[Rachat] Vodafone jette Ono dans l’arène

La valeur du câble est en hausse. Ce lundi 17 mars, le deuxième plus grand opérateur mobile au monde après China Mobile, Vodafone, a annoncé sa fusion avec l’entreprise de télécommunications, Ono, rachetée pour 7,2 milliards d’euros. En réalité, le groupe britannique n’en est pas à sa première acquisition.

Olé !

Après avoir refusé la première offre du directeur général britannique, Vittorio Colao, en février dernier, les actionnaires du câblo-opérateur espagnol Ono ont finalement accepté d’être rachetés par Vodafone. L’union de ce dernier avec Ono offre à l’Espagne un fournisseur de communications de premier plan et à Vodafone, une opportunité attractive de création de valeur : depuis jeudi dernier, Ono a été introduit en bourse par Vodafone qui pèse à lui seul 70 milliards d’euros, soit plus du double de la valeur d’Orange. Après les rachats de Cable & Wireless Worldwide (CWW) en avril 2012 et de Kabel Deutschland le 24 juin 2013, Vodafone réalise avec Ono sa troisième acquisition en deux ans sur le marché européen du haut débit.

Pour Vodafone, Ono vaut le coup

La transaction effectuée par Vittorio Colao dote Vodafone de l’infrastructure qui lui manquait en Espagne pour fournir des offres combinant à la fois l’internet à haut débit, le câble, la télévision à la demande et le téléphone cellulaire. Toutefois, Ono revendique la première place en Espagne dans la fibre optique, son réseau étant connecté à plus de 7 millions de foyers à l’intérieur des frontières. Qu’il s’agisse des opérateurs historiques du téléphone fixe, des nouveaux venus nés avec les télécommunications mobiles ou des câblo-opérateurs arrivés par la diffusion de la télévision payante, tous se retrouvent aujourd’hui concurrents pour apporter les mêmes services : la télévision, la vidéo à la demande, l’Internet et le téléphone.

Vodafone vaut de l’argent et semble bien déterminé à accroître sa fortune au sein de l’Europe voire du monde. D’ici là, les concurrents auront peut-être trouvé une nouvelle formule pour les utilisateurs afin de faire face à l’ampleur empirique de l’opérateur mobile britannique.

Quitter la version mobile