Découvrez la méthode SCRUM

Benoit Feron     14/01/14    
Decouvrez la methode SCRUM

Depuis plusieurs années, les méthodes dites « agiles » ont trouvé leur place au sein des entreprises, et principalement des startups. Cela permet une gestion réactive, incrémentale et itérative des différents projets de l’entreprise. La plus connue de ces méthodes est très certainement la méthode « SCRUM ».

Qu’est-ce que la méthode SCRUM ?

La méthode SCRUM définit un cadre de travail permettant la réalisation de projets complexes. Initialement prévu pour le développement de projets type « Software », cette méthode peut être appliquée à tout type de projet, du plus simple au plus innovant, et ce de manière très simple.

Les projets qui suivent la méthode agile « SCRUM » sont divisés en plusieurs cycles de travail relativement court que l’on appelle « sprints ». Ces derniers peuvent durer d’une à trois semaines, voir un mois, et permettent aux membres de l’équipe d’évaluer régulièrement les progrès liés au projet et de planifier les prochaines étapes de développement. Mais cela permet surtout de réajuster ou réorienter la direction prise par le projet si besoin est, à partir d’une base de travail déjà achevée et validée (sprint), et non pas sur la base de potentielles prédictions.

Ce sont ces « évaluations permanentes » qui ont démocratisé cette méthode, car jugées très utiles et efficaces par les chefs de projets et développeurs informatiques. En effet, la méthode SCRUM se base avant tout sur un socle fixe de rôles, responsabilités et réunions qui ne changent jamais, tout en assurant une gestion flexible et adaptative des projets. Cela a l’avantage de rassurer les équipes lors de certaines phases de développement qui peuvent habituellement s’avérer chaotiques.

La répartition des rôles

Chaque projet utilisant la méthode SCRUM s’organise autour d’une équipe auto-organisée et multifonctionnelle : auto-organisée car il n’y a pas de chef d’équipe qui décide des rôles de chacun, ou de la manière dont un problème est résolu, puisque ces problématiques sont traitées par l’équipe dans son ensemble ; et multifonctionnelle car chaque membre de l’équipe est partie prenant dans le développement de chaque fonctionnalité, de l’idée à l’implémentation finale.

Il existe trois rôles principaux à « pourvoir » : Le responsable produit, le Scrum Master, et le membre de l’équipe.

• Le responsable produit : Ce dernier est en charge de communiquer la vision globale du produit à l’équipe. Il se doit de représenter le client final, se mettre à sa place et donc de prioriser ses besoins. Celui qui tient ce rôle est celui qui a le plus de responsabilités et d’autorité. Le responsable produit est en effet celui qui est en première ligne lorsque quelque chose se passe mal. Il nécessite de réussir à trouver le juste équilibre entre autorité – responsabilité et engagement. En effet, la méthode SCRUM induit l’auto-organisation de l’équipe. Le responsable produit doit donc lutter contre l’envie de mettre en place un micro-management, tout en restant disponible pour répondre aux questions de l’équipe.

• Le Scrum Master : Ce dernier agit en tant que facilitateur entre le responsable produit et l’équipe. Il ne manage pas l’équipe, mais travaille à éliminer tous les obstacles qui peuvent empêcher l’équipe d’atteindre les objectifs fixés pour chaque sprint de travail. En résumé, ce rôle permet à l’équipe de rester créative et productive, tout en veillant à ce que les réalisations soient visibles pour le responsable produit. Le Scrum Master conseille aussi le responsable produit sur la façon de maximiser le ROI général de l’équipe.

• Membre de l’équipe : Dans la méthode Scrum, l’équipe est responsable de la réalisation opérationnelle des « travaux. L’équipe est d’ailleurs généralement composée de 7 personnes (plus ou moins deux) multitâches. C’est toute l’équipe qui est responsable du résultat final de chaque sprint.La manière dont sont exécutées les tâches est très libre mais cette liberté doit être néanmoins cadrée par l’obligation de répondre aux objectifs du sprint.

Comment ça marche ?

Comme nous avons pu le voir, la méthode SCRUM implique que le projet progresse à travers la mise en place de séries de « sprints ». A chaque lancement d’un sprint, une réunion de planification est organisée afin que chaque membre de l’équipe puisse s’engager sur le nombre de tâches qu’il pourra exécuter, ainsi que sur la création du « sprint blacklog », qui est la liste globale des tâches à réaliser lors du sprint.

Chaque jour du sprint, tous les membres de l’équipe (ainsi que le responsable produit et le Scrum Master) doivent assister à la réunion SCRUM quotidienne. Cette dernière ne doit pas durer plus de 15 minutes, et permet aux membres de l’équipe de partager aux autres ce qu’ils ont fait la veille, ce sur quoi ils travaillent le jour même, ainsi que l’identification de tout problème pouvant entraver le bon déroulement du sprint. Cette réunion permet ainsi de synchroniser tous les membres de l’équipe.

La fin d’un sprint est marquée par une session de débriefing permettant de présenter le travail achevé au responsable produit, et de partager des informations pouvant influer sur le sprint suivant.

La méthode agile « SCRUM » propose donc une approche très itérative de la gestion de projet. Le succès de cette méthode repose sur le strict respect des rôles de chacun, ainsi que des cycles de travail courts, à la fois rigoureux et flexibles. Le respect de ces règles octroie dans le même temps une grande autonomie et liberté à l’ensemble de l’équipe.Au regard de la complexité croissante dont les projets innovants font preuve, la méthode SCRUM paraît être la meilleure solution pour répondre aux exigences d’exécution de ces derniers, ce qui explique le succès qu’elle rencontre aujourd’hui.