Une cyberattaque et en un instant , tout est remis en question. Les scénarios d’une cyberattaque sont kyrielles et il convient de répondre aux bonnes questions. Quels risques encourt votre entreprise ? Quelle démarche doit avoir un chef d’entreprise dans la protection contre les cyberattaques ?Et quelles mesures de prévention doit-elle adopter ?
La dématérialisation, une nouvelle manière de s’organiser
gagner du temps. La gestion des documents est transférée vers les ordinateurs, qui vont être amenés à exécuter le travail à notre place et vont constituer avec une base de données. L’utilisateur n’a ainsi qu’à saisir les références de son document pour le retrouver en quelques clics.
rechercher et de sortir un document d’une archive pour le photocopier, préparer un courrier postal, et ensuite replacer au bon endroit la copie originale. Grâce à la dématérialisation, tout se fait en quelques clics.
gérer et rentabiliser les journées de travail car les collaborateurs sont dès lors mobilisés pour une activité à valeur ajoutée pour l’entreprise.
diminuer les frais de gestion pour l’entreprise.
Protéger votre entreprise des cyberattaques
Les entreprises sont de plus en plus touchées par la cybercriminalité. Cette dernière est une notion large qui regroupe toutes les infractions pénales susceptibles de se commettre sur ou au moyen d’un système informatique généralement connecté à un réseau. Cette nouvelle forme de criminalité et de délinquance se distingue des formes traditionnelles puisqu’elle se situe dans un espace virtuel, le « cyberespace ». Depuis quelques années, la démocratisation de l’accès à l’informatique et la globalisation des réseaux ont été des facteurs de développement des entreprises mais aussi du « cyber-crime ». Ce facteur ne touche pas seulement les grands groupes industriels mais aussi les PME. Les alertes de sécurité se multiplient pour les PME mais aussi les grands groupes et les administrations. Les cyber-attaques génèrent des coûts parfois très lourds pour les entreprises et pourtant les solutions « secure » demeurent très techniques et complexes à mettre en place. L’objectif est de donner accès au système d’information par une identification puis par une authentification.
METTRE en place des process
Tout ce qui peut être automatisé doit l’être pour gagner du temps et permettre aux collaborateurs de se consacrer à des tâches à valeur ajoutée. Dans le cadre d’un recrutement. Les process évitent de perdre un temps considérable dans la remise des documents et facilitent l’intégration des nouveaux arrivants. Ils permettent aux équipes de travailler dans une même synergie avec des procédures communes qui offrent la possibilité dans le cas de l’absence d’un collaborateur de le remplacer sans porter atteinte à la productivité ni aux relations avec la clientèle.
Les faux SMS, la nouvelle stratégie de cyberattaque en France
Les cybercriminels ont trouvé de nouveaux angles d’attaque car la pandémie leur a ouvert d’autres opportunités. Ils ne se contentent plus d’envoyer de faux mails pour piéger les particuliers. Selon Jean-Jacques Latour, responsable expertise de Cybermalveillance, la plateforme du gouvernement « Le hameçonnage est toujours la mère des attaques ». La plateforme aide les particuliers et petites entreprises victimes de cyberattaques. C’est la menace numéro 1 pour les particuliers avec 17% des requêtes, et la 5e pour les entreprises, selon le rapport annuel 2020 de Cybermalveillance.
Leur stratégie est cependant identique voler un mot de passe d’un compte bancaire, les identifiants d’un mail, ou les numéros de sécurité sociale pour ensuite se faire passer pour la victime et en tirer profit. Finis les mails pleins de fautes d’orthographe, avec des logos pixelisés peu crédibles, ils sont devenus experts de la contrefaçon. Selon Cybermalveillance, la hausse des hameçonnages est de 400% avec une forte variété dans l’écosystème du Covid-19: fausse vente de masques, attestations en ligne etc.
Quatre milliards de personnes utilisent les réseaux sociaux partout dans le monde, selon l’agence We Are Social Singapour et Hootsuite. Facebook, Twitter, Snapchat, Instagram… Autant d’atouts pour le monde de l’entreprise. Les entrepreneurs sont bien conscients que leur présence sur ces nouveaux médias leur permet de tisser un lien étroit avec leurs clients, mais aussi d’attirer de nouveaux clients, de séduire les actionnaires ainsi que de potentiels investisseurs. Comment booster sa visibilité sur les principaux réseaux sociaux et utiliser tous les canaux de communication ?
We Are Social et Hootsuite ont collaboré sur cette nouvelle édition du Digital Report 2021 afin de la rendre optimale. Leur étude sur l’utilisation des réseaux sociaux, les chiffres clés, les différents usages, le temps passé sur Internet, ou encore les activités en ligne préférées des internautes nous donnent un aperçu de leur impact. 75,9 % des français sont sur les réseaux sociaux, un chiffre qui parle de lui-même et donc de l’intérêt à les utiliser de manière performante. Les chiffres clés du Digital Report 2021 sont fort significatifs : 91 % de la population française possède un accès à Internet en 2021 (59,47 millions d’internautes) c’est 2,5 % de plus que l’année dernière. 75,9 % de la population sont actifs sur les réseaux sociaux, ce qui représente 49,6 millions d’utilisateurs actifs et une augmentation de 12,8 % par rapport à l’année dernière. Statistique particulièrement intéressante : 96,1 % des utilisateurs actifs des réseaux sociaux se connectent depuis un mobile et donc on peut constater que celui-ci est devenu un outil de communication incontournable et donc peut favoriser le développement d’une entreprise en augmentant sa visibilité. Comment utiliser ces moyens de communication ?
Installer des chatbots ?
