Les qualités humaines, les « soft-skills », l’avenir ?

La robotisation et l’Intelligence Artificielle (IA) bouleversent les besoins des entreprises et les métiers depuis quelques années. Aux critères basiques pour déterminer les recrutements ou promotions comme le savoir-faire, le niveau d’études et l’expérience, s’ajoutent désormais des qualités humaines appelées « soft-skills ». De plus, elles sont difficiles à implanter dans les robots mais ont de fortes chances de devenir des éléments majeurs. Lesquelles seront importantes parmi elles ?

La différence Hard Skills et Soft Skills ?

Les Hard Skills étaient les compétences les plus recherchées dans les métiers d’hier. Ces connaissances techniques ou académiques peuvent s’acquérir lors du parcours scolaire, universitaire ou professionnel et demeurent souvent attestées par les diplômes, certificats, grades, titres, etc.

Les Soft Skills touchent davantage au savoir-être d’une personne ainsi qu’à son caractère. On considère par exemple son autonomie, sa capacité à collaborer, à s’adapter à une situation, à négocier, son optimisme, son sens de l’humour, son empathie, etc.

Le capital Humain, l’atout majeur d’une entreprise

Si les Soft Skills ont désormais autant de succès, c’est d’abord parce que les entreprises considèrent aujourd’hui que c’est bien le capital Humain qui est l’atout majeur d’une entreprise. Ce n’est plus tellement la capacité de chacun à répondre à une demande préétablie qui est prise en compte ou encore le fait de disposer du savoir-faire. Il s’agit désormais d’un profil qui devient de plus en plus social, capable de s’intégrer dans un groupe et cela positivement mais également d’innover. Il faut dire que l’innovation est au cœur de la problématique de la compétitivité de l’entreprise.

Les entreprises ont en effet compris que si les connaissances et compétences techniques jouent un rôle primordial dans l’intégration du candidat autant à son poste qu’à l’équipe. La rapidité d’intégration peut être décuplée par elle mais c’est en outre toute la cohésion d’équipe qui est en jeu. Le mode gestion de projet s’étant fortement développé ces dernières années, on comprend facilement l’intérêt de les prendre en compte.

Quelles sont les 7 Soft Skills à développer ?

  1. être autonome : l’autonomie joue évidemment beaucoup dans la capacité de votre salarié à s’intégrer à l’entreprise. Déjà parce qu’il facilite le rôle du manager qui pourra vite se délester de son rôle d’encadrant et donc se concentrer sur les tâches à valeur ajoutée. La volonté du recruté de devenir rapidement autonome, va contribuer à un apprentissage rapide.
  2. savoir s’adapter : le temps où l’on faisait carrière dans une seule entreprise est révolu : les innovations technologiques arrivent comme un flot incessant et demandent de devoir s’adapter rapidement pour garder, entre autres, son emploi. S’il s’agit d’une capacité à s’adapter à des nouvelles compétences, outils technologiques ou pratiques, cela concerne notamment le fait d’être à même de changer d’organisation rapidement. On pensera notamment au mode projet. La capacité d’adaptation influe dans celle de pouvoir pour rebondir et à réagir à un univers qui change.
  3. savoir communiquer : le nouveau manager doit non seulement être à l’écoute mais également être empathique et comprendre rapidement l’autre, faire en sorte qu’il se sente respecté et créer de la confiance au sein de son équipe et avec chaque membre. Il doit pouvoir transmettre des informations autant qu’en recueillir et résoudre les conflits majeurs, ce qui induit donc une bonne communication. De la même manière, on lui attribue souvent une intelligence émotionnelle qu’on compare souvent au QI mais aussi savoir prendre du recul pour mieux gérer toutes les situations et éviter des conflits inutiles.
  4. savoir s’organiser et organiser le travail des équipes : autre compétence très recherchée, l’organisation. Celui-ci doit non seulement savoir anticiper, prévoir, planifier son travail mais aussi celui des autres ou les aider dans ce domaine mais savoir de plus gérer les priorités, devancer et appréhender les changements. Il aide les autres à devenir plus performant par son exemplarité mais aussi par sa capacité à transmettre un modèle d’organisation efficace.
  5. avoir l’esprit créatif : les entreprises doivent sans arrêt faire preuve de créativité face à la concurrence et aux innovations technologiques. La créativité permet d’ouvrir de nouvelles voies et joue un rôle décisif en ce sens. L’innovation salariale joue de plus en plus un rôle fondamental dans la capacité des entreprises à demeurer compétitives. Le profil recherché aujourd’hui arrive à sortir en dehors du cadre et des sentiers battus. 
  6. la maitrise du travail en équipe : pas de doute, le travail collaboratif a largement pris sa place dans les entreprises. La maîtrise des outils collaboratifs est aujourd’hui quasiment une obligation autant que ceux du travail à distance. Exit le collaborateur autonome qui réalise le travail dans son coin. On désire aujourd’hui intégrer des collaborateurs qui savent travailler en équipe, contribuent à une ambiance chaleureuse et à la motivation de chacun.
  7. savoir prendre des initiatives : comme le monde est en constant changement et que les situations qui se présentent sont sans cesse différentes, il n’existe plus de modèles préétablis. La prise d’initiatives est une qualité fondamentale car elle demande de maîtriser la peur, l’anxiété et ses émotions. Elle demande une prise de risque et est particulièrement appréciée dans les entreprises modernes où l’échec d’un projet est considéré de plus en plus comme une source d’apprentissage. L’être humain ne peut plus se raccrocher aux habitudes dans les dernières décennies. Il est dans un monde à la fois propice au développement des talents mais aussi exigeant dans les rapports humains.
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