Accueil Blog Page 630

La pandémie, l’ennemie des voyages

Quelle personne aurait cru, il y a à peine deux ans que ses voyages allaient se limiter à l’hexagone, qu’il lui faudrait un passe sanitaire pour se déplacer ou participer à un concert ou une activité. Les réservations en France, longtemps boudées par les Français suscitent de leur part un véritable engouement. L’Espagne et le Portugal viennent d’être déconseillés comme lieu de vacances.

La chute vertigineuse des voyages

Le ciel français aurait perdu, depuis mars 2020 plus de 1,2 million de vols selon Eurocontrol.

2 059 vols journaliers étaient constatés dans le ciel français, soit -56 % par rapport à 2019. Eurocontrol estime l’activité de 2021 équivalente à 45 % de celle relevée en 2019. L’aéroport le plus fréquenté, à savoir Paris Charles de Gaulle, a atteint une baisse inédite, soit environ 514 vols par jour, soit une baisse de 64 % par rapport à 2019. Le trafic passager international est en baisse de 86,6 % par rapport au niveau d’avant-crise sur les deux premiers mois de l’année 2021. Pour l’ensemble de l’année 2021, le chiffre d’affaires mondial du transport aérien devrait atteindre 458 milliards de dollars.

Cela représente seulement 55 % des 838 milliards de dollars générés en 2019, mais cela représente une hausse de 23 % par rapport aux 372 milliards de dollars générés en 2020. Le chiffres d’affaires du trafic passager devrait atteindre 231 milliards de dollars en 2021, en hausse par rapport aux 189 milliards de dollars de 2020, mais loin des 607 milliards de dollars générés en 2019. En 2022 le trafic aérien devrait atteindre 71 % (par rapport à 2019).

Difficile d’attirer des voyageurs

Alors que les lignes internes ont limité l’effet domino avec une baisse de seulement 23 % de l’activité sur la dernière semaine du mois de mai 2021, celles internationales ont du mal à attirer les clients en raison des interdictions sanitaires (-67 %). Pendant qu’Air France affiche un bilan de la même ampleur (-57 %) que la baisse du secteur, Easyjet a vu son nombre de vols hebdomadaires chuter de manière vertigineuse à -84 %. Avec un taux de vaccination élevé et une immunité collective atteinte, en 2024 le trafic aérien français pourrait alors atteindre 95 % du trafic constaté en 2019, mais si l’infection est persistante alors celui-ci sera de seulement 71 %. 

Et pourtant, l’espoir existe

les réservations de séjours en forte hausse. Le 9 juin, date clé pour la reprise du tourisme international, le World Hotel Index enregistre un nombre croissant de réservations effectuées depuis l’étranger. Actuellement, environ 37 % des réservations enregistrées pour les mois d’été ont été effectuées par la clientèle étrangère, des chiffres qui se rapprochent de la courbe des réservations internationales de Juin 2019 (53 %).

Les réservations hôtelières reprennent des couleurs en France selon SiteMinder. Les résultats du mois de mai mettent en exergue le fait que les réservations dans les hôtels locaux ont augmenté de 81 % par rapport au même mois de l’année précédente, pour atteindre 47 % du niveau de l’année 2019. Les résultats du mois de mai ont mis en évidence le fait que les réservations dans les hôtels locaux ont augmenté de 81 % par rapport au même mois de l’année précédente, pour atteindre 47 % du niveau de l’année 2019. 

La France, première destination touristique au monde.

La France arrive en tête des destinations les plus demandées par volume d’intérêt (100) entre le 1er et le 31 mai devant l’Espagne (un volume d’intérêt de 13) et l’Italie (6), puis la Grèce (5). Cependant, la France est la destination qui a enregistré la plus importante croissance sur les requêtes touristiques par rapport à avril 2021 avec une croissance supérieure à 75 % ensuite l’Espagne (+75 %), Italie (+75 %), Grèce, Portugal, Maroc, Algérie, Belgique, Croatie et les Pays-Bas (+75 %). A contrario, nous trouvons la Thaïlande (entre -10 et -25 %) et les Maldives (entre -25 % et 50 %). 38  % des français ne souhaitent pas partir avant la fin de la crise sanitaire.

La France, et plus précisément Disneyland Paris, n’arrive qu’à la 5ème place des destinations les plus populaires pour leurs projets de voyage, selon un classement tout récemment effectué par le groupe britannique Audley Villages, en fonction des volumes de recherches Google, des hashtags Instagram, et des mentions dans la presse. 70 % des Français estiment qu’ils n’ont pas assez de vacances, mais ils comptent bien utiliser leurs jours de congés pour découvrir Hong Kong, Mumbai ou Tokyo.

Business plan : un outil pour convaincre

Business plan : un outil pour convaincre

Le business plan ces deux dernières années a demandé aux entrepreneurs de l’ajuster aux circonstances exceptionnelles mais là encore, il a prouvé son utilité dans la prise  de risques. Le business plan, c’est le compagnon de route de tout créateur ! Il décrit votre projet d’activité, détermine sa faisabilité et sa rentabilité, fixe ses objectifs, et enfin définit ses besoins en ressources matérielles, humaines et financières. Il s’effectue avant d’entreprendre la création d’une entreprise ou à l’occasion du développement d’une nouvelle activité.

Indispensable à toute recherche de financement, il est utile pour tous les types et toutes les tailles d’entreprises pour poser une stratégie. Il sera votre document de référence, capable de fournir les renseignements complets sur les points essentiels de votre activité. Il sert à réfléchir et à informer mais aussi à convaincre. Cependant, il requiert donc une rédaction concise et précise, mettant en évidence les points clés et vos intentions.

Les 9 étapes pour rédiger un business plan performant :

Étape 1 – Executive summary (résumé)

  1. Planter le décor afin de susciter l’intérêt du lecteur.
  2. Présenter le contenu général de votre projet de création d’entreprise sur une page.
  3. Anticiper les questions les plus fallacieuses pour montrer votre maîtrise du sujet et valoriser votre projet.

Astuce : Définissez en quelques mots le métier de votre entreprise en titre, et en sous-titre précisez en utilisant des termes génériques : B to B, B to C,…

Étape 2 – Portrait de l’entreprise, management

Faites une présentation détaillée de votre entreprise à travers 5 grands thèmes :

  1. Son histoire : valorisez votre chemin parcouru notamment à travers les étapes franchies.
  2. Sa forme juridique.
  3. Ses fonctions clés (organisation interne) qui prennent en compte l’adéquation hommes/projet et mettent en valeur les points forts de chacun : organigramme, collaborateurs en nombre et en genre, localisation, actionnariat, conseil d’administration.
  4. Son management : vous présentez un élément primordial, l’entrepreneur et son équipe. Plus particulièrement les compétences des cadres.
  5. Son environnement externe (partenaires).

Astuce : Intégrez les mini CV de vos collaborateurs pour montrer votre capacité à gérer une équipe.

