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Ces publicités que l’on aurait préféré ne jamais voir

Les publicités représentent le moyen de communication par
excellence, qui permet d’augmenter sa notoriété et de marquer l’esprit du
consommateur. Certaines marques n’ont, malgré tout, pas vraiment réussi à faire
passer le message souhaité et leur campagne a vite tourné au bad buzz. Parmi
elles, des publicités choquent, scandalisent et révoltent les internautes.
Autant dire qu’on aurait, sans doute, préféré ne jamais les voir…

Qiaobi, transforme un homme noir en Asiatique

En matière de publicités choquantes, un spot chinois a
réussi à battre les records en proposant une publicité jugée raciste pour
promouvoir sa marque de lessive. La marque Qiaobi a secoué la toile et les
internautes du monde entier avec son spot publicitaire mettant en scène une
jeune femme préparant sa machine à laver. Un jeune homme noir, tacheté de
peinture blanche sur le visage, entre dans la pièce d’un air séducteur et
approche la jeune femme, qui lui met un sachet de lessive dans la bouche et le
jette dans la machine à laver. Après quelques tours de lessive, le jeune homme
ressort transformé en Asiatique « blanc » et « propre ».
Une publicité qui a choqué, en premier lieu, le public chinois, qui ne comprend
pas qu’une telle communication soit tolérée au sein du pays. Les internautes
n’ont également pas hésité à donner leur avis : « C’est
scandaleux !!!
 »,
« Une publicité humiliante » ou encore « Comment
peut-on encore promouvoir le racisme en 2016 ?
 ». Volonté de créer le
buzz ou de, tout simplement, mettre en avant sa lessive, la marque fera,
sûrement, encore longtemps parler d’elle.

GiFi, la marque familiale qui n’a pas que des idées de
génie…

La célèbre marque GiFi n’est pas une experte en matière de
publicités convenables et l’a prouvé à de nombreuses reprises notamment lors
d’un partenariat avec des jeux à gratter. Elle a réalisé deux spots
publicitaires : au sein du premier, on aperçoit une jeune femme en
sous-vêtements, les jambes écartées dans lesquelles se trouvent la tête de son
compagnon. La marque joue sur les perspectives car le jeune homme est, en
réalité, en train de jouer sur son téléphone en mangeant une pastèque pour
tenter de gagner le jeu de l’application mobile. Dans le second, les rôles sont
inversés : la jeune femme se retrouve entre les jambes de son compagnon
sauf que, cette fois-ci, elle fait des pompes pendant que ce dernier joue sur
son application. La marque, qui a tout misé sur l’humour a vite embarrassé les
téléspectateurs : « 10 sur l’échelle du malaise la nouvelle campagne Gifi », « Vous
avez trouvé une idée désastreuse dans un monde où la femme est constamment
rabaissée
 » ou encore « Écœurant, où est le respect ? Des
enfants vont voir ça et vous trouvez ça normal ?
 », déclarent-ils
indignés. Si la marque souhaitait séduire son public, il semblerait que ce soit
l’effet inverse qui se soit produit. Le moins qu’on puisse dire est que cela
n’a pas vraiment été une idée de génie.

Calvin Klein et ses mannequins trop jeunes

La marque de prêt-à-porter de parfumerie Calvin Klein,
mondialement connue, n’a, elle aussi, pas échappé à la règle. Remontons en
1981, lorsque la marque met en scène la jeune mannequin, âgée de seulement 16
ans, Brooke Shields. Elle pose en jean, jambes écartées et demande en fixant la
caméra : « Vous voulez savoir ce qui se met entre moi et mon Calvin?
Rien. » La publicité avait alors déjà choqué à l’époque, en étant accusée
de promouvoir la pédophilie. L’année dernière, la marque a refait parler d’elle
en utilisant une nouvelle fois une jeune mannequin (au visage enfantin) pour
promouvoir ses sous-vêtements. Cette fois-ci, avec l’expansion du numérique,
les internautes ont pu blâmer la marque et ont même incité à la boycotter « @CalvinKlein,
ta publicité donne un caractère sexuel aux petites filles. Nous n’achèterons
pas
 » ou encore « Calvin Klein fait du marketing pour les
pervers
 », a écrit le tabloïd New York Post sur son site. Si la marque
semble aimer créer le scandale pour booster ses ventes, le bad buzz ne lui a pas
échappé.

Quand Sixt insinue que les femmes au volant représentent
un danger…

La marque de location de véhicules Sixt manie assez bien
l’art de la publicité et a réalisé de nombreux buzz avec ses affiches mêlant
humour et actualités. Ce n’est toutefois pas pour autant qu’elle peut afficher
un parcours sans faute. À ses débuts, la marque, plus orientée vers une cible
masculine, avait décidé de réaliser une campagne publicitaire ironique avec
pour but d’initier les femmes. Celle-ci a alors repris des photos d’accidents
de voiture impressionnants et y a rattaché ce slogan : « Nous louons aussi
pour les femmes » afin d’insister sur le préjugé selon lequel les femmes
seraient des dangers au volant. Une publicité ironique qui n’a pas vraiment eu
les retombées escomptées : « Je suis une femme, pas forcément féministe, mais
j’avoue que cette pub me choque et m’atterre. Ok, elle joue sur les clichés,
mais le mal est fait!
 » ou encore « Une pub comme ne devrait pas passer ».
La marque reconnaît d’ailleurs être allée trop loin dans son message
publicitaire : « Nous avons compris que nous sommes allés trop
loin. La prochaine fois, on va changer. Nous avons tiré les leçons de cette
situation. On va sûrement travailler sur ce sujet. C’est plus difficile de
communiquer sur Internet car les gens regardent très vite une bannière
 »,
explique Konstantin Sixt, Responsable des services internet de Sixt.

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