Les 7 erreurs qui tuent la crédibilité du leader

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Nombreux sont les managers qui agissent sous le coup de l’impulsion. Entre les excuses trop fréquentes pour être sincères et les contre-attaques, il n’est pas toujours facile d’être un bon leader. Et quand l’image du manager est ternie, c’est sa carrière qui en souffre. Pleins feux sur les attitudes inadéquates qui effacent toute trace du vrai statut de chef d’entreprise et focus sur les 7 erreurs qui tuent la crédibilité du leader.

Une évidence, les différents confinements, le télétravail et l’essor du travail hybride ont profondément transformé le rôle du manager. Les réseaux sociaux, les médias qui sont à l’écoute du moindre incident à mettre en épingle, veillent à ne leur laisser aucun répit.

Un sondage révélateur

Selon les managers interrogés par Cadremploi, les 3 premières compétences d’un « bon » manager sont :

  • La capacité à déléguer et à faire confiance (82 %)
  • L’écoute des membres de son équipe (70 %)
  • La faculté à prendre des décisions (63 %)

(Questionnaire administré en ligne auprès des bases opt-in Cadremploi – 1 935 répondants.)

63 % des managés insatisfaits de leur manager

Un écart de perception qui persiste

Si l’époque des premiers confinements semble désormais derrière nous, les transformations profondes du travail hybride et de la numérisation ont laissé des traces durables dans les relations managériales.

En réalité, le problème de communication ne s’est pas résorbé :

  • Un fossé de perception toujours marqué : Selon les dernières données d’observation du monde du travail, près d’un manager sur trois estime avoir intensifié et amélioré la communication avec ses équipes. Pourtant, près de la moitié des collaborateurs managés ressentent exactement l’inverse, faisant état d’un sentiment d’éloignement ou de surcharge d’informations mal ciblées.
  • Une insatisfaction relationnelle : Plus de six collaborateurs sur dix se disent insatisfaits de la relation avec leur responsable direct (N+1). Près d’un tiers pointe une détérioration continue des pratiques managériales et juge parfois sa hiérarchie dépassée face aux transformations actuelles (hybridation, intégration des nouveaux outils informatiques et d’IA, pression sur la productivité).
  • Bienveillance perçue vs réalité vécue : Le décalage identitaire reste frappant. Si les managers se voient majoritairement comme bienveillants (74 %), responsabilisants (58 %) et transparents (50 %), leurs équipes les décrivent encore trop souvent comme autoritaires (30 %), directifs (27 %) ou véhiculant une posture négative (24 %).

Ce que réclament les équipes et le désarroi des managers

Face à ces blocages, les attentes des collaborateurs s’articulent autour de trois exigences fondamentales :

  1. Des objectifs clairs (57 %) pour donner du sens au quotidien et éviter le micro-management.
  2. Une réelle transparence (49 %) sur les décisions et la vision stratégique.
  3. Une véritable écoute (44 %) pour prendre en compte les réalités du terrain.

Cependant, il serait injuste d’imputer toute la responsabilité aux seuls managers de proximité. Ces derniers se trouvent souvent pris en étau : la majorité d’entre eux fait part d’un manque d’accompagnement flagrant au sein de leur propre organisation, se sentant insuffisamment soutenus par leur hiérarchie directrice (61 %), leur direction générale ou leur service RH (56 %). Sans formation adaptée ni soutien managérial au sommet, la transmission d’un leadership serein et crédible auprès des équipes reste un défi quotidien.

Enseignement des recherches récentes sur le management hybride :

Les études menées par le Gartner et la Harvard Business Review confirment ce décalage de perception (manager-employee disconnect). Avec la montée du travail hybride et des outils d’IA, le rôle du leader a glissé du contrôle de présence vers le « micro-understanding » et la clarté des objectifs. Les équipes recherchent avant tout de la sécurité psychologique et de la cohérence comportementale.

Garder des collaborateurs motivés et la cohésion, un gap difficile

Pour près de la moitié des managers (49 %), la première difficulté « dans le contexte actuel » est de « garder les collaborateurs motivés », tandis que quatre managers sur dix trouvent principalement difficile de maintenir la cohésion au sein de leur équipe (42 %).

1. « Pas le temps aujourd’hui… » ou jamais ?