Étape 3 – Produits, services

Présentez la raison d’être de vos produits/services : il s’agit de situer rapidement son stade d’avancement, de définir l’étendue de votre gamme de produits, d’expliquer les développements en cours et les évolutions prévues.

Astuce : photos et schémas à l’appui, exemple d’application.

Étape 4 – Entreprises et produits concurrents (étude de marché)

Réalisez une étude de marché. La concurrence représente une base de comparaison et de réflexion stratégique très importante. Qui sont les principaux acteurs ? Comment évoluent-ils ? Dans quel contexte ? Quels sont les facteurs de succès, les tendances ? Exposez l’existence d’un besoin et sa traduction en une demande solvable et mettez en avant vos avantages concurrentiels.  Mais surtout définir la clientèle visée (Les produits ou services s’adressent-ils aux hommes ?

  • aux femmes ?
  • aux enfants ?
  • aux particuliers uniquement ?
  • aux entreprises uniquement ?
  • aux célibataires ?
  • aux couples ?
  • aux seniors ?

 Les produits ou services visent-ils les personnes disposant d’un certain revenu  ou sont-ils à la portée de toutes les bourses? Sur quelle zone géographique l’entreprise va-t-elle proposer ses produits ou services ?…)

Astuce : indiquez systématiquement les sources des données que vous allez utiliser. Expliquez l’état de la technologie sur laquelle repose le caractère innovant du projet.

Étape 5 – Plan marketing (la demande et les stratégies de développement)

Établissez le Plan marketing qui vous permet de cibler votre clientèle : il a pour fonction de définir la demande et les stratégies de développement produit. En fait, il s’agit de se positionner dans la chaîne de valeurs, de décrire votre produit ainsi que les services complémentaires et son coût. En d’autres termes, c’est la structure de l’offre en termes de prix et conditions, de promotion et communication, ainsi que de distribution.

 Astuce : vous pouvez conclure cette partie en montrant que votre produit a été validé auprès du client.

Étape 6 – Infrastructures (production et gestion), technologie

De quelles infrastructures disposez-vous pour la réalisation de vos objectifs ? Sont-elles adaptées ? Evaluez votre environnement de production (équipements, véhicules, immeubles…), décrivez votre organisation tant au niveau de la production que de l’administration et identifiez les évolutions nécessaires à une activité optimale.

Astuce : vous pouvez également développer vos objectifs commerciaux, cela confortera la crédibilité de votre entreprise. Vous pouvez aller jusqu’à estimer des perspectives de chiffres d’affaires.

Étape 7 – Gestion financière + Planification financière et opérationnelle (organisation des moyens à mettre en
œuvre)

Expliquez vos moyens de financement (internes, externes) ainsi que leurs conséquences (service de la dette, incidences fiscales). Commencez par présenter la manière dont vont être assurées les grandes fonctions de l’entreprise, puis expliquez le montage financier ainsi que le calendrier des opérations. Pour convaincre, vous devez identifier clairement les besoins financiers générés par le projet, la création de valeur apportée, la pérennité du projet.                          

Astuce : vous devez présenter des tableaux comme le compte de résultat prévisionnel, le bilan prévisionnel, le plan de financement prévisionnel, le budget de la trésorerie.

Étape 8 – Évaluation des risques (bilan risque/ opportunités)

Identifier les risques et les indiquer dans son business plan montre que vous avez analysé toutes les éventualités possibles et que vous avez réfléchi aux risques que vous preniez : chaque activité est source de risques, il s’agit donc de les identifier et de définir les mesures applicables (par exemple développement commercial plus difficile que prévu en raison de circonstances politique ou économiques, retard dans la sortie de votre site…), montrez que vous avez anticipé les risques résiduels pour chacune des étapes et évoquez les réactions et les que vous adopteriez dans les cas cités.

Astuce : amorcez la conclusion avec une transition qui rappellera les points forts et les points faibles de votre projet.

Étape 9 – Conclusion

A la lecture de la conclusion, on doit pouvoir faire une synthèse des points clés de votre projet. Votre interlocuteur doit également comprendre ce que vous attendez de lui, à quel moment et ce que lui-même y gagnera. N’oubliez pas d’établir une check-list pour vous assurer que vous n’avez rien négligé. Vous devez également remplir une fiche d’identité de l’entreprise dans laquelle apparaîtront votre titre d’activité, la forme juridique, la date de création, l’effectif, le chiffre d’affaires hors taxe, le siège social, le code ape, le n°Siret, vos coordonnées, l’identité du dirigeant, la répartition du capital, les financements obtenus.

NB : certaines étapes peuvent être interverties ou divisées. On peut par exemple à faire une étape  » ressources » décomposées en ressources humaines, matérielles…

Des salariés en burn-out à la reprise du travail en entreprise

La 7ème vague du baromètre Empreinte Humaine de la santé psychologique des salariés en période de crise a souhaité s’interroger sur l’évolution de la détresse psychologique des salariés français depuis le début de la crise. Il interroge aussi le taux de salariés en burn-out, l’impact du confinement avec enfants, la confiance des salariés envers leur direction générale, les effets du télétravail dans la durée notamment à l’égard du management, et enfin le retour dans les locaux et ses effets (nouvelles attentes, craintes, besoins d’accompagnement).

Ces chiffres sont très inquiétants. Si la détresse psychologique n’évolue pas beaucoup elle demeure à un niveau très important. Mais le taux de burnout a doublé en un an culminant à 2 000 000 de personnes en burnout sévère. Avec de tels chiffres, dans un contexte de retour dans les bureaux, on peut s’attendre malheureusement à une nouvelle explosion des arrêts maladie dans les prochains mois.

Christophe NGUYEN, psychologue du travail et président d’Empreinte Humaine,
et Jean-Pierre BRUN, co-fondateur d’Empreinte Humaine et expert conseil.

Les chiffres obligent les chefs d’entreprise à se poser la question pour leur propre entreprise et de savoir comment manager leurs équipes dans cette période inédite et pour laquelle on n’a pas de points de repères identiques dans des expériences passées.
Si la détresse psychologique est d’un niveau élevé cela signifie que pour le dirigeant il va falloir y être attentif . Cela devient complexe quand on doit développer son entreprise dans un contexte de crise nationale mais aussi internationale : les impératifs de l’entreprise et de son développement se heurtent à la souffrance des salariés qu’il est incontournable de prendre en compte. Il va donc falloir aux dirigeants apprendre la reconnaître et l’anticiper ce problème et ne pas fermer les yeux devant une souffrance qui pourrait faire l’effet d’un jeu de dominos au sein de l’entreprise.

