Bendnote : quand la musique est bonne …à apprendre, Interview Olivier Morvan

Diplômé d’ HETIC en 2010 et pratiquant la musique en autodidacte, Olivier Morvan a fait de ses deux passions son métier en créant Bendnote. La start-up compte aujourd’hui plus de 6000 élèves.

Olivier Morvan connait bien la difficulté d’apprendre la musique. C’est pour résoudre celle-ci qu’il décide de monter Bendnote, une école de musique sur Internet qui permet aux internautes d’apprendre la guitare, la basse, la batterie, le chant et bientôt le piano. Il comprend rapidement que la création d’un contenu vidéo, des partitions synchronisées avec la vidéo sur laquelle l’internaute peut changer l’angle de vue, sera déterminant dans la réussite de l’entreprise. Il monte rapidement le nombre de cours vidéo à 600 références. Pour compléter son offre, il ajoute des fonctionnalités comme l’échange entre utilisateurs mais aussi professeurs auxquels ils peuvent poser des questions. Il poursuit son amélioration en proposant, chaque jour, entre 21h et 22h, Bendnote des cours en direct qui offrent la possibilité de discuter avec des professeurs et d’échanger. Olivier Morvan a développé une grille d’application qui s’appelle Bendnote Play, un logiciel qui permet de passer rapidement à la pratique rapidement et en temps réel avec d’autres musiciens venant de n’importe où en France.

Bendnote, une école de musique en ligne

Sur le marché de la pédagogie musicale, Bendnote arrive déjà en deuxième position avec un produit qui se distingue nettement de son concurrent tant en termes technologiques que de contenus. Plus le temps passe, plus les produits proposés par Bendnote sont différents. L’idée des deux associés est de toujours avoir un outil e-learning avec un maximum de contenu et d’interactivité.

L’interactivité passe par des cours privés, des cours en direct, des cours collectifs, des cours par tchat ou en visio. De plus, il y a sur le site de Bendnote une partie sociale qui offre aux membres de discuter ou de jouer avec les autres adhérents.

Bendnote fonctionne dans une logique d’école. En effet dans une école, l’apprentissage se fait avec un prof et avec la réalisation de projets grâce à l’échange entre les élèves ; or, c’est justement le cas avec Bendnote.

L’idée de notre jeune entrepreneur n’est pas de partir sur de la théorie ou de comprendre l’harmonie depuis J.-S. Bach. Le but de Bendnote est avant tout de mettre en pratique ce que l’on apprend pour jouer et se faire plaisir.

Une levée de fonds prometteuse

Bendnote parvient à effectuer une levée de fonds en décembre 2013 afin de permettre un développement sur 3 axes : le premier concerne l’enrichissement des contenus et la venue de nouveaux instruments ; le deuxième consiste dans l’amélioration du site sur de nouvelles fonctionnalités à mettre à disposition ; le troisième vise l’amplification de la communication de Bendnote sur différents leviers en ligne comme Adwords, Facebook, des affiliations par des partenariats, des concours, etc.

De cette levée de fonds, les deux associés sont particulièrement heureux d’avoir attiré des investisseurs possédant une véritable expertise, apportant ainsi leurs compétences et leurs réseaux pour développer Bendnote.

Les objectifs d’Olivier. M et de son associé est d’enrichir le site, d’augmenter le nombre d’élèves et de devenir le leader européen de la pédagogie sur Internet.

Questions :

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’entreprendre ?

C’est avant tout le fait de créer quelque chose… Je me souviens des premiers rendez-vous avec mon associé, Jean Fontanille : nous étions devant une feuille blanche et nous réfléchissions à ce que nous allions faire. Entre le moment où nous suggérions des idées et aujourd’hui, il est satisfaisant de voir tout le chemin parcouru et de se rendre compte que rien n’est jamais acquis.

Au début, Jean et moi avons rencontré beaucoup de difficultés concernant le positionnement que nous avons changé plusieurs fois. Ces discussions et ces échanges permettent selon moi de s’épanouir et c’est précisément cela que je souhaitais depuis le départ en devenant entrepreneur.

L’entrepreneuriat, c’est également la liberté. Même si cette liberté est relative dans la mesure où entreprendre demande beaucoup d’énergie et d’investissement, cela fait partie intégrante du processus de création.

Si j’ai voulu entreprendre, c’était pour offrir un service utile aux gens et non pas pour réaliser un pur produit marketing pour développer un projet ni même pour être mon propre patron.

Rendre service aux gens, voir que quelque chose peut se développer, pouvoir recruter des personnes… C’est tout cela qui me plaisait dans le fait d’entreprendre.

De même, la gestion, le développement des vidéos sur le site, la recherche de partenariats, la possibilité de tout tester rapidement, etc., tous ces aspects d’une entreprise sont véritablement passionnants.

Vous êtes lauréat de la première édition de Zee entrepreneurs qui a eu lieu en avril 2013 : pour quelles raisons avez-vous participé à ce concours ?

En réalité, je ne pensais pas participer au concours parce que j’étais en train de développer le site à cette époque-là et évidemment je voulais absolument travailler là-dessus. Mais les équipes de l’ACCET et mon associé actuel m’ont convaincu de me présenter au concours.

Aujourd’hui, je me dis que j’aurais eu tort parce que ce concours m’a apporté beaucoup de choses : tout d’abord, lorsqu’on pitch un projet, on apprend un mode de présentation bien particulier et en écoutant d’autres entrepreneurs expliquer leur concept, leur business model, ça enrichit . on reçoit aussi des conseils apportés par des personnes d’expérience : à nous de les suivre ou non mais en tous les cas le fait d’entendre ces conseils donne une résonance à ce qu’on peut raconter ; au-delà de cela, j’ai gagné un ordinateur qui est aujourd’hui utilisé par notre premier salarié que nous avons recruté suite à notre levée de fonds ; enfin, le projet a eu pas mal de retombées médiatiques via Le Parisien et France 3 qui ont d’une certaine manière contribué à crédibiliser notre projet pour lever des fonds.

Par conséquent, le fait d’être lauréat de la première édition de Zee entrepreneurs a été très bénéfique pour Bendnote. Mais de manière générale, l’expérience des concours est toujours très intéressante pour les projets et enrichissante pour les entrepreneurs que nous voulons devenir.

Est-ce l’entrepreneur ou le musicien qui est au fondement de Bendnote ?

J’étais musicien amateur avant d’effleurer le fait d’être entrepreneur. Je fais de la guitare depuis quasiment quinze ans en autodidacte. J’ai appris avec des DVD parmi lesquels ceux de Jimmy Hendrix qui était mon « dieu » de l’époque. Parallèlement, j’ai développé mes études dans le web et j’ai travaillé en agence par la suite. Mais il est vrai que j’avais toujours en tête de monter les prémisses d’une école en ligne.

Durant mes études, j’ai travaillé avec Christophe Godin, un guitariste pour le site duquel j’ai travaillé. Et c’est lui qui m’a mis en relation avec mon associé d’aujourd’hui et c’est cette rencontre-là qui a vraiment été le déclic.

De mon côté, j’apportais effectivement toutes les compétences web et la partie gestion et de son côté, Jean Fontanille apportait les parties pédagogique et artistique, le réseau. Nous formons un binôme extrêmement complémentaire et je pense que c’est la clé de la réussite de Bendnote.

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