« Je suis débordé, je n’ai pas le temps ! ». Cette phrase est de plus en plus utilisée par les managers et au fil du temps, cela devient assez problématique pour l’employeur et l’employé. Ce comportement dénonce une mauvaise gestion du temps.

En effet, si vous dites à vos employés que vous n’avez pas le temps pour eux, c’est que vous ne savez pas gérer votre temps tout simplement. Le mieux est de savoir déléguer, de communiquer et de prendre au moins cinq minutes par jour pour réfléchir et accorder un peu de temps aux autres.

Éclairage récent : Les baromètres récents sur le burnout managérial montrent que la surcharge d’informations et la surcharge de réunions virtuelles (Zoom fatigue) ont aggravé ce sentiment d’urgence permanente. Un leader disponible est aujourd’hui perçu comme un gage de maîtrise et de stabilité pour l’organisation.

2. Le leader doit prendre du recul

Parfois, il arrive que le leader se sente débordé et qu’il se mette à suivre la tendance. Un collègue a d’ores et déjà tout préparé pour la réunion et vous demande d’enchaîner. Situation plutôt fade, puisque vous reprenez immédiatement le procédé sans recul.

Il est important pour le manager de savoir rester dans le mode de l’action réfléchie. Les collègues s’attendent à voir un leader qui a de l’initiative, qui mène l’équipe et non qu’il suive. Enfin, le leader doit chercher des idées qui lui correspondent.

3. Il s’excuse trop

C’est impardonnable ! Le leader qui s’excuse à chaque fois qu’il prend la parole voit son image se ternir peu à peu. Le manager, c’est lui qui décide et il est essentiel qu’il évite ce genre de phrases : « Vous permettez que je vous donne les chiffres ? » ou encore « Si vous me donnez l’autorisation, je souhaite vous dire que… ».

L’idéal est d’y aller direct et de rester assertif quoi qu’il arrive.

4. Les expressions à la mode, mais démodées

Le manager doit donner l’exemple, n’est-ce pas ? En adoptant les expressions du moment ou en s’habillant selon les tendances actuelles, ce dernier risque de se rabaisser auprès de ses employés.

La plupart du temps, les leaders sont considérés comme des ringards et pour contrer tout cela, ils décident de s’imprégner des codes de la génération Y ou Z. Évitez ce genre de comportements et restez vous-même, affirmez vos goûts et votre allure.

5. Il se justifie trop

Un dossier à boucler rapidement et l’horloge semble vous rattraper à toute vitesse ? Inutile de se justifier, dites simplement la vérité. Il est très important pour le leader d’assumer. En aucun cas, il ne faudrait qu’il se justifie, car cela pourrait représenter une forme de soumission.

Gardez en tête que la franchise est la meilleure réponse qui soit et n’ayez pas peur de parler sans vous justifier.

6. Travailler dans un désordre pas possible

Direction le bureau du manager. Livres, pense-bêtes, post-it… il n’y a plus de place de libre ! Même si cet environnement convient au leader, il lui faut penser à ses collaborateurs.

Pour eux, toute cette inspiration est synonyme de désordre et peut leur faire croire que la hiérarchie est encore inconnue du manager. Rangez le tout après avoir effectué votre tâche. Par ce faire, vous montrez que vous savez vous affirmer.

7. Divisé par les émotions

Souvent, il arrive qu’un employé arrive au travail en mode provocation et commence à vous parler sur un ton désagréable. Le rôle du bon leader est d’éviter d’en faire de même.

En effet, en filtrant ses émotions, le manager parviendra à acquérir le respect de ses employés. Ils sauront que le chef sait gérer les situations délicates et que c’est un vrai leader. Adoptez les phrases comme :

  • « Pardon, tu peux répéter s’il te plaît ? »
  • « Explique-moi comment cette remarque est liée à notre rencontre ».

Apport récent en intelligence émotionnelle : La maîtrise de la désescalade verbale et la régulation émotionnelle (emotional regulation) font partie des compétences managériales les plus valorisées pour maintenir la rétention des talents et éviter les conflits improductifs.

En travaillant sur ces sept points, le leader parviendra à s’autogouverner et à rester cohérent dans ses agissements, quelle que soit la situation.

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