Les dirigeants et les managers, prisonniers d’une situation imprévue

Le cas des dirigeants est vraiment préoccupant et des actions de prévention doivent être mises en œuvre pour les soutenir spécifiquement et compléter les mesures de soutien économique. Les DRH sont touchés depuis un an car ils sont au centre de la crise dans les entreprises : au croisement des enjeux économiques, humains, sociaux et juridiques

Jean-Pierre Brun

Parmi les fonctions les plus exposées à la détresse psychologique, le top management tient le haut du pavé avec 80 % pour les directions générales, devant les présidents et les DRH à 61 % et les managers avec 52 % souffrant de détresse psychologique. C’est particulièrement vrai chez les dirigeants de PME/TPE.

Qu’en est-il pour les dirigeants ?


L’étude réalisée par l’observatoire Amarok montre que 22,9 % des dirigeants de la CPME interrogés sont en risque de burn-out. A titre de comparaison, l’enquête réalisée l’an dernier sur un échantillon représentatif de l’entrepreneuriat français indiquait 17,5 % de dirigeants en risque de burn-out avec un score moyen de 2,89 (sur une échelle de 1 à 7). Ainsi, il est possible de dire que le risque de burn-out au sein de la CPME reste donc très proche de celui des dirigeants de PME en France.

Le sentiment d’impuissance ainsi que les difficultés à dormir augmentent en cette période de confinement où l’économie tourne au ralenti, voire est totalement arrêtée pour certains secteurs ou métiers. C’est la raison pour laquelle les dirigeants ne doivent pas hésiter à se faire accompagner et à rechercher des conseils auprès de personnes compétentes pour éviter le burn-out.

La crise sanitaire, opportunité pour la digitalisation des TPE ?

Mastercard a mandaté l’IFOP afin d’interroger 400 dirigeants de TPE employant entre 1 et 9 salariés. Selon cette étude, la crise sanitaire aura été vecteur d’accélération de digitalisation pour 18 % des TPE françaises.

Certains équipements sont déjà bien implantés au sein des TPE : logiciels de gestion, de comptabilité ou de RH que l’on trouve chez 65 % de ces entreprises, sites internet vitrine (61 %) ou bien encore page professionnelle sur les réseaux sociaux (60 %).

Une absence d’outils technologiques pour les très petites structures


Les très petites structures sont encore 66% à ne pas disposer de site Internet de e-commerce permettant la vente de leurs produits ou services en ligne. 33 % n’ont pas de site internet « vitrine » afin de présenter leur entreprise ou leur activité. Ajoutons à cela que 47 % n’ont pas de référencement ou d’outil d’optimisation de leur référencement sur internet. Par ailleurs, 55 % n’ont pas d’outil de communication collaboratif ou de visioconférence comme Skype, zoom, ou MS Teams,et 42 % ne disposent pas de logiciel de gestion commercial.

La crise, vecteur d’accélération des TPE

Cette étude nous confirme que la crise est un vecteur d’accélération de la digitalisation pour près d’une TPE française sur cinq :

  • 15 % des TPE qui ont au moins un équipement ou un projet d’équipement digital (soit 92 % de l’échantillon interrogé) accélèrent ainsi leur projet de digitalisation.
  • 5 % des TPE qui ont un projet mais qui n’ont pas encore entrepris de démarches déclarent aussi qu’elles vont accélérer dans le domaine.

Cependant, ces résultats sont particulièrement hétérogènes : ainsi pour les TPE du secteur des services (19 % ; +4), de celles implantées en Île-de-France (20 % ; + 5pts) et surtout des plus grosses (28 % de celles qui emploient 6 à 9 salariés, soit 13 pts de plus que la moyenne) ont accéléré leur digitalisation durant la crise.

Contrainte ou opportunité, la digitalisation ?

Une digitalisation perçue comme une contrainte et non comme une perspective motivante.
Plus des 2 / 3 des dirigeants de TPE interrogés ne sont guère convaincus du besoin de la digitalisation de leur structure. En effet, si pour 29 % cela représente « plutôt une opportunité motivante », 67 % l’appréhendent « plutôt comme un passage obligé » (4 % ne se prononcent pas.

Un tiers (32 %) seulement des sondés considèrent la digitalisation comme l’opportunité “ d’accroître leur notoriété et d’attirer de nouveaux clients ” et qu’il s’agit malgré tout du principal avantage cité. 19 % des sondés reconnaissent que le bénéfice commercial c’est-à-dire l’augmentation du chiffre d’affaires est un avantage réel. Il est notamment évoqué par plus d’un quart de ceux qui travaillent dans le secteur du commerce (26 % ; +7 pts). Le gain de temps recueille 13 % de citations et apparaît plus souvent à l’esprit des dirigeants des secteurs de l’industrie (19 % ; +6pts ) et du BTP (18 % ; +5 pts).

La digitalisation est une des clés de la résilience des très petites entreprises. Nous sommes conscients des nombreuses contraintes qui pèsent sur les dirigeants de TPE et des difficultés à s’approprier un sujet qui n’est pas le cœur de leur activité. Il nous appartient donc de leur démontrer que la numérisation de l’entreprise n’est pas une contrainte supplémentaire mais bien un levier essentiel pour leur croissance et leur développement.

Solenne Marquet,
Director, Product Management chez Mastercard

Pour les dirigeants qui ont accéléré leurs projets de digitalisation ou qui ont l’intention de le faire, c’est d’abord à la création d’un site internet « vitrine » qui permet de présenter son entreprise ou son activité (34 %) sur laquelle ils vont se pencher, puis à la création d’un site Internet de e-commerce qui permet de vendre leurs produits ou services en ligne (34 %), au référencement ou à l’optimisation de leur référencement sur Internet (33 %), la création d’une page professionnelle sur des réseaux sociaux comme Facebook ou LinkedIn (31 %) ou bien encore à l’acquisition d’un outil de communication collaboratif ou de visioconférence comme Skype, zoom ou MS Teams (25 %).

Ces chiffres mettent en avant l’enjeu primordial de la pédagogie et de la formation qui doivent être notre priorité à tous, institutions publiques et acteurs privés. C’est en sa qualité de partenaire technologique des entreprises que Mastercard travaille avec les organisations afin de soutenir l’économie locale grâce au numérique. Les atouts qu’il représente doivent en effet devenir compréhensibles, concrets et l’adoption de ces outils être facilitée pour les TPE.

Solenne Marquet,
Director, Product Management chez Mastercard

L’enjeu de la formation sur la digitalisation

Les dirigeants de TPE sont 70 % à savoir précisément ce qu’est le référencement d’une page internet, 59 % ne se font pas une idée précise de ce que sont les outils d’aide à la création de site internet comme, par exemple, WordPress (45 % n’en ont même jamais entendu parler) ; 79 % ne savent pas précisément ce qu’est un logiciel de “ cloud computing ” et 85 % ne sont pas à l’aise avec le terme de logiciels S.a.a.S (software as a service).

Des raisons multiples à ne pas avoir mis en place la digitalisation

12 % d’entre eux déclarent que c’est parce qu’ils ne s’en sentent pas capables faute de connaissances ; la non nécessité pour leur entreprise (51 %).
Les autres raisons avancées sont le sentiment d’être déjà suffisamment équipés, mais l’investissement trop important que cela représente en temps (27 %), en argent (27 %), ou encore en formation (12 %). A noter qu’ils sont seulement 9% à citer le stress comme frein à la digitalisation de leur entreprise. 

