L’actualité mouvementée des entreprises

Tous les entrepreneurs le savent, la vie d’une entreprise est loin d’être un fleuve tranquille. Dans les péripéties, il y a les moments heureux comme les mariages mais aussi les combats qui durent parfois quelques années et qui demandent aux entrepreneurs de faire preuve de persévérance. Quelques exemples d’actualité mouvementée des entreprises.

Mondial Tissus se marie avec leader belge de la mercerie

Dopée par la crise du Covid et l’engouement du do it yourself   Mondial tissus, le leader de la vente de tissu au mètre et de la mercerie en France (140 millions d’euros de vente) prend dans son escarcelle son homologue en Belgique, Mondial Textiles. L’enseigne belge (10 millions d’euros de chiffre d’affaires) regroupe huit magasins en Wallonie et un de ses atouts est la confection de rideaux à la demande du client, la fabrique des coussins ou chemins de table pour des restaurants, des hôtels ou des collectivités locales.

2020, Mondial Tissus a vu son activité progresser de 25 %, avec un revenu opérationnel à 12 %. Sur Internet, l’activité a bondi de 60 % par rapport à 2019 (10 % des ventes). Après le premier confinement, les clientes se sont précipitées pour acheter du tissu et des élastiques pour coudre des masques

Selon Bernard Cherqui. président de Mondial Tissus  « C’est un marché qui a le vent en poupe, et permet de s’adresser, en plus de nos couturières expertes, à une nouvelle clientèle plus jeune, en quête d’une conso écoresponsable ». D’ailleurs, le nouveau concept d’ateliers a formé à la couture plus de 15.000 personnes l’an dernier. Sur le Web, la consultation des tutoriels en est la preuve. De plus, Mondial Tissus s’est installé au cœur de Paris (15e), mettant en exergue ce marché en pleine expansion.

L’Oréal accusé et condamné pour avoir espionné les instituts Guinot

L’Oréal a été condamné à verser 370.000 euros au groupe Guinot, un spécialiste réputé des instituts de beauté. Celle-ci l’accusait d’avoir espionné ses franchisés. Le tribunal de commerce de Paris « juge que des éléments du savoir-faire de la société Guinot ont été appropriés par la société L’Oréal ».

Le montant fixé par le tribunal est néanmoins bien inférieur aux demandes de Guinot qui exigeait 13,5 millions d’euros de dommages et intérêts car il estime que géant français des cosmétiques a considérablement entravé son développement en l’espionnant. Guinot, qui compte quelques centaines d’instituts de beauté en France, accusait L’Oréal d’avoir envoyé des « enquêteurs » chez ces derniers sans préciser d’où ils venaient.

Pour le tribunal, en agissant ainsi, L’Oréal n’a fait que limiter un éventuel développement international, en particulier aux Etats-Unis.

Conflit Airbus-Boeing : l’Union européenne et les Etats-Unis suspendent les droits de douane punitifs pour 5 ans

L’Union européenne et les Etats-Unis ont annoncé une prolongation de 5 ans de la suspension de leurs droits de douane décidée début mars pour résoudre le conflit, vieux de 17 ans, sur les subventions illégales accordées aux avionneurs Airbus et Boeing. La décision de l’Union européenne et des États-Unis crée  » les conditions d’une concurrence équitable «  entre les deux avionneurs, s’est réjoui Airbus.  Ainsi, elle permet « d’éviter des tarifs douaniers qui nuisent à tous. Ils ne font qu’ajouter aux nombreux défis auxquels notre industrie est confrontée », a affirmé un porte-parole du constructeur européen.

Joe Bident a souligné la nouvelle  » L’Amérique est de retour. Il est dans l’intérêt absolu des États-Unis d’Amérique d’avoir une grande relation avec l’Otan et l’UE « . il faut rappeler que Washington et Bruxelles s’opposent depuis 2004 devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) au sujet des aides publiques illégales versées à leurs deux avionneurs. Sous l’administration Trump, Washington avait été autorisé, en octobre 2019, à imposer des taxes sur près de 7,5 milliards de dollars (6,8 milliards d’euros) de biens et services européens importés chaque année, à hauteur de 25 % pour les vins et spiritueux, et de 15 % pour les appareils Airbus.

Or l’aéronautique représente plus de 500 000 emplois directs aux États-Unis. Ces sanctions commerciales « n’ont fait que des perdants. Le ciel s’éclaircit enfin. Donc c’est une excellente nouvelle pour des milliers d’Européens et les entreprises américaines qui avaient été prises au piège dans ce conflit », a estimé l’eurodéputé conservateur Christophe Hansen, porte-parole de son groupe sur le commerce international.

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