Ces programmes virtuels sont capables de discuter, de répondre à des requêtes et de rendre des services. Ils sont utilisés par les plus grandes plateformes comme Facebook, WeChat ou Skype. Ces logiciels peuvent se révéler être une solution efficace pour proposer une aide personnalisée et rapide aux internautes sans avoir à développer son recrutement. Les avantages pour les entreprises sont conséquents. Cela permet une présence permanente sur les plateformes de messagerie, une conversion directe avec les clients et une interaction 7 jours sur 7 et 24h/24 et donc de répondre au rythme de vie de chaque segment de la population.
Mettre en avant des stories
Les stories de Snapchat, Instagram ou encore de Facebook se multiplient depuis plusieurs années. Elles séduisent les internautes par leur côté éphémère, amusant et personnel. Ces derniers peuvent ainsi découvrir le quotidien de leurs amis ou de leurs stars préférées. Les marques et les entreprises peuvent ainsi promouvoir leur produit/service notamment sur Instagram et Snapchat. Les deux réseaux sociaux ont mis en place l’outil de promotion « see-more », qui permet de mettre en avant un produit ou un service via une story. Cette fonction intervient généralement lorsque l’utilisateur zappe entre plusieurs stories. Il suffit ensuite à l’internaute de cliquer sur le contenu vers le haut de son écran. Il sera alors dirigé directement sur la page web, correspondant au produit ou au service.
Instaurer la publicité ou des partenariats sur YouTube
Le site web d’hébergement de vidéos apparaît comme un excellent outil de promotion et de visibilité pour les entreprises. Sur YouTube, les publicités peuvent être diffusées en suivant différents modes de tarification, adoptant tous le modèle « TrueView » (format d’annonce diffusé sur une page de lecture avant, pendant ou après la visualisation, ndlr). L’internaute peut désactiver ou choisir de regarder la publicité au bout de cinq secondes. Les sociétés seront rémunérées seulement lorsque l’utilisateur la visionne au moins trente secondes. Le coût de diffusion moyen d’une publicité YouTube est, quant à lui, fixé entre trois et dix centimes d’euros. Le partenariat entre entreprises et youtubeurs est aussi apprécié par la plupart des jeunes.
Lorsqu’on présente son projet ou son entreprise, on voudrait avoir le temps d’expliquer en détails afin de mettre en valeur ce que l’on a mis du temps à élaborer. Le porteur de projet se met souvent des bâtons dans les roues par parfois manque de préparation ou de naïveté. Il a devant lui des personnes aguerries, qui connaissent les rouages de la création d’entreprises, ses succès, ses échecs et ses rebonds. Ils savent déceler les failles d’un pitch mais sur tout leur intérêt est de découvrir le potentiel des personnes.
Exclure avant tout de vouloir tout dire !
Ne préparez un pitch avec l’idée de présenter une thèse de doctorat : votre temps est limité. En conséquence, choisissez une idée-force qui deviendra votre message essentiel si vous souhaitez convaincre le jury ou les investisseurs dans ce temps réduit à une peau de chagrin.
Exclure de rester stoïque
N’oubliez pas de parler de vous et de votre équipe, c’est le plus souvent l’information la plus importante aux yeux des investisseurs, qui misent sur la valeur d’une équipe et de son potentiel. Mettez en valeur la complémentarité des profils dans l’équipe. Et montrez votre passion car le rêve est communicatif !
Exclure le jargon technique
Les entrepreneurs aux merveilleuses innovations veulent montrer qu’ils sont des as de leur technologie et parle souvent dans un jargon inaudible. Le pitch n’est pas là pour démontrer votre expertise mais de gagner l’adhésion. Alors, entraînez-vous devant un public de néophytes et demandez-leur de reformuler ce que vous avez dit. Le résultat sera éloquent et vous pourrez ainsi préparer une explication limpide pour tous publics. En un mot, vous utiliserez la technique de la vulgarisation.
Exclure les phrases qui entraînent les questions et remarques pièges
Exclure les phrases du type « nous sommes meilleurs sur… » « nous allons vite devenir leaders » « Nous sommes les moins chers, les plus qualitatifs, les plus appréciés, avec le meilleur service client. Nous n’avons aucun défaut et sommes les meilleurs en tout » sans les étayer par des données précises et mesurables car elles vont entraîner les questions
En quoi vous être les meilleurs ?
En quoi vous allez être leader ?
Comment vous allez devenir leader ?
auxquelles vous allez devoir répondre mais surtout qui vont amener des commentaires du jury qui vous laisseront sans voix.
Exclure les phrases du type « nous n’avons pas de concurrents « , » nous avons peu de concurrents », « nous n’avons qu’un seul concurrent » qui vont amener les questions :
Avez-vous fait une étude de marché ?
Pensez-vous que d’autres ont eu cette idée ?
Inutile de vouloir occulter la réalité ! Tout projet a des concurrents, qu’ils soient directs et/ou indirects. Ne pas les identifier, c’est dire à votre investisseur que vous ne connaissez ni vos concurrents, ni vos clients N’oubliez pas : avoir des concurrents est bon signe : cela veut dire qu’il existe un marché !
N’oubliez pas de conclure avec brio
N’oubliez pas de clairement énoncer votre objectif à travers ce pitch, ce que vous attendez de l’auditoire. Vous pouvez très bien, dès l’étape du pitch, annoncer combien vous voulez lever ou la valorisation estimée de votre entreprise. Enfin, même si vous êtes satisfait de votre pitch, ne bâclez pas la conclusion. La phrase finale doit appeler à une suite, annoncer le futur des projets.
La SNCF se débat comme bien d’autres entreprises aux aléas du confinement et des gestes barrières. Elle a dû réduire de manière drastique la circulation des trains et essayer de trouver des alternatives pour compenser les pertes et redonner aux citoyens le goût de voyage et dépasser leurs peurs pour réserver. Focus sur une campagne qui donnait à tout un chacun le désir de partir avec la SNCF.