Comment bien recruter lorsqu’on débute dans l’entrepreneuriat ?

Comment bien recruter lorsqu’on débute dans l’entrepreneuriat ?

Le choix des salariés est déterminant pour l’avenir de votre entreprise puisque ce sont eux qui en sont au cœur et qui la font se développer. L’erreur à ne surtout pas commettre serait de se précipiter, au risque de faire de mauvais choix de recrutement. S’il demeure essentiel de prendre le temps de bien recruter les bonnes personnes afin qu’elles dynamisent au maximum votre société, reste à savoir comment faire…

Vous voilà, vous et votre entreprise que vous venez de mettre sur pied juste après avoir obtenu les fonds nécessaires. Se pose alors la question du recrutement de vos premiers salariés… Une étape primordiale pour votre entreprise mais rassurez-vous, les ressources humaines s’apprennent et se pratiquent. Découvrons ensemble différentes étapes indispensables au recrutement.

La définition du poste : une étape basique mais déterminante

Le poste recherché se doit d’être bien défini, au préalable, afin d’obtenir des candidatures pertinentes et adaptées à vos besoins. Cela passe par l’intitulé du poste, les missions et objectifs à réaliser et les évolutions possibles, ainsi que le type de contrat de travail souhaité (à durée déterminée ou indéterminée…). Pour vous aider à faire les bons choix, renseignez-vous sur le Code du travail et les conventions collectives.

Le poste en question devant être occupé par une personne ayant les compétences adéquates, vous devez les retrouver au sein de son curriculum vitae. Elles se traduisent ainsi au niveau de son expérience, de sa formation mais aussi de ses compétences personnelles. Le profil du candidat et le poste proposé doivent absolument concorder afin que votre futur salarié ait les aptitudes et la motivation nécessaires pour atteindre ses objectifs.

Vous savez désormais qui vous souhaitez recruter ? Se pose alors la question du « comment faire »…

Annonces, candidatures spontanées ou votre propre réseau… le choix est large !

Parfois, il arrive que les candidats en recherche d’emploi se présentent d’eux-mêmes, ils représentent ce qu’on appelle des candidatures spontanées. Dans ce cas précis, il paraît évident que le candidat dont il est question s’intéresse avant tout à l’entreprise puisqu’il vient lui-même vous démarcher. Mais pour les entreprises moins connues, les candidatures spontanées peuvent se faire plus rares.

Votre carnet d’adresses à ne pas négliger

Ainsi, votre carnet d’adresses peut se révéler un très bon moyen de recruter. Si faire jouer votre réseau est à placer parmi les bonnes idées, il faut, néanmoins, savoir se faire sa propre idée sur tel ou tel candidat. Le fait qu’il ait pu plaire à son ancien employeur ne veut pas forcément dire que son profil correspond au poste proposé. Autrement dit, ne laissez pas les idées préconçues empiétez sur votre jugement.

Passer des annonces, une bonne idée ?

Une méthode classique mais qui porte ses fruits, soit en la partageant sur les réseaux sociaux, qui sera ensuite partagée à son tour, et qui (presque) à coup sûr devrait engendrer des candidatures. Recourir à des sites spécialisés tels qu’Indeed ou Pôle emploi, qui propose de « créer une offre attractive en quelques clics », reste possible. Passer une annonce sur le réseau de recrutement en ligne LinkedIn et, après avoir trié les CV et reçu une poignée de candidats, vous pourrez trouver la perle rare. L’astuce demeure, toutefois, de personnaliser votre offre en décrivant une ambiance de travail propice au développement professionnel et personnel. Rappelez-vous : vous ne cherchez pas de robot mais bien une personne dont vous apprécierez les compétences. De quoi se démarquer de ses concurrents en rendant votre offre plus attractive et originale : un basique pour ceux qui détiennent l’esprit start-up !

L’étape clé : l’entretien

A la suite de  vos recherches, plusieurs candidatures se sont présentées et vous en avez retenu quelques-unes pour des entretiens. Comment allez-vous donc vous organiser ? La première chose à faire est de se préparer à l’analyse de la personne que vous aurez en face de vous, au-delà des questions basiques telles que « pourquoi avez-vous choisi notre entreprise ? » ou encore : « quelles sont vos motivations ? ».

Votre objectif à bien cerner

Le réel objectif est de mettre le candidat face à la réalité du travail afin d’observer son attitude. Pour y parvenir, la meilleure technique reste celle de la mise en situation à travers des tests, des résolutions de problèmes ou des simulations. Munissez-vous d’une fiche d’évaluation afin de noter les éléments clés qui caractérisent ce candidat (réponses, gestes, expressions…). Malgré l’ensemble des règles que vous fixez lors des entretiens, laissez le candidat répondre sans trop orienter ses réponses, tout en sachant le recadrer légèrement s’il s’éloigne trop du sujet. N’oubliez pas que le but est, avant tout, d’appréhender une éventuelle collaboration. Installez donc un climat de confiance afin de ne pas rendre le candidat trop rigide lors de l’entretien et de mieux cerner sa personnalité.

Savoir recruter c’est savoir intégrer

Les entretiens se terminent, reste plus qu’à faire votre choix afin de savoir quel candidat correspond le mieux à votre culture d’entreprise et au poste proposé. S’en suivra ensuite une période d’intégration et de formation aux pratiques de votre société. Un point qui nécessite une bonne mise à l’écoute de votre part en étant attentif à ses questions dans les premiers temps. L’idée étant qu’il se familiarise avec le mode de fonctionnement de l’entreprise et délivre le meilleur travail possible. Ce temps peut s’associer à la période d’essai, régie par le Code du Travail et les conventions collectives, qui vous laisse la possibilité de vous rétracter si vous pensez, finalement, avoir fait un mauvais choix lors du recrutement.

Vous avez désormais les cartes en main pour trouver la bonne personne, pour le bon poste. Lancez-vous !

Marie Pezé, comment aider dirigeants et salariés à sortir de l’impasse du burn out et de la souffrance au travail ?

Pour réaliser notre enquête, il nous a paru évident de tenir compte de l’expertise de Marie-Pezé qui depuis des années n’a guère ménagé sa peine pour aider dirigeants et salariés à sortir de l’impasse du burn out et de la souffrance au travail.

