Les robots remplaceront-ils les humains ?

De plus en plus performants, les robots intriguent autant qu’ils inquiètent. Drones, véhicules autonomes, humanoïdes… Quels qu’ils soient, leurs progrès fulgurants enthousiasment certains qui voient en eux le moyen d’améliorer la productivité, tout en maîtrisant les coûts. D’autres, plus réticents face à la puissance, jusqu’alors méconnue, de l’intelligence artificielle, avertissent du risque de licenciements et de chômage de masse.

Ces dernières années, les robots ont débarqué en masse sur notre belle Planète bleue. L’intelligence artificielle les rend de plus en plus performants et puissants, parfois presque malgré nous. Difficile de rivaliser quand on sait que notre mémoire reste faillible alors que la leur, dont on ne connaît pas encore les limites, peut être sauvegardée sur un disque dur. Capables de travailler sans faire de pauses et ne réclamant pas de congés payés, les robots présentent l’avantage, non-négligeable en temps de crise, d’une meilleure productivité et d’un coût maîtrisé. À l’aube d’une mutation technologique, où tout devient automatisé, certains en viennent à se poser la question de l’impact sur l’emploi. Conçus par des humains, les robots ne pourraient-ils, finalement, pas les remplacer et être à l’origine de licenciements économiques ? Selon des chercheurs, il ne resterait que quarante-cinq ans avant que les machines ne nous remplacent.

Les robots, des machines polyvalentes


La notion de « robots » renferme plusieurs typologies aux fonctions distinctes. Leur principal point commun réside, sans doute, dans l’utilisation de l’intelligence artificielle. Les premiers types de robots à avoir été conçus et qui restent, aujourd’hui encore les plus produits, sont ceux industriels. On les trouve, principalement, dans les chaînes de montage notamment dans l’industrie automobile. Utilisés pour fabriquer un grand nombre de produits, il peut s’agir aussi bien de robots d’emballage de nettoyage, de démolition ou encore de surveillance. En lien avec ces derniers, il existe les robots issus du domaine médical. Ces robots se présentent souvent sous forme de bras mécaniques tels que ceux articulés, actionnés par des chirurgiens pour reproduire des gestes en temps réel lors d’opérations. Plus populaires ces dernières années, les robots dits domestiques effectuent de multiples tâches fonctionnelles et pratiques. Hormis les aspirateurs robots, ils peuvent, aussi et tout simplement, servir à nous divertir. Parmi eux, les chiens robots, par exemple, peuvent jouer avec des enfants. Utilisés pour la surveillance dans les airs ou dans la mer, d’autres types de robots servent, eux, le secteur militaire comme les fameux drones, dont certains se destinent au divertissement. Les robots dits explorateurs permettent, quant à eux, de remplacer l’Homme dans certaines situations, plus ou moins dangereuses ou inaccessibles, telles que l’exploration de l’espace.

Des humanoïdes aux androïdes, il n’y a qu’un pas


Dotés de caractéristiques du comportement ou de la morphologie humaine, les robots anthropomorphiques ou « humanoïdes » (qui signifient littéralement « ressemblant à l’humain », ndlr), sont, sans doute, les plus fascinants. En clair, leur apparence générale rappelle celle d’un être humain. Ces robots, souvent pourvus de la bipédie, ne représentent parfois qu’une partie du corps. Spécialisés pour nous remplacer dans une tâche précise et répétitive, ils sont capables de faire ce que seul un humain pouvait faire, avant leur apparition dans notre société. Mais les innovations technologiques vont plus loin. Il existe, désormais, ce qu’on appelle les androïdes. Au delà du fait que l’apparence générale soit semblable à celle d’un être humain, ils désignent ce qui est de forme humaine ou qui, éthologiquement, « ressemble à un Homme ». Vous l’aurez compris, les robots, grâce à l’intelligence artificielle, se rapprochent de plus en plus des humains, prennent leur apparence et, parfois même, leur poste. Certains en viennent ainsi à estimer les conséquences que ces innovations pourraient avoir sur le long terme. Sans surprise, l’un des enjeux principaux porte sur la question de l’emploi.

La mutation technologique, un danger pour l’emploi ?


L’essor des robots a tendance à engendrer un mouvement d’automatisation massive du travail. On parle de mutation technologique. Si le but reste que les robots servent la productivité et l’économie, et qu’ils facilitent la vie de leurs utilisateurs, certains s’interrogent : les robots constituent-ils l’avenir de l’Homme ou bien une menace pour l’emploi. Les avis sont partagés. Certes, ces progrès techniques suppriment certains emplois à faible valeur ajoutée, fréquents dans le domaine de l’informatique, au profit de nouveaux qui nécessitent des compétences et qualifications plus spécifiques. Mais, dans le secteur industriel notamment, l’automatisation des tâches pourrait bien, selon certains experts, conduire aux licenciements économiques (ou à des modifications du contrat de travail) et, de fait, au chômage de masse. Le compte à rebours est lancé, d’après certains pronostics : les robots pourront remplacer les traducteurs de langues d’ici 2024, écrire un essai plus ou moins de qualité d’ici 2026, occuper le rôle de vendeurs d’ici 2030 et, d’ici 2061, surpasser les humains pour n’importe quelle tâche… Qui vivra, verra. 

Les intelligences artificielles, un danger possible.

Dernièrement, le milliardaire Elon Musk a fait part de sa peur envers les intelligences artificielles (IA). Selon lui, l’évolution de ces technologies pourrait déclencher la troisième Guerre mondiale. Il explique la dangerosité des IA grâce à leur prise de décision sans aucune intervention humaine. Pour le moment, l’engagement de ces « machines » reste encore très limité, mais Elon Musk évoque le fait qu’une IA avec une force de décision pourrait devenir une arme de destruction massive. Mobilisés par les Etats et l’armée, les robots prendraient le dessus comme dans Terminator… N’étant plus à l’abri de l’innovation, des organismes à but non-lucratif se multiplient pour prévenir d’un potentiel danger. C’est le rôle du Future of Life Institute, recevant des donations des plus grands dirigeants pour tenter de préserver une éthique quant à l’évolution de ces machines.

fr.statista.com
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