Ouf le 19 mai, la boite du confinement est ouverte et OUI.sncf invite les Français à découvrir les trésors de nos régions.
Depuis maintenant plus d’un an, les Français ont dû faire l’impasse sur des vacances, des week-ends ou certains loisirs. La crise sanitaire a bouleversé leurs habitudes. Aujourd’hui, un an après l’arrivée de la Covid-19 et avec la levée des restrictions de déplacement, les Français souhaitent plus que jamais se déplacer et voyager de nouveau.
Une manière astucieuse de remplir ses trains quand on sait combien les Français sont frustrés d’avoir été confinés, d’avoir même vu les plages confinées !!! En effet, comme les vols internationaux sont loin d’être rétablis en raison des foyers d’épidémie qui surgissent à droite et à gauche sur la planète, la SNCF nous propose des images suggestives pour nous conduire à aller réserver son billet dans les plus brefs délais.
Après la campagne nationale SNCF lancée par SNCF Voyageurs le 26 avril « Il y aura toujours un train sur lequel compter », OUI.sncf, leader du e-commerce français, souhaite renouveler son soutien en accompagnant les Français dans leurs voyages partout en France et dans l’ouverture de la saison touristique avec une opération baptisée « Rattrapez le temps perdu ».
« Rattrapez le temps perdu » : une campagne carrément sociale… qui inaugure l’arrivée de OUI.sncf sur TikTok
Conçue avec l’agence de publicité Rosapark, cette campagne « Rattrapez le temps perdu » promet de combler les manques des derniers mois en partant à la (re)découverte de la France, de ses richesses, de ses trésors et paysages variés. Avec ce concept « Rattrapez le temps perdu », OUI.sncf donne envie à 62 % des Français de voyager, notamment les jeunes 18 – 34 ans qui se sont avérés particulièrement attirés par cette campagne et le jeu-concours du billet de rattrapage (73 %). Un jeu-concours « Billet de rattrapage » sur les réseaux sociaux OUI.sncf qui a eu lieu du 3 au 9 mai intégrant notamment un partenariat avec le duo de Studio Danielle qui va prendre la main sur le compte Instagram de OUI.sncf pour l’occasion !
Et en prime, une campagne d’animation commerciale à partir du 7 mai et jusqu’au 25 juillet sur le thème « On a tous un an de… à rattraper », avec des offres adaptées à toutes les envies pour valoriser la diversité des destinations et des expériences accessibles en train.
Mercredi Oh OUI : prix mini et surprises maxi pour le week-end qui suit !
Mais aussi et surtout le lancement d’un nouveau rendez-vous hebdomadaire « Mercredi Oh OUI » dès le 5 mai sur le site pour proposer aux Français une sélection de destinations à petits prix en dernière minute toutes les semaines !
Cependant, 6 % des Français déclarent que voyager en France leur manque et près de 3 Français sur 10 estiment surtout être affectés financièrement par la crise sanitaire. Il est aussi intéressant de noter que 65 % des Français 1 réservent leur séjour moins d’un mois avant le départ et qu’en 2020, un billet sur 2 pris sur OUI.sncf était acheté dans les 24h avant le départ.
Pour répondre à l’envie d’évasion des Français à petits prix et pour s’adapter à cette tendance de réservation de dernière minute qui a explosé ces derniers mois, OUI.sncf lance un nouveau rendez-vous baptisé « Mercredi Oh OUI » à partir du 5 mai 2021 : une sélection de trajets à petits prix chaque mercredi pour partir le week-end qui vient. L’occasion de préparer une escapade sur un coup de tête, tout en sortant des sentiers battus et en découvrant des destinations nouvelles à des prix très attractifs. Le rendez-vous est donné chaque mercredi sur la page dédiée OUI.sncf pour découvrir la sélection de trajets depuis Paris ou dans les régions, à prix mini pour le week-end qui suit, avec toutes les infos sur les destinations proposées. Et alors, vous vous avez déjà réservé ?
Dans la situation épidémique qui a perturbé fortement le monde du travail, le télétravail des collaborateurs, incité par le gouvernement, est apparu comme une solution pour éviter les regroupements et surtout la diffusion de la maladie. Les start-up avaient déjà adopté ce mode de travail pour éviter que le coût des locaux pèse sur leur trésorerie mais aussi pour adopter un management flexible plus en harmonie avec le temps créé par les nouveaux moyens de communication. Comme on a pu le constater, cette nouvelle forme d’organisation du travail attire plus d’un salarié. En effet, il peut adapter ses heures de travail à sa vie personnelle, débarrassé des heures de transport. Cependant, il implique un management adapté.
Des limites ? La disparition des échanges
Avec le confinement, le télétravail a montré ses limites car il met entre parenthèses les relations sociales. Pourtant, rien n’est plus formateur que la rencontre avec les autres et quand l’interaction entre les salariés et entre les salariés et leur manager ou leur dirigeant se limite à des visioconférences, disparaît simultanément les pauses-cafés et les déjeuners, les rencontres informelles dans les couloirs ou à la photocopieuse et la possibilité d’aller s’adresser spontanément à son dirigeant ou son manager en allant à sa rencontre. Il en est de même pour le dirigeant privé de rencontres essentielles et informelles avec ses équipes qui sont souvent sources de projets ou de propositions d’initiatives.
Des limites ? Des appartements pas adaptés au télétravail
Il faut ne pas éluder le fait que les appartements ne sont pas souvent conçus pour accueillir un lieu de travail. Le confinement l’a mis en exergue. Se retrouver à deux en télétravail dans un studio tient de la gageure et si de plus vous avez des enfants auxquels il est bien difficile d’imposer un espace limité et de s’adresser à vous. Des atouts ? Davantage de concentration Il est bien évident qu’au sein de son domicile, le salarié comme le dirigeant ne sont pas interrompus par des appels ou des distractions venues des collègues, il est plus facile de se concentrer.