Un entretien avec Marie Pezé (hôpital de Nanterre) sur la souffrance au  travail | Le blog RH de JF Rio, santé au travail et e-RH

Marie Pezé est Docteur en Psychologie, psychanalyste, expert auprès de la Cour d’Appel de Versailles.
En 1997, pionnière, elle crée la première consultation « Souffrance et travail au Centre d’Accueil et de Soins Hospitaliers de Nanterre. Mais le résultat de son travail est fort significatif car il en existe aujourd’hui près de 150. »

Elle est également Membre Fondateur du Groupe pluridisciplinaire de Réflexion sur la Maltraitance au Travail. Responsable pédagogique du certificat de spécialisation en psychopathologie du travail.
En 2002, elle a participé au groupe de travail sur « le harcèlement moral dans les établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux publics » ; en 2005, à la commission « violence, travail, emploi, santé » puis en 2009 à la Commission Parlementaire UMP sur la Souffrance au Travail.
Présidente de l’association Diffusion des Connaissances sur le Travail Humain, elle est à l’origine du projet d’un site internet, référence dans le domaine et qui permet à tout un chacun de trouver des réponses.

Le contrat de travail, le lien entre le chef d’entreprise et le salarié

Dans le contrat de travail, le chef d’entreprise fixe les objectifs, l’organisateur définit les procédures, l’ergonome évoque les gestes et postures. En fait, l’organisation du travail est souvent réduite à l’application des consignes supposées rendre compte de toutes les situations que le salarié va assumer. Mais au sein de l’entreprise, la réalité peut s’avérer tout autre et engendrer des souffrances. La notion d’équipe est donc essentielle car chacun au sein de l’équipe doit coordonner son action à celle des autres et c’est là que se trouve le cœur des relations humaines où les idées reçues, les préjugés, les émotions, les vécus s’entremêlent.
Travailler ensemble ne se limite pas à juxtaposer des professionnels les uns à côté des autres comme le voulait le travail à la chaîne, souvent véritable broyeur d’humains. En réalité, il s’agit de coordonner les tâches et les savoir-faire des femmes et des hommes. La coopération ne se pratique pas autour d’une table ou depuis un bureau ; elle se situe toujours dans un rapport à quelque chose à faire pour réaliser les objectifs de l’entreprise.

Le travail est d’abord une promesse de s’accomplir en tant qu’être humain.

Il est impératif que Le chef d’entreprise et la hiérarchie demande de l’aide aux acteurs dans l’entreprise : le service de santé au travail avec son médecin, son psychologue du travail, son ergonome, les DP, DS, Le CHSCT afin de régler ce qui peut conduire un salarié au désespoir ou au mal-être.

Le monde du travail est l’espace social qui nous oblige à sortir de nous-mêmes, à interagir, partager et nous confronter avec tous les autres. Travailler, c’est se travailler et travailler ensemble. C’est pour toutes ces raisons que le travail est source de souffrances spécifiques, de destructivité massive, incompréhensible de l’extérieur.

Marie Pezé

Comment se retrouver pour un dirigeant dans la situation du harcèlement ou de la souffrance au travail ?

La souffrance au travail a voulu être ignorée. L’idée communément admise est que le travail ce n ‘est pas une partie de plaisir et donc il faut y souffrir mais il existe des limites à ne jamais dépasser mais surtout des connaissances à acquérir pour ne pas se retrouver avec des salariés en souffrance qui mettent en danger leur santé et celle de leur famille mais aussi celle de leurs collègues.

Prévenir les risques sociaux pour la santé physique et mentale de chacun

Pour prévenir les risques psychosociaux, une démarche de prévention collective, centrée sur le travail et son organisation est à privilégier. Elle vise une situation de travail globale et s’intéresse aux principaux facteurs de risques connus mais aussi peut offrir des conseils pertinents et un accompagnement. 

LES AIDES POUR L’EMPLOYEUR

L’employeur doit s’appuyer aussi sur ses ressources internes :

  • le CSE (Conseil Social et Économique) ;
  • la CSSCT (Commission Santé Sécurité et Conditions de Travail), à condition qu’un dialogue social de bonne qualité s’instaure dans l’entreprise.

Le chef d’entreprise peut s’appuyer les institutions :

  • les CARSAT (ou CRAM) au travers des ingénieurs et des contrôleurs CRAM qui sont spécialistes dans l’hygiène et sécurité, dans la prévention. Ils dépendent de la branche AT-MP de la Caisse nationale d’Assurance Maladie.

Le chef d’entreprise peut pour l’organisation du travail demander l’aide des ARACT :
L’agence nationale d’amélioration des conditions de travail, établissement public administratif sous tutelle du ministre du travail, créée en 1973, tête de pont d’un réseau de 25 structures régionales de droit privé que sont les agences régionales d’amélioration des conditions de travail (ARACT) qui ont été créée entre 1983 et 2004. L’objet de ce réseau est d’améliorer les conditions de travail des salariés et l’efficacité des entreprises et des administrations, d’expérimenter, de capitaliser et de transférer des méthodes de changements concertées.

La digitalisation, la transformation digitale, la transition digitale, kesako ?

En 2021, ces trois expressions, la digitalisation, la transformation digitale, la transition digitale, feraient-elles seulement partie des expressions tendance que l’on entend dans tous les échanges privés ou professionnels ? Que recouvrent-elles ? Sont-elles, pour les entrepreneurs, une réalité lointaine à laquelle ils devront faire face un jour ou l’autre ou font-elles partie de leurs enjeux enjeux actuels.

Digitalisation ?

La digitalisation est un anglicisme dont l’équivalent français est « numérique », et désigne la représentation d’informations au moyen de chiffres. Elle s’accompagne d’une véritable révolution des ressources humaines car les nouvelles technologies donnent lieu à de nouveaux usages, de nouveaux produits, de nouveaux systèmes, de façons inédites de commercer, de communiquer, etc. mais aussi de manières de travailler et donc demande une réelle adaptation de tous les acteurs de l’entreprise. Une entreprise est donc digitalisée, lorsqu’elle intègre les nouvelles technologies au service du fonctionnement et du développement de son activité, souvent dans le but de gagner en productivité.

En quelques mots, la digitalisation met en exergue l’évolution d’une économie essentiellement matérielle, qui s’est développée à partir de points de ventes physiques (bureau, dossiers papiers, paiements en espèces, etc.) vers une économie dématérialisée qui se développe à partir d’échanges de données (plateformes e-commerces, base de données sur serveurs, monnaies virtuelles, etc.).

Or, nous pouvons le constater, si le numérique est adopté sans hésiter par les Français, et sans qu’ils en soient conscients d’ailleurs dans leur vie quotidienne, les PME ont de plus en plus recours à la transformation digitale, mais le plus souvent contraintes par les circonstances et les enjeux immédiats de leur entreprise.

La digitalisation, des TPE-PME, leur atout ?

Il existe un véritable gap entre les paroles, la compréhension et la réalité de la digitalisation des TPE-PME car celles-ci ont une vision réductrice de la digitalisation.
Le « Sondage OpinionWay pour Qonto » sur un échantillon de 1 000 dirigeants d’entreprises de moins de 250 salariés représentatif des entreprises françaises de 0 à 250 salariés, nous permet de cerner la vision des entrepreneurs et de leurs salariés.
Ainsi, pour 61 % des dirigeants interrogés, la digitalisation passe par le biais de trois actions essentielles : la tenue d’un site internet à jour qui apparaît comme une action fondamentale pour faire évoluer leur entreprise, défier la concurrence et la rendre pérenne dans ces périodes de turbulences, la mise en place d’un service informatique efficace pour 53 % des dirigeants , le déploiement d’une stratégie de communication digitale pour 47 % d’entre eux.


