Les roses de la Saint-Valentin, loin d’être un cadeau écologique

198 000 000, un chiffre faramineux qui correspond au nombre de roses produites cette année seulement pour la Saint-Valentin.  En France, 600 millions de roses sont vendues en une année dont une majeure partie en une seule journée, la Saint-Valentin, jour dédié à l’Amour.

Le 14 février c’est l’hiver en France et même il y a encore quelques jours, il neigeait en abondance dans l’hexagone et donc personne n’est dupe du fait que les roses offertes pour la Saint-Valentin ne poussent pas dans nos jardins. Pourtant, si nous laissons notre imagination courir nous pouvons penser qu’elles sont cultivées dans nos serres.  Et bien non, nos roses parcourent des milliers de kilomètres pour venir jusqu’à nous et font parfois le tour de la planète. En France, la saison des roses commence en mai-juin pour se terminer en novembre.

Un bouquet de roses, polluant un point c’est tout

Selon Novethic, « ​Un bouquet de 25 roses pollue autant qu’un trajet de 20 km en voiture​ ». Les roses que nous trouvons chez les fleuristes pour la Saint-Valentin sont importées à 85% du Kenya, de l’Equateur, de la Colombie ou des Pays-Bas.  Elles transitent par des avions-cargos réfrigérés et donc un coût en C02 pour faire arriver à destination tous ces avions, friands de kérosène.

Les serres, une catastrophe écologique

 Le bilan carbone est fort élevé́ en raison du chauffage des serres qui fonctionne 7/7 jours et 24/24h, la demande d’eau entre 7 et 30 litres génère des problèmes de sécheresse, notamment en Afrique.

Une rose nourrie aux pesticides

2 semaines pour arriver chez le fleuriste c’est-à-dire la durée entre le moment où elle est coupée et le moment où elle est mis en vente chez le fleuriste. Pour les maintenir en forme, elles sont arrosées de traitements chimiques qui ont la particularité de polluer. ​ « Aucun bouquet que nous avons testé n’est dépourvu de substances chimiques » ​ comme le confirme 60 Millions de Consommateurs. 

Ainsi après avoir testé dix bouquets vendus dans le commerce : le plus néfaste contenait 25 substances chimiques, dont 9 interdites en France et le meilleur 3 substances autorisées et un fongicide interdit en France. Si ces pesticides ne présentent pas d’impact direct sur la santé des individus puisque la fleur est éphémère par essence, toute substance chimique persiste dans l’eau et dégrade l’environnement. 

Que faire, certains proposent Le mimosa

Si nos communicants aux idées ingénieuses se mettaient à créer pour 2022 des campagnes de publicités pour mettre en valeur les fleurs du moment, : la jacinthe au mois de décembre, le mimosa au mois de février, les jonquilles au mois de mars….. Il est bon de savoir qu’en Italie, il est de tradition d’offrir du mimosa aux femmes de son entourage le 8 mars, pour la fête de la femme. Cultivé en France pendant l’hiver, plus de raison d’acheter des bouquets au bilan carbone nuisible à notre planète. On peut enfin se délecter de l’odeur du mimosa sans s’emplir les poumons de pesticides.

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