Le retour d’expérience, étape incontournable dans la culture de crise

Très souvent négligé, parce que le dirigeant est pris par le temps, le retour d’expérience est d’une importance capitale pour éviter les écueils futurs mais surtout pour ouvrir de nouvelles perspectives. Il demande de la part du dirigeant une capacité d’écoute et une grande modestie.

La gestion des situations de crise donne toujours lieu à une prise de décisions dans des délais très courts. Le temps de l’analyse est restreint par la nécessité d’une intervention rapide. Les méthodes de travail sont bousculées par les pertes de repères.

Aussi, le dirigeant, dès son annonce de sortie de crise, cherchera à :

C’est le retour d’expérience (RETEX) qui développera auprès de chacun, au sein de l’entreprise, le sentiment de partager une vision globale de l’événement. Il va renforcer les liens de l’équipe et participer au développement des capacités de résilience.

« Une règle essentielle de la stratégie consiste à se préparer à déjouer une attaque au lieu d’espérer qu’elle ne se produise pas. ».

Sun-Tzu

Ainsi, pour sa pleine efficacité, le RETEX doit répondre à quelques critères simples et acceptés de tous en termes d’objectifs, d’organisation et de méthode, ainsi que de valorisation, comme vous le verrez dans l’approche théorique suivante. Quelques exemples intéressants alimenteront la prochaine tribune.

Des objectifs précis :

Un mode d’organisation et une méthodologie bien cadrés :

Des modes de valorisation ouverte des conclusions du RETEX :

Le RETEX est une étape indispensable dans l’anticipation et la gestion de crise. Il permet de comprendre ce qui s’est passé, de trier et d’expliquer les réussites et les échecs, de se grandir en équipe pour une éventuelle prochaine échéance.

Les différents points décrits ci-dessus vous auront éclairé sur les grands principes. Les exemples à venir en deuxième tribune vous motiveront définitivement pour leur mise en pratique.

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