Des atouts : la réduction de l’absentéisme et des arrêts maladies
Selon différents sondages, le télétravail réduit les retards, les arrêts maladies et l’absentéisme de manière considérable et supprime le stress dû en partie aux transports bondés ou dû au bruit lorsque vous travaillez dans un open space. Pour réussir l’organisation en télétravail, faire un management top
Déléguer des tâches : une confiance Win Win.
La délégation est un facteur de développement de la confiance : le télétravail implique le salarié dans sa mission et le conduit à s’organiser. Il se responsabilise et prend une autonomie qui peut renforcer sa motivation. L’entreprise lui fait confiance et il lui rend.
Responsabiliser les salariés
Le dirigeant doit poser des conditions transparentes pour le télétravail. Cela passe par des rapports statistiques détaillés sur sa productivité, fournissant un indicateur de l’activité qu’il s’engage à maintenir en travaillant en distance. Ces mesures simples permettent de s’assurer au préalable de la bonne volonté de l’employé travaillant à distance. Il doit être capable de s’engager clairement sur ses résultats afin d’établir les bases d’une relation de confiance. Il s’agit en fait de leur confier des responsabilités. Ils ne doivent pas seulement être un rouage mais devenir véritablement acteur de la réussite de votre entreprise. Il ne s’agit pas cependant de déléguer sans avoir pris au préalable le soin de former ceux qui en ont besoin. Vous devrez en accompagner certains pour leur permettre de travailler en toute sérénité.
Elles sont nombreuses les entreprises qui ont dû mettre la clef sous la porte en 2021. Nombre d’entre elles n’avaient pas anticipé la crise. Il faut bien le reconnaître qu’elle était inédite et que le propre d’un dirigeant c’est d’être optimiste car en ayant une attitude pessimiste, on n’avance pas, c’est évident. Certaines erreurs entrepreneuriales ont pu avoir des conséquences catastrophiques pour leur société. Quelles sont donc les plus grosses erreurs jamais commises par des entrepreneurs ?
Enron
La société Enron est à l’origine du plus grand scandale financier récent. Une gestion calamiteuse, basée sur un gonflement artificiel des profits, conduit à la faillite de la société : 20000 personnes perdent leur emploi et le fondateur Jeffrey Skilling purge une peine de 24 ans de prison.
BP
En matière d’erreur de gestion, Tony Hayward, le PDG du groupe pétrolier BP, est un cas d’école. Son incapacité à prendre à sa juste mesure la catastrophe écologique causée par les forages dangereux de la firme fait de lui le principal responsable d’une des plus grandes marées noires de l’Histoire en 2010.
Lehman Brothers
Cette banque d’investissement a été mise en faillite suite à la crise des subprimes de 2008. En cause, la mauvaise gestion des dirigeants qui se positionnent à tort sur les crédits immobiliers à risque. Devenus invendables, ces actifs entraînent une chute boursière de 73 % puis la banqueroute.
Société Générale
En marge du scandale Kerviel, une autre erreur de gestion de la Société Générale est à signaler. En 2009, la banque a reconnu une perte de cinq milliards d’euros à cause d’investissements douteux réalisés par sa filiale Sgam Alternative Investments. L’acquisition d’actifs toxiques est à l’origine du fiasco.
Adidas
En 1984, Adidas refuse de signer avec un jeune joueur qui souhaite représenter la marque, préférant sponsorisés des joueurs au rang de pivot. Son nom ? Michael Jordan. Il signe finalement avec Nike et fait gagner des millions de dollars à la marque avec les célèbres « Air Jordan ». Après cet échec, Adidas se retire progressivement du très lucratif marché de la NBA.
Ford
L’une des plus grosses erreurs de l’histoire automobile est la commercialisation de la Ford Edsel en 1957. Son design atypique déplaît et son prix est trop élevé. Seuls 64 000 modèles sont écoulés alors que 200 000 étaient attendus au minimum. En 1959, la production du modèle est abandonnée.
Coca-Cola
En 1985, ce géant mondial aurait pu disparaître à cause d’une colossale erreur marketing. La marque lance une nouvelle recette : le New Coke et fait remplacer toutes ses anciennes bouteilles. Les ventes s’écroulent et la firme décide de revenir au bout de quelques semaines à l’ancienne formule.
Sony
Le groupe connaît une traversée du désert entre 1975 et 1988 à cause d’une erreur qui aurait pu causer sa perte : commercialiser des magnétoscopes Betamax au lieu de VHS. L’image est meilleure, mais les cassettes ne durent qu’une heure. Dépassé par la concurrence, Sony opte enfin pour la VHS en 1988.
Tommy Hilfiger
Au tournant des années 2000, la marque de prêt-à-porter a failli disparaître après une terrible erreur de marketing. Le PDG décide de faire disparaître son logo sur les modèles haut de gamme. L’initiative est un échec monumental qui oblige l’entreprise à faire machine arrière dans les mois suivants.
Kodak
L’entreprise tombe en faillite en 2012 des suites d’une erreur de management catastrophique : ne pas avoir voulu changer de business model. En 1978, la firme dépose le premier brevet d’appareil photo numérique, mais s’en désintéresse. Ses concurrents japonais explosent avec le même concept dans les années 2000, causant sa chute.
Le confinement et le marché des piscines, un binôme gagnant. Le nombre de piscines installées sur l’hexagone a quasiment doublé en dix ans, atteignant plus de 2 millions aujourd’hui. La France se situe sur la première marche du podium au niveau européen, et sur la deuxième au niveau international, c’est dire l’engouement des Français pour les piscines.