La taille de l’entreprise, Un critère pour la mise en place de la digitalisation ?

Il existe de fortes disparités selon la taille de l’entreprise. En effet, les chiffres sont éloquents et mettent en exergue l’influence de la taille sur la digitalisation :

  • 84 % des entreprises de 50 à 249 salariés se considèrent digitalisées ;
  • 66 % des entreprises de 10 à 49 salariés se considèrent digitalisées ;
  • 55 % des entreprises de 1 à 9 salariés se considèrent digitalisées ;
  • et seulement 34 % des entreprises de zéro salarié, se considèrent digitalisées.

En conclusion, plus les entreprises ont de salariés, plus elles ont accéléré la mise en place de la digitalisation numérique.

La digitalisation des régions, un levier de développement

Pour 65 % des TPE/PME, la digitalisation est un levier fort pour le dynamisme et l’attractivité des régions. Cette proportion atteint 68 % dans la région Pays de la Loire et 67 % dans la région Auvergne Rhône Alpes. Un chiffre qui correspond au dynamisme de ces deux régions et qui montre le lien entre digitalisation et attractivité.


Les acteurs de la transition digitale

Pour les entreprises, être accompagnées leur paraît indispensable et utiliser le tissu local est une évidence. A la question de savoir quels sont les acteurs les plus à même de les accompagner les dirigeants d’entreprises ont cité :

  • à 75 % les institutions régionales (CCI, collectivités, région, etc.) ;
  • à 70 % les entreprises spécialisées qui offrent des solutions et des services digitaux (néo banques en ligne, outils de gestion comptable, etc.) ;
  • à 70 % les réseaux d’entreprises locales (Hubs, clubs d’entrepreneurs, fédérations professionnelles, etc.).

IoTerop, la startup française pionnière et spécialisée dans les IoT (internet des objets)

Hatem Oueslati, co-fondateur de IoTerop, la startup française pionnière et spécialisée dans les IoT (internet des objets) qui ne cesse d’innover et de se remettre en question.

Quel a été votre parcours avant IoTerop ?

Nous sommes trois associés, anciens de l’entreprise Intel et cela fait déjà 20 ans que nous travaillons ensemble. Nous avons commencé notre carrière commune, en 1999, chez Palm Computing qui fabriquait à l’époque des organiseurs qui n’étaient pas du tout connectés et y avons acquis une réelle expérience dans la télécommunication et les systèmes embarqués, expérience indispensable aujourd’hui dans ces deux champs et nous y avons même travaillé sur les premiers smartphones. Ainsi, nous avons remplacé les agendas connectés par les nouveaux téléphones. Nous étions alors proches des organismes de standardisation et avons fait le pont avec Palm au centre d’innovation technologique, qui nous a conduits à travers des rachats successifs chez Intel.

Comment vous est venue l’idée ?

Comme nous étions déjà des experts en systèmes embarqués et en télécommunication, nous avons décelé l’opportunité incroyable qu’était l’internet des objets. Jacques était au W3C, David était à l’open mobile alliance et moi à l’alliance GENEVI, qui m’occupe finalement de la standardisation. Nous nous sommes dit alors qu’il y allait y avoir des milliards d’objets connectés et qu’ils allaient avoir besoin de ce que nous savions délivrer à savoir des technologies de sécurité et de gestion à distance qui vont nous permettre d’automatiser le cycle de vie des appareils et de les maintenir en opération tout en assurant une sécurité maximale.

De ces constats et avec notre légitimité nous avons décidé de quitter Intel et de créer IoTerop. Nous avons vu la naissance de ce qui s’appelait l’internet to machine (aujourd’hui internet des objets, ndlr) vers 2011-2013 et les premiers standards pour gérer des interopérabilités. Nous avons donc fait le premier pas en 2016.

Quelles ont les premières grandes étapes ?

Il a d’abord fallu concevoir nos premiers produits et donc fournir des efforts en R&D assez significatifs. Nous avions le savoir-faire mais il a fallu le développer. Les premières étapes ont consisté dans les processus d’incubation et notamment au sein du Business Innovation Center de Montpellier qui a été considéré comme le 4ème meilleur incubateur du monde. Nous y sommes toujours même si nous ne sommes plus dans l’étape d’incubation.

Nous restons encore accompagnés par eux et nous continuons d’échanger avec notre écosystème de l’époque. Ce qui a été également très structurant ce sont les premiers concours d’innovations que nous avons gagné qui nous ont permis d’avoir des financements pour embaucher nos premiers ingénieurs. De fil en aiguille, nous avons monté nos premiers produits et avons pu faire notre « proof of concept » (preuve du concept, ndlr) avec nos premiers clients clés. Fin 2019, nous avons levé 1,5 millions d’euros qui nous ont permis vraiment d’accélérer notre croissance.

Est-ce qu’il a été facile de convaincre les clients ?

Nous avons créé nos premiers produits et ils sont même sortis un an après leur création. Nous avons eu aussi l’opportunité d’avoir des clients en peu de temps avec des projets dans le nucléaire ou les smart city notamment avec la métropole de Montpellier. Ensuite, nous nous sommes adressés à un marché colossal de tous les objets connectés contraints et notamment les compteurs intelligents. Nous avons pu acquérir des références internationales avec lesquelles nous continuons de travailler aujourd’hui, comme Altrom aux États-Unis. Nous travaillons actuellement sur une solution d’éclairage public connecté et intelligent afin d’offrir des économies d’échelle.

Pourquoi avoir fait cette levée de fonds ?

Il est vrai que c’est une belle levée pour une première. Il s’agit d’une pré-série A pour nous. Elle nous a servi à accélérer. Nous avions déjà le premier produit embarqué qui est un logiciel que l’on fournit à nos clients fournisseurs d’objets connectés pour intégrer ses fonctionnalités de gestion à distance et de mise à jour logiciel. Nous avons travaillé sur une plateforme cloud qui permet de gérer de manière massive le cycle de vie des appareils IOT (internet of objects, ndlr) même les plus contraints.

Cela nous a permis aussi d’accélérer notre développement commercial partout dans le monde notamment par l’embauche de commerciaux. Nous avons également beaucoup accéléré notre capacité R&D et aussi la plateforme cloud pour y insérer des fonctions intéressantes. Grâce à cela, nous avons annoncé un partenariat avec Amazon web service fin de l’année dernière et enlever un verrou technologique sur la 5G. J’aimerais beaucoup d’ailleurs que certains grands groupes français aient la même vision qu’eux et considèrent cela comme davantage une opportunité plutôt qu’un risque.

