existants.
Par exemple, à Londres, une entreprise s’est lancée dans le rachat de marc de
café pour en faire du biocarburant pour les bus à Impériale. Pour continuer sur le même principe, un ingénieur français, Albin
Monsorez a eu pour idée de faire pousser des champignons dans cette même substance. La blue
economy consiste à exploiter tout ce qui
pourrait polluer ou finir dans une décharge.

Pour d’autres, le concept est plus simple. Des entreprises s’engagent à renouveler des objets en fin de vie. Des magasins de vélos récupèrent des pièces détachées pour éviter d’en faire des déchets. Ils s’en servent sur des vélos en fin de
vie ou usagés. Les consommateurs peuvent donc garder leur vélo et les pièces
détachées sont récupérées. L’objectif
zéro déchet
devient un vrai business. Pleins de concepts sont encore à développer sur ce
principe, alors pourquoi pas faire de la blue economy, votre

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