En 2020, 197.000 particuliers ont investi dans une piscine. Une hausse de 28% par rapport à 2019. Confinements, piscines fermées, forte chaleur… Il n’en fallait pas plus pour convaincre les Français de faire construire leur propre piscine. En 2020, 197.000 particuliers ont investi dans une piscine, soit une hausse de 28% par rapport à 2019. En août 2020, le nombre de commandes a augmenté de 98% par rapport à 2019, selon les chiffres de la Fédération des professionnels de la piscine et du spa. Une tendance qui se poursuit en 2021. « Les professionnels s’attendent à de très belles performances du marché sur les deux premiers trimestres 2021, a minima équivalentes à celles du dernier trimestre 2020 ». « Plus de 9 piscinistes sur 10 ont prévu d’embaucher d’ici la fin de l’année. »
Face à une telle augmentation de la demande, les prix des fournisseurs et des matières premières bondissent. Une hausse des prix qui pourrait être basculée sur les consommateurs. Des professionnels du secteur estiment à 10% la hausse des prix pour une piscine à partir d’avril. En moyenne, les piscines font entre 20 et 25 mètres carrés et représentent un coût de 24.000 euros. Avec près de 3 millions de piscines, la France est devenue le deuxième marché au monde derrière les États-Unis.
Le confinement et le marché des piscines, un binôme gagnant.
Le nombre de piscines installées sur l’hexagone a quasiment doublé en dix ans, atteignant plus de 2 millions aujourd’hui. La France se situe sur la première marche du podium au niveau européen, et sur la deuxième au niveau international, derrière les États-Unis, avec près de 3 millions de piscines. En 2020, 197 000 particuliers ont investi dans une piscine, soit une hausse de 28 % par rapport à 2019.
En août 2020, le nombre de commandes a augmenté de 98 % par rapport à 2019, selon les chiffres de la Fédération des professionnels de la piscine et du spa. Une tendance qui se poursuit en 2021. Face à une telle augmentation de la demande, les prix des fournisseurs et des matières premières bondissent. Des professionnels du secteur estiment à 10 % la hausse des prix pour une piscine à partir d’avril. En moyenne, les piscines font entre 20 et 25 mètres carrés et représentent un coût de 24 000 euros. l
La France est le 3ème Marché Européen sur la catégorie Maison & jardin.
C’est un secteur non affecté par la crise, malgré une perte de valeur en 2020 due à la fermeture des magasins et chantiers lors des confinements. Google a publié ses INSIGTHS sur les tendances de ce marché. 55 % des Français pensaient qu’aménager et décorer la maison, était la meilleure façon de dépenser son argent. Les Français y accordaient 796 euros de budget annuel. Et 42,5 % accordaient plus d’importance à leur logement qu’aux vacances et aux cosmétiques. Ils étaient déjà 3 consommateurs sur 4 à avoir acheté des articles Maison & Jardin en ligne. On constate une hausse du trafic web depuis le début de la pandémie Covid19 sur la catégorie Maison & jardin.
Et ce trafic est majoritairement sur Mobile 59,65 %. Les ventes en ligne ont progressé de 8,5 % l’an passé et représentent désormais plus de 13 % du commerce de détail. Depuis le Covid-19, la catégorie Maison & Jardin est en forte croissance +40 % de requêtes année après année du 17 mars 2020 à aujourd‘hui, tiré à la hausse par le mobile.
Le meuble de jardin sort son épingle du jeu.
Au cours d’une année 2020 qui aura été marquée par la fermeture pendant trois mois de la majorité des points de vente de meubles, le constat est simple et toutes les familles du meuble affichent des résultats en recul sur l’exercice… à l’exception du jardin qui voit ses ventes progresser de 4,2%, soit plus de 550 millions d’euros de mobilier vendus.
Le confinement entre mars et mai lui aura donné un nouvel élan. Les Français se sont retrouvés bloqués dans leur logement et pour ceux qui jouissaient un jardin, une terrasse ou un balcon ont voulu leur donner une place pour leur donner du bien-être. Les ménages ont donc investi dès le début du confinement sur ces produits, certains acteurs de la vente en ligne multipliant leur chiffre d’affaires par plus de deux au cours du mois d’avril. De plus, contrairement à d’autres produits, les stocks étaient remplis en ce qui concerne le meuble de jardin car ils avaient été constitués avant le confinement. Il faut dire que le mobilier de jardin a un coté magique car il représente les vacances, les week-end et donc la liberté. Il en est de même des potagers qui ont créé un véritable engouement.
Les entrepreneurs savent s’adapter et rechercher les bonnes pratiques afin de garder le cap. La pandémie, loin de leur faire baisser les bras, a mis en exergue leurs capacités à affronter les incertitudes, à développer leur ingéniosité. Ils appliquent le principe qu’il y a toujours plus d’idées dans dix têtes que dans une et donc observent avec attention les réussites et les échecs des autres pour mieux réussir.Zoom sur les bonnes pratiques de l’entrepreneur en 2021.
» Chaque bonne réalisation, grande ou petite, connaît ses périodes de corvées et de triomphes; un début, un combat et une victoire. »
Depuis le mois de mars, les dirigeants ont été mis à rude épreuve. Ils n’ont cessé d’avoir à prendre des décisions qui sortaient de leur champ habituel avec de plus des obligations qui étaient parfois contradictoires comme le port ou non du masque, puis l’obligation de porter un masque, le chômage partiel, le télétravail…
Jamais selon le vent qui souffle
Il vous faut prendre une décision dans un temps record et cette décision doit être la meilleure évidemment. La prise de décision possède de nombreux aspects et s’avère différente selon les circonstances, l’implication et les conséquences de celle-ci. Les enjeux et les personnes soumises à cette décision jouent également un rôle. Si la vitesse s’impose, elle ne doit pas se prendre en jouant à pile ou face. Une décision peut être décidée par seulement le dirigeant, sans demander l’avis des collaborateurs. Attention, décider en ignorant l’opinion des autres peut mettre en péril l’implication et le bien-être d’une équipe. Il peut donc s’avérer opportun de les consulter afin de de recueillir un maximum de points de vue avant d’entériner son choix. Cette consultation aura une influence positive sur ceux qui sont mis dans la boucle car ils sentiront la confiance que vous leur accordez. Quelle que soit la prise de décision, il faut toujours penser à l’harmonie des équipes mais aussi à la protection des collaborateurs et des consommateurs ou clients.
