Le Big Data, une source de données illimitée

Combien peuvent, aujourd’hui encore, se vanter de n’avoir laissé aucune trace de ses données personnelles sur le web ? En cause, les achats réalisés en ligne, les empreintes digitales enregistrées sur les Smartphones, et bien d’autres. La quantité d’informations bancaires, médicales ou même biométriques se multiplient à chaque instant dans le monde entier. Pour les regrouper, une solution : le Big Data.

L’explosion du numérique et de ses données quantitatives a contraint les chercheurs à trouver de nouveaux ordres de grandeur. Au programme, recherche, partage, stockage mais aussi analyse de données. De là, est né le Big Data. Mais une fois encore, des inquiétudes quant à la protection des données personnelles se sont fait ressentir… Pour y remédier, la Blockchain ou encore la biométrie ont pris le pas ces dernières années et conduisent un certain nombre d’acteurs à s’y intéresser de plus près.

Qu’est-ce que le Big Data ?

Littéralement, « Big Data » signifie « données massives » ou « mégadonnées ». Popularisée dès 2012, cette notion traduit l’idée que les entreprises sont confrontées à des volumes de données toujours plus importants et à analyser toujours plus rapidement. Si bien qu’un outil classique de gestion de base de données ne serait pas apte à les traiter correctement. Le Big Data, quant à lui, se compose d’une famille d’outils, qui répondent à un triple enjeu : celui des 3V (Volume de données, Variété d’informations et Vélocité à atteindre), selon le cabinet Gartner. Plus précisément, il se décline en deux familles : les technologies de stockage et celles de traitement ajustées. Les premières sont, particulièrement, portées par le déploiement du Cloud Computing, tandis que les autres concernent le développement de nouvelles bases de données. L’enjeu du Big Data est d’autant plus élevé que le développement des objets connectés a tendance à accroître la quantité de données qu’il renferme. Ces informations proviennent de différentes sources comme les messages ou vidéos postés sur les réseaux sociaux, les enregistrements transactionnels en ligne (achats de produits…) ou encore les signaux de géolocalisation. Les données issues du Big Data peuvent ainsi se révéler de nature privée (données bancaires ou médicales, par exemple). Se pose alors le problème de leur sécurisation.

La Blockchain : un système sécurisé, sans intermédiaire

Face à cette problématique de sécurisation des données à caractère privé, la Blockchain (signifiant littéralement « chaîne de blocs », en français, ndlr), qui favorise la protection à l’anonymat, pourrait bien remplacer le Big Data. Bien que le contrôle d’intégrité ou le chiffrement des données sécurise ces précieuses informations, le besoin de renforcer la sécurité par une approche collaborative se fait de plus en plus sentir. C’est là qu’intervient la Blockchain, une « technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle », selon le site de Blockchain France. Développée par un inconnu se présentant sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto, cette base de données contient les historiques de l’ensemble des échanges de ses utilisateurs. Puisant son origine dans le Big Data, elle se différencie de ce dernier par un point fondamental : sans intermédiaire, elle n’est partagée que par ses utilisateurs. De quoi en faire un moyen sécurisé. Notez qu’il existe les Blockchains dites publiques, consultables par tous, et celles privées, c’est-à-dire qui ne sont accessibles que par un certain nombre.

Le Bitcoin, l’un des petits derniers du Big Data

Il serait difficile de parler de Big Data et de Blockchain sans aborder le thème de la monnaie virtuelle, particulièrement du Bitcoin. Conçu en 2009, le Bitcoin (issu de l’anglais « bit », une unité d’information binaire et de « coin », littéralement, une « pièce de monnaie », en français, ndlr) se caractérise comme un type de monnaie virtuelle. Plus spécifiquement, ce système de paiement n’est autre qu’une forme de crypto-monnaie. Autrement dit, il est utilisable sur un réseau informatique décentralisé, de pair à pair (proche du modèle de réseau informatique client-serveur mais où chaque client est aussi un serveur). Le Bitcoin s’échange sur des plateformes en ligne de personne à personne contre d’autres devises monétaires telles que l’euro ou le dollar. Sur l’année 2017, sa valeur a été multipliée par quinze. Pour cause, une très grande volatilité (sa valeur n’étant pas régulée par une banque centrale), ce qui renvoie au risque de bulle spéculative. Investisseurs, prudence donc. Et toujours prudence en 2021

Le bitcoin perd plus de 13% dimanche, toujours pénalisé par les tours de vis des régulateurs chinois contre la plus emblématique des cryptomonnaies.

Le bitcoin cède 13,27% à 32.622,59 dollars à 19h00 GMT. Il a baissé de près de 50% depuis son record du 14 avril à 64.895,22 dollars.

Le directeur général de Tesla, Elon Musk, avait déjà déclenché un mouvement de baisse marquée la semaine dernière en dénonçant la consommation d’énergie « folle » de la production du bitcoin et en disant ne plus l’accepter comme moyen de paiement des voitures électriques de son groupe.

Souvent présenté par ses partisans comme un actif de diversification offrant une protection contre l’inflation, le bitcoin est dénoncé par ses adversaires pour son extrême volatilité et son caractère spéculatif.

Dans son sillage, son principal concurrent, l’ether, perd dimanche 17,35% à 1.897,81 dollars.

La biométrie comme moyen d’authentification


Mis à part la Blockchain, d’autres systèmes de sécurité, issus du Big Data, ont vu le jour. C’est le cas de la biométrie. À l’heure de l’iPhone X, qui n’a jamais déverrouillé un Smartphone avec son pouce ou son index ? Ces techniques de reconnaissance digitales, concurrencées désormais par celles faciales, sont permises grâce à la biométrie. Pour entrer dans le détail, sachez qu’il existe deux typologies d’indicateurs biométriques : les caractéristiques morphologiques avec les empreintes digitales ou la reconnaissance faciale, et celles comportementales telles que les gestes ou la reconnaissance vocale. Dans tous les cas, ces techniques biométriques permettent d’identifier une personne. En ce sens, elles constituent des données à caractère personnel. Cette étude quantitative des êtres vivants est alors, principalement, utilisée à des fins d’identification et de contrôle d’accès. Mais n’est-ce, finalement, pas là un paradoxe que de divulguer des données biométriques pour sécuriser d’autres données personnelles ? En attendant, de plus en plus d’entreprises ont recours à l’usage de la biométrie, pour leur propre protection comme pour vendre des produits spécifiques aux consommateurs comme le fait le géant Apple. 

fr.statista.com
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