Quels vont être vos prochains défis ?

Nous sommes toujours sur ce processus d’accélération et en 2019, nous étions à peine 8-9 personnes. Aujourd’hui nous sommes plus de 20 et malgré la crise sanitaire, nous avons plus que doublé nos effectifs, ce qui n’est pas anodin pour une start-up. Nous sommes également devenus membres du board en 2020 de l’open mobile alliance, sachant qu’il y a 7 entreprises qui en font partie. Pour nous, cette entrée était synonyme d’une réelle considération car il s’agit du grand consortium mondial qui fédère tous les grands opérateurs mondiaux. C’est là que l’on définit les orientations et toutes les normes pour la sécurisation des objets connectés. Nous sommes l’un des leaders d’une norme. Il y a des entreprises qui ont une renommée mondiale et nous en raison de notre expertise technique nous sommes légitimes.

Et la suite ?

Nous voulons continuer d’avoir le leadership technologique d’un point de vue global c’est-à-dire que nous sommes leaders sur le device management ou sur les aspects sécuritaires. Nous avons des innovations technologiques pour les objets contraints qui sont inégalées en termes de performances. Il y a des ratios de 10 à 20 fois supérieurs par rapport à la concurrence dans le domaine. Le défi va donc être d’accélérer toujours plus notre R&D et commercialisation pour gagner toujours plus de parts de marchés. Notre objectif à terme est de nous insérer dans des milliards d’objets connectés.

Cette année malgré le confinement, nous avons ainsi pu signer un contrat avec EDMI qui est l’un des très gros fournisseurs de compteurs connectés notamment d’eau en Australie. Nous sommes en train ainsi de mettre en place un compteur intelligent qui permet notamment de détecter les fuites d’eau, ce qui est très important là-bas car c’est une ressource fondamentale pour un des pays les plus arides de la planète. Cela permet aussi que chaque personne soit plus consciente de sa consommation. Il faut imaginer que les déploiements se font à l’échelle d’une ville et donc sur des volumes massifs et qu’il faut pouvoir délivrer.

Quelles ont été les plus grandes difficultés que vous avez rencontrées ?

Les grands challenges ont été que personne au début ne connaissait IoTerop, et que personne évidemment ne nous attendait. Comment se faire une place ? Cela a été compliqué mais en même temps à notre portée car il fallait « simplement » se rendre visible de ces grands acteurs. La stratégie de prendre le leadership sur la standardisation s’est révélée payante. Quand vous avez un super produit et un savoir-faire, il faut le faire savoir et là se trouve la réelle difficulté. A travers notre présence et notre implication, nous avons pu asseoir notre légitimité et être très visible de ces grands acteurs qui nous considèrent comme des leaders technologiques.

Finalement, cette visibilité est passée par nos réseaux en première étape. Il faut aussi des moyens financiers pour exécuter et recruter les bons profils et avoir une super équipe de personnes compétentes avec un savoir-faire exceptionnel. Nous sommes capables d’exécuter très vite, ce qui est l’un des avantages d’une start-up car il y a moins de questions qui se posent par exemple sur l’allocation de budgets ou autres.

Y a-t-il eu impact de la crise sanitaire ?

Oui, tout à fait car la crise sanitaire allonge les temps de décision. Il est plus difficile d’en obtenir de la part de certains grands acteurs qui sont eux-mêmes ralentis dans leurs process. C’est pour cela que nous nous sommes concentrés sur des zones géographiques qui ont été moins impactées par la crise. Lorsque nous étions confinés en Europe, nous avons pu nous concentrer sur des deals avec l’Australie et le Japon par exemple. La difficulté est donc de trouver le moyen de les aider à prendre des décisions dans un contexte qui ne les aide pas à décider vite et cela d’autant plus que les processus de décisions sont déjà longs en temps habituel. Encore une fois, nous sentons qu’il y a un regain aujourd’hui dans ces zones géographiques mais que l’Europe a aussi repris de la vitesse.

Quels ont été vos facteurs clés de succès ?

La vision et la volonté je pense. Elles me semblent pertinentes car nous sommes dans un marché astronomique où il va y avoir des milliards d’objets connectés et je pense que nous avons bien compris ce que nous pouvions leur apporter en propositions de valeur et pour réussir leurs enjeux. Ensuite le fait de dérouler rapidement et enfin d’avoir tout de suite visé une stratégie internationale. Nous ne sommes pas sur un marché français ou européen mais mondial et il a fallu nous dimensionner pour être sur celui-ci. Cela impacte les outils de communication qui ont par exemple dès le début été traduits en anglais avec une équipe internationale qui peut également gérer des clients partout dans le monde.

Est-ce que votre business model est resté le même ?

Nous le remettons tout le temps en cause en fait. C’est très bien de définir un business model au départ car cela permet de faire ses projections ou encore de structurer le projet. En réalité, il faut le tordre cependant pour répondre à la demande des clients. Il faut se confronter au marché pour le faire et ceux qui s’en sortent le mieux, c’est ceux qui se tordent en deux pour répondre à la demande du client. 

« La crise sanitaire allonge les temps de décision. Il est plus difficile d’en obtenir de la part de certains grands acteurs qui sont eux-mêmes ralentis dans leur process. C’est pour cela que nous nous sommes concentrés sur des zones géographiques qui sont moins impactées par la crise. »

Hatem Oueslati, co-fondateur de IoTerop

La santé, la préoccupation majeure des Français

La santé est au cœur des préoccupations majeures des Français. Faciliter la vie des personnes qu’elles soient en condition d’handicap ou d’isolement fait partie intégrante d’une bienveillance qui devrait s’avérer constante. Focus sur des idées pour le bien-être des autres.

Une capsule de téléconsultation

La AI Pod, pour Artificial Intelligence Pod, développée par Bodyo, est une grande cabine arrondie blanche, dont l’intérieur s’éclaire avec un néon bleu. Elle permet de faire un bilan santé et des téléconsultations.

« En 6 minutes, elle prend 26 mesures », affirme son créateur Patrice Coutard. « Le poids, la taille, la pression artérielle… Elle cherche même des potentielles maladies et, si elle ne trouve rien, elle entre dans un parcours de prévention. »

Elle a pour cible les pharmacies et les hôpitaux dès le 1er novembre 2021. Les premières cibles de Bodyo sont les déserts médicaux et les zones géographiques où les hôpitaux sont en surcharge. L’objectif est de soulager le personnel soignant en laissant la Pod faire les diagnostics de base.

Fondée en 2018, Bodyo développe des solutions de télésanté à 360° qui engagent les individus dans une démarche responsable d’auto-monitoring tout au long de leur parcours santé au travers de stations d’automesure et de téléconsultation ainsi que des applications web et mobiles compagnons. Sa vision est de sortir des sentiers battus pour redéfinir et mener vers de meilleurs systèmes de santé. Ainsi elle rend la santé accessible au plus grand nombre, en particulier à ceux les plus désavantagés ou situés dans des zones enclavées. Ainsi, Bodyo fabrique des dispositifs attrayants, où le design joue un rôle essentiel, et se fait fort de tenir sa promesse de sans cesse innover dans des technologies exceptionnelles, hautement intuitives et fondamentalement humaines, favorisant ainsi leur adoption et des résultats pérennes pour le bienfait de l’humanité.

