Des actualités qui font réfléchir à la concurrence

La concurrence fait rage. Rien n’est jamais acquis et même les géants ont des pieds en argile. Quelques observations sur quelques dernières actualités.

Entre Disney et Netflix, la concurrence est féroce

La concurrence entre Dysney et Netfllix est féroce. Disney compte désormais 130 millions d’abonnés et s’avère un caillou dans la chaussure de Netflix, dont la croissance est en berne et qui s’est effondré le 21 janvier dernier en Bourse (-21,8 %) à l’annonce d’une croissance inférieure aux attentes du nombre de ses abonnés. En deux ans, à fin décembre 2021, le groupe a porté son parc total à 129,8 millions d’abonnés, avec une hausse de près de 35 millions l’année dernière (+37 %) et de 11,7 millions rien qu’au trimestre écoulé. Sur l’année 2021, Netflix n’a recruté que 8,3 millions d’abonnés supplémentaires. Disney+ ne prévoit de son côté que d’atteindre l’équilibre financier qu’en 2024 et de consacrer une enveloppe de 33 milliards de dollars à l’ensemble de ses contenus en 2022, en hausse de 8 milliards sur un an, davantage que ce que Netflix devrait investir sur la même période. Les analystes misent à ce stade sur une enveloppe globale de 19 milliards pour le groupe de Los Gatos en 2022, après 17 milliards en 2021. 

ID Logistics absorbe avec brio Kane Logistics

ID Logistics a signé un protocole pour l’acquisition intégrale de l’entreprise américaine Kane Logistics, un spécialiste américain de la logistique contractuelle qui affichait un chiffre d’affaires de 235 millions de dollars en 2021. Kane Logistics avait déjà été repris en 2019 par Harkness Capital Partners pour accélérer sa croissance en devenant un acteur clé de la logistique contractuelle pour des industriels des secteurs des biens de consommation, de l’alimentaire et des boissons ou des spécialistes de la distribution. Elle s’appuiera sur un réseau de 20 plateformes aux États-Unis. La finalisation de l’acquisition est prévue d’ici à l’été 2022 et la valeur de l’entreprise s’élèvera à 240 millions de dollars. 

L’acquisition du britannique ARM par l’américain Nvidia bloquée par les régulateurs

© nvidia.com

Après presque dix-huit mois de négociations, Nvidia a annoncé, mardi 8 février, renoncer à son méga-achat pour 66 milliards de dollars (58 M€) de la pépite technologique britannique. Nvidia, le géant californien, leader sur le marché des puces graphiques, utilisées entre autres dans les jeux vidéo, mais aussi colosse dans l’intelligence artificielle, les véhicules autonomes et les réseaux informatiques faisait face à une entreprise britannique ARM qui ne fabrique rien mais réalise le design de puces pour le monde entier des microprocesseurs. Tous les grands du secteur achètent cette technologie, utilisant ses licences. La technologie ARM est l’une des rares d’Europe à être dominante car elle est utilisée dans 95 % des téléphones portables du monde, dans l’Internet des objets et les centres de données. 

La CNIL observe avec impartialité l’outil Google Analytics

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a annoncé jeudi 9 février la mise en demeure d’un éditeur de site web utilisant l’outil Google Analytics, sans donner son nom, qualifiant d’illégaux les transferts de données vers les États-Unis. Saisie par l’ONG autrichienne de défense de la vie privée NOYB, la Cnil a estimé que les conditions de transfert des données collectées par cet outil statistique, faute d’encadrement, pouvaient exposer les utilisateurs français à des programmes de surveillance aux États-Unis. Cet éditeur du site web dispose d’un mois pour se conformer au Règlement européen sur la protection des données (RGPD), et doit cesser d’utiliser l’outil Google Analytics à des fins non autorisées. Au total, l’ONG autrichienne a déposé 101 plaintes en Europe contre des responsables de traitement transférant des données personnelles, récoltées par Google Analytics ou son homologue Facebook Connect. 

Les colliers pour chats West Ham, un insolite carton des ventes

Les colliers pour chats aux couleurs des Hammers, un produit dérivé de West Ham, est en rupture de stock. Le club londonien a mis en vente les colliers pour chats, à 5 livres sterling l’unité, sur l’espace officiel des Hammers, aux côtés de gamelles, ou encore de couvertures pour chiens. Ils sont, ce qui est incroyable, en rupture de stock. Même sur le site du géant américain Amazon, le produit est actuellement indisponible. Cette opération a été réalisée pour répondre à la polémique lancée par le défenseur français, Kurt Zouma, qui a été filmé en train de maltraiter son chat.Les sanctions pleuvent dont celle d’avoir perdu la garde de ses matous et il a été pénalisé d’une lourde amende à hauteur de 300 000 euros. Cette amende sera versée à une organisation de protection des droits des animaux. Le joueur a été aussi lâché par son équipementier Adidas. 

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