Sur quoi peut-on s’assurer ?

L’aube de la création de votre entreprise soulève chez vous une montagne de questions. Porter ce poids demande des épaules solides. A ses débuts, une entreprise est considérée comme vulnérable. En tant que créateur, c’est à vous que revient la lourde responsabilité d’assurer convenablement votre entreprise …

En principe, une entreprise venant tout juste d’être créée ne dispose pas de la capacité financière suffisante pour faire face à des sinistres. Et puis, à quoi sert de prendre le risque ? C’est pourquoi vous devez vous assurer dans les règles.

Pour ce faire, il faut vous y prendre le plus rapidement et le plus tôt possible. Et ce, bien entendu, de manière sérieuse. Il vous faut donc cerner vos besoins d’assurance.

De prime abord, déterminez les risques que vous seriez en mesure de couvrir vous-même s’ils venaient à se présenter. Pouvoir couvrir ces risques avec votre trésorerie ne suffit pas. Il faut, qu’une fois couvert, ces risques n’aient qu’un impact mineur sur votre activité. Autrement, cela risque de conduire à votre perte.

En second lieu, analysez ceux que vous ne pourriez en aucun cas couvrir et qui mettraient inévitablement votre société en péril. Ces risques sont à faire couvrir par votre assurance de toute urgence !

Pour résumer, tenez compte de votre capacité financière pour appréciez les risques que vous pouvez prendre à votre charge, mais aussi ceux qu’il est préférable sinon indispensable de transférer à l’assureur.

Souscrire un contrat d’assurance : une obligation ?

Suivant votre activité, souscrire certains contrats d’assurance relève d’une obligation.

La loi impose de s’assurer. C’est le cas, par exemple, pour la responsabilité décennale des entreprises du bâtiment, pour les véhicules, pour les locaux, …

Des textes viennent régir l’activité comme pour les agences de voyage, les agents immobiliers, …

Vous l’aurez compris, pour s’assurer, il est essentiel de se renseigner sur son activité ainsi que sur les lois en vigueur en lien avec cette activité. 

Méfiez-vous, ce n’est pas parce que vous n’êtes pas obligé de prendre tel type de contrat d’assurance qu’il n’est pas nécessaire. Prenez le temps de réfléchir à cela …

Les différentes garanties possibles pour un entrepreneur

On peut regrouper ces garanties en 3 catégories :

L’assurance des biens locaux renvoie à l’assurance de locaux, de matériels, véhicules, etc. 

Siégeant à l’actif du bilan de votre entreprise, ces biens constituent un part importante de l’actif de votre entreprise (stocks, matériels, bâtiments, outils de production, agencements, systèmes informatiques, etc).

Vous n’êtes pas à l’abri de ce genre de sinistres, à savoir : incendie et explosion ; vol et vandalisme ; dégât des eaux ; appareils électriques ou électroniques ; machines ; supports informatiques ; bris de glace ; tempête, grêle, poids de la neige sur les toits ; catastrophes naturelles ; véhicules ; marchandises et matériels transportés.

On note également l’assurance de l’activité en rapport avec vos produits et/ou prestations. Dans de nombreuses situations, votre responsabilité pourrait être recherchée dans les cas où un dommage survient dans le cadre de votre activité. Il s’agit de la responsabilité civile occupation des locaux ; la responsabilité civile exploitation ; les pertes d’exploitation ; les atteintes à l’environnement ; la responsabilité civile produits (ou après livraison) ; la responsabilité civile du fait de la conduite des véhicules de l’entreprise (automobile, engin de chantier, deux-roues à moteur, chariot de manutention…) ; la responsabilité civile du fait de l’utilisation par salariés de leurs véhicules.

Il faut ajouter à cela des risques spécifiques à certaines activités. On retrouve ainsi : la responsabilité professionnelle des professions libérales ; la garantie décennale des constructeurs ; les marchandises sous température régulée ; les marchandises et matériels transportés, etc.

Des organismes professionnels de votre secteur d’activité peuvent vous donner des informations quant aux sociétés d’assurance spécialisées.

Enfin, on relève l’assurance des personnes. Cette assurance vise l’entrepreneur, son conjoint ainsi que ses salariés. Certaines obligations en matière de protection sociale (retraite, prévoyance) à l’égard de vos salariés, sont à votre charge. Cela découle d’un cadre conventionnel et légal. Il vous est alors possible de souscrire des contrats d’assurance collectifs ouvert à tous les salariés, ou à une partie de vos salariés. Ces contrats ouvrent droit à certains avantages en matière fiscale et sociale, sous certaines conditions. En lien avec cela, il en ressort la retraite de vos salariés ; la prévoyance de vos salariés ; le licenciement de salariés ; votre protection sociale ; l’assurance « Homme clé » pour vous et/ou certains de vos collaborateurs ; vos collaborateurs qui voyagent.

S’assurer, mais auprès de qui ?

Concernant le devis, vous pouvez contacter plusieurs assureurs, après avoir réalisé un audit de vos risques.
Dans l’idée de souscrire la meilleure offre de contrat d’assurance, dévoilez vos talents de négociateur et faites jouer la concurrence.

Deux solutions s’offrent à vous lorsqu’il s’agit de contacter des personnes pour contracter un contrat d’assurance.
Vous pouvez contacter directement une compagnie d’assurance, c’est-à-dire soit une société d’assurance (société de capitaux régies par le Code des Assurances), soit une mutuelle d’assurance (groupement régi par le Code de la Mutualité pour la santé et la prévoyance et par le Code des Assurance pour les autres risques). Vous devez les considérer selon leur spécialité.

Autrement, vous pouvez passer par un intermédiaire. Vous avez le choix entre un agent général d’assurance, qui représente une ou plusieurs sociétés d’assurance dans un secteur géographique donné ; ou un courtier, personne indépendante en charge de rechercher pour vous la meilleure proposition. Il a un rôle de conseil mais également de négociateur pour rechercher les meilleures garanties au meilleur coût. Vous pouvez encore choisir un mandataire d’assurance.

S’il s’agit d’une obligation légale d’assurance, il vous est aussi possible de saisir le Bureau central de tarification, organisme mis en place par les pouvoirs publics afin de permettre à un assuré de répondre de son obligation.

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