Gérer ses finances
Les finances pour certains c’est leur point fort et pour toute action, elles les guident, pour d’autres les finances représentent un frein et ils tombent en panique. Il leur arrive même de ne pas ouvrir le courrier lié aux factures et ils font l’autruche jusqu’au moment où il ne leur sera plus possible de tergiverser. Les finances comme ils disent « ce n’est pas mon truc ». ! Indispensable pour une entreprise, la maîtrise des finances permet de maîtriser la croissance, de bien orchestrer les lancements de nouvelles activités ou d’anticiper des situations difficiles. La trésorerie représente le cœur d’une entreprise et il reste indispensable de bien la gérer.
Faites des prévisions
L’établissement des prévisions permet à une entreprise de favoriser ses ressources. Elle permet de visualiser si votre trésorerie tiendra le choc et aide à mieux prendre des décisions importantes, à savoir à quel moment investir…. Prévoir reste un exercice complexe et vous devrez prendre une marge de sécurité afin de vous assurer que vous ne vous retrouverez pas en défaut de paiement.
Utilisez des outils d’analyse
Ils vous permettront de mettre les points sur les activités, notamment sur la rentabilité de chacune. Vous pouvez de cette manière pouvoir calculer votre marge par activité ou produit/service. Des données comme les ventes, les liquidités, la rotation des stocks, les actifs et le bénéfice net restent primordiales. Elles vous permettent de prendre les bonnes décisions stratégiques. Vous pouvez encore mesurer différents facteurs comme la rentabilité, l’endettement, la solvabilité ainsi que l’efficacité.
Gérer les risques
Une leçon que l’on tirera de la crise sanitaire est l’obligation de réfléchir en amont à toutes les possibilités de risques. Il ne s’agit pas de voir la vie de manière pessimiste mais d’imaginer des solutions qui permettront de ne pas se retrouver dans une impasse. Certes, on le voit, nombre d’entreprises ont fait évoluer leur organisation et instauré le télétravail mais celui-ci a été imposé dans l’urgence alors qu’il aurait dû être envisagé en amont. Anticiper les risques doit faire partie de l’ADN des entreprises. Un risque non anticipé et donc en conséquence non maîtrisé peut remettre en cause du jour au lendemain une entreprise.
Passer du statique au dynamique !
Nouveau produit, changement d’organisation, acquisition, évolution réglementaire, … : l’entreprise et son environnement évoluent en permanence. Son profil de risques également. Il est donc essentiel d’être en capacité de le réévaluer régulièrement, d’être en mesure de « capter » au plus tôt les signaux faibles, les risques émergents et d’ajuster en permanence les dispositifs de maîtrise. En un mot, être en capacité de gérer de façon dynamique ses risques !
Les relations humaines harmonieuses sont la clef de la réussite d’une entreprise. Le dirigeant est souvent confronté à des personnes qui pourrissent l’atmosphère mais surtout nuisent au moral des collaborateurs et dont l’attitude peut influencer les équipes. Quelles sont les solutions pour pousser un élément néfaste vers la porte de sortie ? Comment faire partir un indésirable au sein de sa boîte ?Comment faire pour que cette personne au cœur de toutes les tensions quitte les rangs de votre entreprise ? Comment faire pour mettre toutes les chances de votre côté et éviter que le salarié n’ait gain de cause s’il se retourne devant le tribunal compétent dans ce genre de litige entre salarié et employeur ?
Identifier le « mouton noir »
Une bisbille avec un autre salarié, des agissements qui font régner une mauvaise ambiance dans toute votre entreprise, des motivations non dissimulées pour rejoindre une autre entreprise concurrente ou non, la volonté de nuire à l’entreprise dans le cadre de son activité courante, une personne qui ne cesse d’être au centre de toutes les tensions au sein de vos équipe… Les raisons peuvent être nombreuses pour qu’un salarié soit le véritable mouton noir de votre entreprise. Identifier cette personne n’est pas la chosée la plus aisée mais cela constitue la première étape d’une démarche qui peut s’avérer longue si le licenciement devient la seule solution à vos yeux pour faire taire ces agissements néfastes pour vous et vos collaborateurs.
Analyser les raisons précises de ces mauvais agissements
Dans un premier temps, il est indispensable pour vous et vos collaborateurs, d’identifier les raisons qui font de l’employé en question l’ennemi numéro un au sein de votre entreprise.
Des conflits avec les autres membres de votre entreprise sont les principales raisons de ces dysfonctionnements ? Des collaborateurs qui se sont plaints d’agissements négatifs pour l’entreprise et l’ambiance au sein de ses rangs ? Le salarié a envie de voir d’autres horizons et souhaite à tout prix quitter l’entreprise sans pour autant être dans l’obligation de démissionner ? Ce même salarié désire plutôt nuire, par tous les moyens possibles, à l’entreprise ? De nombreuses raisons peuvent vous permettre de mettre un mot sur les agissements du salarié en question. Une fois ces raisons identifiées, l’aspect juridique sera de votre côté pour faire partir cet indésirable. Mais n’oubliez jamais la première étape : un licenciement où tous les arguments sont de votre côté est un licenciement qui a été dûment préparé en amont.
