Management

Êtes-vous prêts à manager une rentrée compliquée?

La
rentrée ne se prête pas toujours à la joie et à l’optimisme. Paperasse et
dossiers : c’est souvent ce qui attend le manager à chaque rentrée. Et lorsque
les collaborateurs ne sont pas encore prêts à travailler, c’est au dirigeant
que revient la lourde tâche de gérer l’humeur du personnel. Dans un
environnement professionnel, il faut savoir faire des compromis, et c’est
toujours au manager de montrer l’exemple. Il n’est pas évident de rétablir
l’ambiance au travail après quelques semaines de break, il faut l’admettre. Si
vous n’avez pas d’idées pour mieux gérer votre rentrée, voici quelques conseils.

Représenter personnellement l’attitude à
adopter 

Le manager est le miroir
dans lequel ses collaborateurs se reflètent. Sachez que votre entourage
interprète vos attitudes et comportements dans les moments difficiles. Votre
mine déconfite, votre regard hagard, vos soupirs ou même votre allure affaissée
sont autant des signes qui génèrent une forte inquiétude chez les autres. Vous
devez donc leur montrer par votre attitude que vous êtes prêt. Pour ce faire,
adoptez un comportement corsé : allure déterminée, respiration lente, voix
audible avec un lent débit et des intonations sur les mots et expressions
importants. Vous devez leur faire part de l’engagement professionnel et vous
montrer dynamique. Parce que vous n’êtes pas un acteur, vous devez juste
reposer votre idée sur la conviction. Vous pouvez dire des convictions qui
incitent à la proactivité, par exemple : « il est possible de prendre part à la
construction de l’avenir »
« faire du
travail de qualité pour les clients et les usagers garantit notre service »
….

Adapter son langage à la situation

En termes de
communication, les managers non avertis tombent souvent dans deux pièges très
courants. Le premier est le défaitisme. Quand l’entreprise connaît un échec, ou
lorsque la situation est désespérée et que l’avenir de la société est
incertain, l’erreur à ne pas commettre est d’arborer une mine défaite. Le
deuxième est l’angélisme. C’est la situation qui amène à des constats de ce
style : « qui veut peut »« la crise n’est qu’une opportunité, nous avons toujours
eu une bonne étoile »
« les choses
s’arrangeront d’elles-mêmes »
. Erreur ! Le discours à tenir doit être le plus proche de la
vérité. Vous pouvez par exemple dire à ce moment que : « la situation
est difficile, si nous restons les bras ballants, elle ne fera qu’empirer. J’ai
confiance en vous que l’on relève les défis. Pour ma part, je m’y engage »
.

Focaliser l’équipe sur les résultats immédiats

Les équipiers peuvent
être aspirés par des réactions passives. Souvent, en cas de difficultés, une
tendance trop facile est de dire que personne n’a le pouvoir sur la situation,
que ce n’est de la faute de personne, et qu’il est donc plus convenable
d’attendre et de voir ce qui va arriver plus tard. C’est ce qui caractérise la
passivité, que l’on peut déceler par les phrases classiques comme « nous n’y
pouvons rien »
« y’a qu’à »« faut qu’on »« tout changer ! ». Pour éviter que cela n’arrive, concentrez
chacun et l’équipe sur l’obtention de résultats immédiats. Les progrès visibles
et les actions à court terme sont des signes de vitalité.

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