TPE : les patrons favorables à l’augmentation du SMIC à 79%

Si l’augmentation du Smic a réussi à convaincre les patrons, les mesures prises par le gouvernement ne sont pas unanimement plébiscitées. L’IFOP, à l’occasion de son 47% édition du baromètre des TPE, s’est penché pour Fiducal sur les mesures populaires, comme celles liées au statut d’auto-entrepreneur et à la politique salariale, ou non, avec parmi elles, la gestion de la crise de l’euro.

Une revalorisation du Smic plébiscitée

Au 1er juillet, l’augmentation de 2% du Smic continue d’attirer les faveurs de 79% des entrepreneurs interrogés. Cela s’explique par le fait que 83% d’entre eux soient favorables à la suppression du salaire minimum. Les retombées de cette augmentation sont pourtant très partagées en termes de pouvoir d’achat et d’emploi : 61% pensent qu’elle aura un impact positif sur la consommation, tandis que 65 % pensent qu’il y aura des retombées négatives sur l’emploi.

Les propositions fiscales globalement appréciées…

La mesure très emblématique de la campagne de François Hollande, celle de la limitation des salaires des grands patrons du service public à 20 fois celui du salarié le moins rétribué mais aussi celle de la taxation à partir de 1 million d’euros annuel, sont bien accueillies à respectivement 81 % et 62%.

L’ISF est également au cœur des préoccupations : 61% des dirigeants s’avouent favorables à l’application de l’ancien barème.

…avec toutefois des réserves

Pour ce qui est en revanche de la TVA sociale, elle est quelque peu remise en question : seulement 48% des sondés s’avèrent satisfaits de cette mesure. Une plus forte majorité refuse l’augmentation de la fiscalité sur l’intéressement (60%).

Un manque de confiance généralisé

Le gouvernement ne fait pas l’unanimité du point de vue de la stratégie économique qu’il mène : les dirigeants sont majoritairement orientés à droite et doutent de la capacité du gouvernement à surmonter la crise de la dette et à redresse l’économie nationale, et ce, dans 32% des cas.

Ce manque de foi en les solutions apportées par le gouvernement passe aussi par la méconnaissance des représentants de l’entrepreneur : la ministre en charge de l’artisanat, Sylvia Pinel, et la ministre déléguée en charge des PME, de l’innovation et de l’Economie numérique ne sont connues que par 21 et 34% des dirigeants. 69% accueillent avec enthousiasme cependant la proposition de Sylvia Pinel pour limiter la durée du statut d’auto-entrepreneur à 2 ans.

C’est la crise de l’euro qui catalyse toutes les angoisses des entrepreneurs : 87% s’en disent inquiets, et 85% anticipent une récession au niveau européen. Ils sont 48% à penser que la France pourrait connaître l’actuelle situation grecque, espagnole ou italienne, d’où une acceptation à 52% du potentiel mécanisme d’exclusion de la zone euro des pays qui ne maîtrisent pas l’évolution de leur dette. 80% voient le retour au franc comme une menace pour les affaires.

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