Start-Up

L’entrepreneur qui a réalisé son rêve, interview Etienne Grosjean

Depuis son plus jeune âge, Etienne Grosjean a toujours rêvé de pouvoir un jour fonder son entreprise. Issu d’une famille d’entrepreneurs, il a su saisir l’opportunité de lancer sa société dès qu’elle s’est présentée. Et il est devenu aujourd’hui, du haut de ses 29 ans, directeur associé d’une agence de production à Paris. Parcours. 

Après l’obtention de son Bac, Etienne se dirige vers l’ESCEM, une école de commerce et de management située à Tours. Master en poche, il cherche un travail dans le secteur du marketing. Les mois passent mais aucune opportunité ne se présente à lui. Avec son ami Thibault Walthert, alors réalisateur dans une boîte de production, ils décident naturellement de se lancer et commencent à monter leur propre agence. En septembre 2010, Henri Baudras, directeur de Caroll Paris, rejoint ses deux amis et un mois après, l’entreprise « 2h56 productions » voit le jour.

Des débuts difficiles

Avec le peu de moyens qu’ils ont à leur disposition, les trois associés commencent leur aventure entrepreneuriale dans un local d’à peine 25m², sans téléphone ni internet les premiers jours. La première année se révèle intense et riche en émotions. Chacun prend ses responsabilités et s’occupe de tâches en lien avec sa spécialité. Thibault se charge de la technique, Henri de la partie commerciale et Etienne s’occupe de la gestion et du développement stratégique.
Cependant, les associés doivent tous s’entre-aider et toucher à tous les domaines. La petite équipe se consacre donc majoritairement à la constitution d’un réseau professionnel notamment grâce à l’aide de leurs familles et amis respectifs et des réseaux professionnels comme LinkedIn ou Viadeo. Mais le manque de contacts, de moyens et d’espace disponible oblige les trois compères à faire appel à des prestataires.

Une progressive montée en puissance

Au fil du temps, la société s’agrandit, et le premier collaborateur rejoint le groupe en mars 2011. Aujourd’hui, l’agence de production en compte une dizaine et dispose désormais, en interne, de toutes les compétences nécessaires à l’élaboration d’un film, ce qui autorise chacun d’entre eux à prendre –enfin- des vacances. Par ailleurs, ils ont déménagé leurs locaux et disposent maintenant de 80m². « Un gain de temps, de productivité et d’efficacité avec le client », selon Etienne, qui n’est de fait plus obligé de faire appel à des prestations extérieures, et peut enfin proposer à tous les membres de son équipe de travailler au même endroit.

De belles perspectives d’avenir

La qualité du travail de l’agence ne cesse aujourd’hui d’augmenter, et de plus en plus de clients renommés, comme Samsung, Danone ou encore Les Échos, viennent frapper à la porte de 2h56 productions. Satisfaits de la qualité du travail, ces derniers n’hésitent pas à revenir vers l’agence dès qu’ils ont un besoin audiovisuel. Peu à peu, l’entreprise ajoute des cordes à son arc. Les associés assurent de plus en plus la mission d’agence de conseil en matière de communication audiovisuelle, ce qui leur permet d’acquérir plus de savoir-faire et d’attirer plus de clients. Grâce à cette belle évolution, 2h56 productions affiche aujourd’hui un chiffre d’affaires de 200 000€, et de nouveaux clients comme Publicis ou Canal + leur font confiance. Etienne et ses deux compères ne sont pourtant encore qu’au début de l’aventure… !

3 questions à… Etienne Grosjean

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite entreprendre ?

Je lui conseille de se lancer franchement. Il faut bien sûr y réfléchir et se poser les bonnes questions, mais sans écouter les clichés ni les préjugés.
Personnellement, pendant les quelques mois de préparation avant de lancer mon entreprise, j’ai entendu de la part de mon entourage tous les clichés possibles et imaginables. Je sais que cela peut vraiment être très décourageant. J’ai réussi à les ignorer totalement parce que je savais précisément ce que je voulais faire. C’est vraiment le plus important ! Si l’on y croit vraiment, il faut se lancer, ne pas hésiter, et surtout ne pas avoir peur de l’échec.

Entreprendre semblait évident pour vous, avez-vous toujours eu cette envie ?

Oui, j’ai toujours été attiré par l’entrepreneuriat. J’ai vécu dans une famille d’entrepreneur. Mon père tient une entreprise de produits pharmaceutique, un de mes oncles aussi et j’ai un autre oncle qui a monté une société de ballons captifs. Par conséquent, dans les réunions en famille, on parle souvent de… Business ! C’est quelque chose qui m’a toujours attiré, particulièrement les avantages liés à l’indépendance et au fait de construire progressivement un édifice. Dès que j’ai eu l’opportunité de créer mon agence, je me suis lancé sans hésitation.

Vous avez lancé votre business à 25 ans. Comment gère-t-on la vie professionnelle et personnelle lorsque l’on devient entrepreneur si jeune ?

Je pense que c’est justement plus facile à cet âge-là. On est un peu insouciant, donc on ne pense pas à toute la fatigue que cela va engendrer.
Entreprendre est plus facile étant jeune, car vous avez moins de contraintes, pas d’enfants, vous pouvez vous permettre de rentrer tard le soir. Je pense que c’est même la meilleure période pour entreprendre ! Bien sûr, l’inconvénient, c’est que vous n’avez pas forcément de réseau professionnel déjà construit et financièrement c’est souvent plus compliqué de réunir les fonds… Dans une certaine mesure, je trouve intéressant que la vie personnelle et la vie professionnelle se mélangent. Aujourd’hui, je travaille avec des amis et certaines de mes relations le sont devenues au fil du temps. Il peut arriver que lors d’une soirée, je rencontre par hasard l’ami d’un ami et que j’entrevois la possibilité de faire une affaire. La frontière reste donc très mince, et je pense que si le travail que vous faites vous plaît ce n’est pas un problème, au contraire !

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