Un chien-robot de la police contrôle la température des SDF atteints du Covid-19 à Hawaï

Hawaï : Ce chien-robot de la police contrôle la température des SDF atteints  du Covid-19

La police a en effet dépensé près de 150.000 dollars (environ 123.000 euros) pour l’achat d’un chien-robot Spot. Le Major Mike Lambert et le Lieutenant suppléant Joseph O’Neal avaient défendu l’acquisition de la machine en janvier dernier devant le conseil municipal de Honolulu. Ils avaient mis en avant la protection que le robot fabriqué par Boston Analytics fournirait aux fonctionnaires de police en pleine pandémie de Covid-19.

Spot devrait évoluer au sein d’un camp mis en place pour les sans-abri, qui doivent effectuer une quarantaine pour cause de contamination au coronavirus mais qui n’ont pas pu intégrer les structures existantes. Le robot dispensera les policiers d’un contact rapproché avec les individus malades. Les officiers avaient estimé dans leur présentation qu’éviter une éventuelle exposition aux agents valait bien 150.000 dollars. Le chien-robot est équipé d’une caméra qui permet de mesurer de façon précise la température corporelle. La machine est également programmée pour la désinfection aux rayons UV et aux atomiseurs D’après les responsables, l’achat du Spot est rentable en quatre-vingt-dix jours grâce aux économies réalisées en matière de matériel et de ressources humaines. 

Une table multifonction adaptée à tous les handicaps et transportable

Damien et Noémie Thierry, un frère et une sœur originaires de la région de Toulouse, ont remporté deux médailles au concours Lépine des jeunes créateurs, pour leur table adaptée à tous les handicaps et transportable.

A l’occasion d’une manifestation pour le vol des drones, les deux jeunes soucieux du bien-être des autres ont constaté que les handicapés ne pouvaient pas participer à l’activité.  Noémie Thierry, 17 ans a ainsi conçu une table destinée aux personnes en fauteuil roulant et/ou en situation de handicap, baptisée Uni’Table., Damien Thierry, 20 ans) a réussi à adapter la télécommande d’un drone, avec les conseils d’ergothérapeute, de psychomotricienne, d’un menuisier et de l’association Elheva, basée à Cugnaux. L’ENAC et la fondation Insa ont également aidé à concevoir cette innovation, appelée TouchTab. 

Sa table peut ainsi s’adapter à tous les handicaps, se démonte et se remonte en deux minutes. Elle peut donc s’utiliser partout.  Elle est accessible aux enfants et aux adultes grâce à une barre qui monte et descend à la bonne hauteur. Ils ont déjà reçu des commandes d’associations spécialisées dans le handicap et ont ainsi créé l’association EasyCap pour poursuivre le développement de ce projet. 

Pourquoi les plateformes de crowdfunding sont-elles une source de financement majeure ?

Pourquoi les plateformes de crowdfunding sont-elles une source de financement majeure?

Inconnu il y a à peine 10 ans, le crowdfunding, ou financement participatif, est devenu une technique de financement majeure pour les entrepreneurs. Non ce n’est pas une mode et une tendance pour être dans le courant. Elle répond aux besoins d’une époque qui a mis en exergue les porteurs de projets afin de leur permettre de réussir grâce à l’expérience de créateurs qui ont galéré pour obtenir des financements. Simple et efficace, cette méthode repose sur l’apport d’une plus ou moins modeste somme d’argent par un très grand nombre d’investisseurs. Mais pourquoi les plateformes de crowdfunding sont-elles tant à la mode aujourd’hui ?

Lever des fonds simplement et rapidement

Si le développement du net et l’avènement des réseaux sociaux ont indéniablement aidé à propager si rapidement la pratique du crowdfunding à une échelle planétaire, les nombreux atouts de ce système de financement ingénieux expliquent également pourquoi il est tellement en vogue de nos jours.
Tout d’abord, il s’agit d’une méthode permettant à de petits et moyens entrepreneurs de lever des fonds qu’ils n’auraient jamais pu espérer obtenir par des moyens traditionnels. En effet, en ces temps de crise, les banques rechignent de plus en plus à investir dans des TPE et et sont encore trop attachées à leurs méthodes traditionnelles qui mériteraient pourtant d’être dépoussiérées. Avec le crowdfunding, ce problème paraît contourné.
Le crowdfunding est extrêmement facile à mettre en œuvre. Plus besoin pour les entrepreneurs de passer par la longue et stressante phase d’obtention de fonds. Avec le financement participatif, pas de paperasse inutile, pas de préparations de dossiers interminables, et pas besoin d’organiser réunion sur réunion pour convaincre de potentiels investisseurs.
C’est une méthode rapide. Le crowdfunding permet aux entrepreneurs de rassembler l’argent dont ils ont besoin pour créer leur entreprise ou lancer un nouveau produit en un rien de temps : en moyenne un à deux mois, contre six mois à un an en passant par des modes de financement traditionnels.

Créer une véritable communauté autour d’un projet

Bien plus qu’une méthode efficace pour lever des fonds, le crowdfunding est un moyen inespéré pour les petits et moyens entrepreneurs de se faire connaître et de créer un véritable réseau autour de leur idée. Car les personnes qui investissent dans leur projet sont des personnes qui croient en leur entreprise, et qui vont les entourer, les soutenir dans leur business et leur fournir de précieux conseils.
De plus, le financement participatif permet aux dirigeants de TPE et PME de se constituer une vaste communauté de clients potentiels, à qui ils peuvent pré-vendre des produits avant même leur création et leur mise sur le marché.

Tester la viabilité d’un projet avant même son lancement

Le côté communautaire du crowdfunding est également un moyen pour les entrepreneurs d’obtenir un feedback crucial pour la réussite de leur projet. Ainsi, ils sont en mesure de savoir si leur concept ou produit va vraiment toucher sa cible, et cela leur évite de plonger dans l’inconnu. En effet, si personne n’est intéressé pour financer un projet, c’est sûrement que ce projet ne répond pas à l’attente des clients et est donc voué à l’échec.
Ce feedback permet également aux entrepreneurs d’avoir des avis de consommateurs sur un produit avant même le lancement de celui-ci, et de le modifier et l’améliorer en conséquence. Ce qui constitue un gain de travail considérable sur la période post-lancement du produit.
Enfin, le concept du crowdfunding est un outil de marketing incroyable, qui permet aux entrepreneurs de communiquer leurs idées et le message de leur marque sur le marché énorme au potentiel quasiment illimité qu’est le web.

crowdlending.fr