« Dura lex, sed lex »
Une fois tous les éléments recueillis, à vous faire jouer la loi en votre faveur. Le salarié a profité de ses responsabilités pour faire échouer volontairement un gros contrat ? Il met tout en œuvre pour faire régner une mauvaise ambiance de sein de vos équipes, tout en sachant que les autres salariés se sont plaints ? La loi prévoit, quelle que soit la situation, une sanction, dès lors que le salarié en question agit volontairement pour nuire à votre entreprise.
Pour mettre toutes les chances de votre côté, n’hésitez pas une seule seconde à avoir recours à des experts juridiques qui seront à même d’identifier avec vous les points légaux sur lesquels vous êtes en droit d’agir pour justifier le licenciement du salarié en question. Une défense bien préparée, des arguments solides empêcheront le salarié indésirable de se retourner contre vous et de remporter le procès, si procès il y a, devant les prud’hommes.
Thibaut Bechetoille, président de CroissancePlus vous livre tous les secrets des bonnes pratiques de l’entrepreneuriat au travers de son expérience. Focus sur un parcours inspirant.
Quel est votre parcours d’entrepreneur de vos débuts jusqu’à aujourd’hui ?
J’ai commencé mon parcours d’entrepreneur dans la Silicon Valley, il y a assez longtemps au niveau de l’infrastructure de réseaux et j’ai travaillé quatre ans en tant que product manager et ingénieur. Ensuite, j’ai évolué dans une autre entreprise en tant que directeur marketing. Puis, j’ai enchaîné en tant que dirigeant d’une filiale qui a été rachetée. J’ai, par la suite, créé mon premier projet entrepreneurial en 2000, qui était un opérateur de réseau spécialisé sur l’interconnexion des réseaux d’entreprise. Ce métier était très technique et nous avons affronté la crise des télécoms en 2001 – 2002.
J’ai repris en 2005 une société qui s’appelle Qosmos où nous avons dû complètement changer la stratégie. Nous sommes passés d’une société qui faisait des équipements d’optimisation de réseaux à une société qui faisait des logiciels pour les équipements réseaux et télécom. Cela nous a permis d’acquérir de très bons clients, notamment dans la Silicon Valley comme HP. Nous avions également un client important en Scandinavie qui était Nokia pour la partie infrastructures mobiles et des clients au Japon. Nous avons, dès le début, été un projet très international puisque nous ne faisions que 2 % de notre chiffre d’affaires en France et donc en conséquence le reste hors de l’hexagone.
Si j’évoque les bonnes pratiques entrepreneuriales, objet de ce dossier, je suis un grand adepte de la stratégie de l’océan bleu. Je trouve que c’est une des bonnes pratiques entrepreneuriales. Nous avons inventé quelque part un nouveau marché en partant d’une technologie que nous avions. Nous sommes devenus un fournisseur pour les équipementiers de réseaux, sécurité et télécom. Puis, j’ai cédé la société en 2016 à une société suédoise.
Que faites-vous depuis ?
Aujourd’hui, je suis resté dans la société qui nous avons rachetée jusqu’à fin 2018. En juin 2019, j’ai commencé mes fonctions au sein de CroissancePlus dont j’ai été élu président. Par ailleurs, j’ai investi dans une société que je codirige et qui s’appelle Ozon. Celle-ci vend des solutions liées à la cybersécurité et cyber-assurance, avec une solution tout en un sans intervention dans l’entreprise. Il n’y a pas d’équipements à intégrer dans l’entreprise. Dans le domaine de la sécurité, que nous appelons du MSSP (Manage security service provider), nous sommes en phase de démarrage de ce projet qui a un fort potentiel. De plus, nous travaillons avec de nombreux courtiers en assurance qui voient leur métier évoluer et qui au-delà des polices d’assurances classiques, vont pouvoir fournir aussi des programmes de cyber-assurance. Nous avons donc une double offre.
Pourquoi avoir décidé de prendre la présidence de CroissancePlus ?
J’ai toujours été intéressé par l’entrepreneuriat ainsi que l’économie et la politique dans un sens étymologique du terme, c’est-à-dire contribuer à l’intérêt général. CroissancePlus répond donc à ces trois aspects. Ce programme est passionnant car nous avons un rôle très important de soutien aux entrepreneurs. Dès le premier confinement, nous avons pu dialoguer avec les pouvoirs publics sur des éléments comme le PGE ou encore le chômage partiel. Il y a également ce côté où nous avons la possibilité de réaliser de nombreuses actions au quotidien pour les soutenir et aider à naviguer dans cette crise.
L’entrepreneur est celui qui peut avoir un impact énorme sur d’importants problèmes de société. Nous ne pouvons pas tout attendre de l’État, c’est la raison pour laquelle cette notion d’entrepreneur au service de l’intérêt général et des causes sociétales est primordiale. Les entrepreneurs ont souvent des projets très ambitieux et peuvent ainsi arriver à marier la croissance et la profitabilité à l’impact. Ceci est vrai dans tous les secteurs. Le deuxième axe de mon programme se situait sur le partage des fruits de la croissance. Le troisième était de vouloir être des éclaireurs positifs et de montrer que malgré de nombreuses évolutions disruptives, elles peuvent se révéler bénéfiques pour la société.
Quelles sont finalement les bonnes pratiques de l’entrepreneur ?
J’ai finalement trois convictions qui soutiennent d’ailleurs les bonnes pratiques. D’abord, il y a le sujet de la stratégie. Souvent quand nous accompagnons des entreprises, nous avons tendance à travailler sur l’opérationnel alors que la pierre angulaire du problème c’est que nous allons pouvoir le découvrir en déroulant la totalité afin d’arriver à des questions de stratégie. Une entreprise doit passer un certain temps à se poser la question de son positionnement stratégique et sur ses secteurs stratégiques.
C’est absolument fondamental et il n’y a pas de bon alignement opérationnel si vous n’avez pas cette réflexion. Tout à l’heure, j’évoquais la stratégie de l’océan bleu qui utilise un outil, que je trouve efficace, qui est la CANVA stratégique qui permet de mettre, sur un graphe, vos critères de valeurs par rapport à la concurrence, qu’on appelle parfois des critères de différenciation. C’est une espèce de boussole qui vous dit que si ces derniers sont établis de telle ou telle manière votre plan marketing, plan de développement R&D ou votre plan produit ils doivent être alignés dessus.
Quelle est la deuxième ?
La deuxième bonne pratique tourne autour du marketing et du commercial. Les sociétés américaines sont souvent en avance dans ces domaines et quand nous regardons leur compte de résultat nous remarquons qu’ils obtiennent d’énormes investissements. Cela peut toucher autant les équipes séniors que l’entreprise va recruter pour toucher les grands comptes ou encore sur l’utilisation du marketing d’influence, c’est-à-dire de leader de pensée. Il est parfois possible d’éduquer le marché autour des forces de l’entreprise.
Et la troisième bonne pratique ?
Cela tourne autour des ressources humaines. Celles-ci sont une fonction stratégique de l’entreprise surtout si vous voulez faire croître une entreprise. Il y a des notions de scalabilité qui passent souvent par une fonction RH en place. Ce n’est pas une fonction secondaire qui va impacter la culture d’entreprise et les recrutements. Le recrutement d’une équipe sous le CEO est absolument fondamental. D’ailleurs nous pensons parfois que les équipes sont, au début, surdimensionnées mais en fait elles vont permettre de faire croître l’entreprise très vite.
Autour de ce même sujet, je pense qu’il existe de nombreux outils qui permettent de mieux comprendre comment fonctionnent les personnalités au sein de l’entreprise et d’analyser leurs interactions entre elles. Ils permettent d’analyser les réactions des personnes et de cerner leur manière de construire, de réagir face à une prise de décision…Toute méconnaissance entraîne des soucis alors que quand nous comprenons comment ils vont réagir les uns par rapport aux autres, nous évitons nombre de difficultés. L’outil ne reste certes qu’un support. Après c’est d’abord le management et, en ce qui me concerne, je fonctionne beaucoup à l’intuition. Il ne faut jamais confondre leur utilisation avec le fait de fonctionner de manière purement algorithmique.
Avez-vous des bonnes pratiques quotidiennes à vous ?
J’en ai beaucoup qui tournent autour de la gestion du temps. Par exemple, si vous avez un projet que vous commencez, mettre des dates en représente une. Se fixer un objectif et des dates butoirs est fondamental. De manière globale, la gestion du temps est fondamentale.
Après il y a une notion que j’ai essayé de formaliser. Le bon entrepreneur ou CEO ne peut pas se permettre d’être dans le perfectionnisme. Il vaut mieux un sujet qui soit traité à 80% plutôt que comme j’ai eu le cas de figure dans une petite entreprise de personne qui se perdait dans les détails d’un business plan alors qu’il y avait une problématique de cash à très court terme. En effet, il faut savoir hiérarchiser les priorités.
Il y aussi tout ce qui est lié au management de projet. Je suis assez adepte d’un management très horizontal et transversal. Il y a aussi tout ce qui est lié au développement agile et pour lequel il est indispensable de faire des points régulièrement.
Y a-t-il des points que je n’ai pas abordés ?
Déjà ces trois convictions me semblent fondamentales. J’ai certainement plein de points que j’ai oubliés. Quand on est entrepreneur, on constitue notre business sur des choses imparfaites et je trouve que l’appel à des consultants ou de faire appel à des personnes à temps partagé ou partiel peuvent permettre d’apporter un réel plus. Il ne faut pas hésiter à aller chercher dans ce vivier de personnes et de compétences essentielles car ils apportent énormément à l’entreprise. Appartenir à des réseaux comme CroissancePlus génère le fait que c’est un réflexe naturel de faire appel à des avis extérieurs et un jeune entrepreneur à tout intérêt à nous rejoindre.
« Nous avons la possibilité de réaliser de nombreuses actions au quotidien pour soutenir et aider les entrepreneurs à naviguer dans cette crise. »
Thibaut Bechetoille, président de CroissancePlus
D’ailleurs, quels sont les apports d’un réseau comme CroissancePlus ?
Le réseau apporte plusieurs choses. D’abord il y a ces pratiques et partages d’expérience entre entrepreneurs. Nous avons ainsi des petits déjeuners qui permettent à chacun de se nourrir de ce qui a marché ou des difficultés rencontrées. Nous avons en moyenne une ou deux interventions par mois et cela est très riche.
De notre côté, nous réalisons également des webinaires et nous en avons fait beaucoup pendant le confinement quasiment tous les jours avec des thèmes parfois très techniques comme le chômage partiel, les fonds propres mais aussi des thèmes plus ludiques. Finalement ce qui nous réunit, c’est le partage d’expérience, la convivialité, l’influence qui peut être assez disruptive car nous avons moins de contraintes que d’autres réseaux et ensuite la notion de développement de l’activité. Il y a évidemment la notion d’impact ce qui se traduit avec des partenariats comme avec des fondations où nous avons incité à mettre celui-ci au cœur de leur entreprise.
« J’ai toujours été intéressé par l’entrepreneuriat ainsi que l’économie et la politique dans un sens étymologique du terme, c’est-à-dire contribuer à l’intérêt général. CroissancePlus répond à ces trois aspects. »