BusinessDévelopper

Ces start-up qui sont devenues des scale-up

Start-up à succès qui a su démontrer l’efficacité de son business model, la scale-up a aujourd’hui le vent en poupe. Avec pour principal point commun une croissance fulgurante, celles qui connaissent une telle réussite se placent au cœur des conversations. Mais alors, quelles sont ces entreprises au fort potentiel de développement, qui sont parvenues à un changement d’échelle remarquable ? 

Le spécialiste de réservation de restaurants en ligne : La Fourchette

A l’image de la licorne française leader du covoiturage (ndlr : il s’agit bien entendu du célèbre BlaBlaCar), la plateforme LaFourchette bénéficie aujourd’hui d’une forte notoriété. Fondé en 2006 par trois entrepreneurs, Bertrand Jelensperger, Denis Fayolle et Patrick Dalsace, le spécialiste de l’univers de la restauration affiche une croissance notable. Grâce à un business model novateur, les fondateurs du site de réservation français ont su dénicher un secteur clé pour se développer. Une période qui intervient juste après une rencontre en 2006 avec Alain Ducasse, un chef mondialement reconnu. Proposant aux internautes de réserver leur place au sein de nombreux restaurants partenaires du site, LaFourchette a réalisé 100 % de croissance entre les années 2011 et 2012. Alors que la première réservation sur la plateforme a eu lieu au mois d’octobre 2006, lors de sa création, en novembre 2012, le site assure plus de 10 millions de couverts réservés. En l’espace de 6 années, la start-up, devenue scale-up, fait état de 7 000 établissements partenaires. Grâce au site, ces derniers ont généré plus de 120 millions d’euros de revenus entre mai 2011 et mai 2012. Pour l’année 2015, LaFourchette affiche un chiffre d’affaires de près de 16,3 millions d’euros pour un effectif de moins de 99 salariés. 

Un clone à succès de BlaBlaCar 

Surfant sur le succès de BlaBlaCar, le nouveau venu, Drivy, connaît également une croissance remarquable. Spécialiste français de la location de véhicules en libre-service à destination des internautes, la plateforme communautaire a su imposer un business model mélangeant le site communautaire à la plateforme de réservation. Drivy demeure le fruit d’un modèle économique novateur créé en 2010 par Paulin Dementhon. La plateforme propose aux particuliers de mettre à disposition d’autres membres du site leur véhicule en libre-accès. À mi-chemin entre la plateforme d’échange et de réservation, et l’économie collaborative, Drivy dispose désormais de 850 000 utilisateurs pour une flotte de 35 000 véhicules répertoriés. La start-up devenue, elle aussi, scale-up a d’ailleurs réalisé une levée de fonds à hauteur de 31 millions d’euros auprès de business angels afin d’asseoir son développement sur le secteur. Juste après le rachat de ses deux principaux concurrents, Livop et Autonetzer, et avec 4,5 millions d’euros de chiffre d’affaires pour seulement 70 salariés, Drivy revendique son leadership au niveau européen. 

Le leader des solutions numériques basses fréquences : Sigfox

Fleuron de l’industrie du high-tech et des technologies connectées, Sigfox se présente comme une start-up toulousaine spécialisée dans l’Internet des objets. Créée en 2010 par Christophe Fourtet et Ludovic Le Moan, celle-ci est actuellement présidée par Anne Lauvergeon, l’ex dirigeante d’Areva. Devenue scale-up après une levée de fonds record en novembre 2016, de l’ordre de 150 millions d’euros, l’entreprise s’assure une expansion optimale à l’international. Leader mondial du développement de solutions bas débit utilisant la technologie radio UNB basses fréquences, Sigfox couvre aujourd’hui 26 pays et revendique déjà plus de 10 millions d’objets connectés à travers le monde. La société toulousaine possède un réseau français qui regroupe 1 300 antennes et souhaite s’étendre au Moyen-Orient ainsi qu’en Afrique. Avec 6 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015, Sigfox compte bien multiplier par 10 ses bénéfices et atteindre l’objectif des 20 milliards d’objets connectés d’ici 2020. 

Le précurseur des vêtements haut de gamme d’occasion : VideDressing

Marketplace made in France créée en 2009 par Meryl Job et présidée par Laura Peccia-Galletto, Jeremy Delorme et Hervé Lourdin, VideDressing s’avère être aujourd’hui le spécialiste des vêtements d’occasion de luxe. Avec plus de 700 000 membres et un trafic mensuel de 3,5 millions d’internautes, le site a généré un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros en 2014. Comptant environ 45 salariés, VideDressing adopte une stratégie payante sur une niche spécialisée. Une commission de l’ordre de 15 % des achats sur le site est prélevée par VideDressing et assure une partie de ses revenus, sur laquelle repose le business model de la plateforme. La plateforme de vente revendique d’ailleurs des partenaires et fournisseurs dans près de 100 pays avec plus de 100 000 références de luxe disponibles. Le site en ligne est ainsi passé de 60 000 inscrits, à ses débuts, à plus de 700 000 clients après une levée de fonds réussie en 2013 de 4,6 millions d’euros. Accessible depuis les États-Unis, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, la Suisse et le Royaume-Uni, le leader du prêt-à-porter d’occasion de luxe se révèle également le partenaire de nombreux magazines féminins. 

Le pro de la relation client en ligne : IAdvize

Etablie en 2010 par Julien Hervouët et Jonathan Gueron, la plateforme nantaise iAdvize s’est imposée comme l’un des leaders européens. Spécialisée dans la relation client à distance entre les professionnels et leurs clients, iAdvize offre aux entreprises des solutions innovantes. La plateforme leur propose des outils messaging tout-en-un, regroupant les réseaux sociaux, un chat et la vidéo conférence. Créée avec seulement un capital de 25 000 euros, iAdvize a su devenir une scale-up après une levée de fonds de 14 millions d’euros en 2015. Un montant estimé à 700 000 euros qui a permis à la société de racheter Bringr afin de compléter les fonctionnalités de ses outils de communication. Pour l’année 2014, iAdvize avait enregistré plus de 4,5 millions d’euros de chiffre d’affaires. iAdvize compte par ailleurs pour partenaires de nombreux grands comptes tels que Cdiscount, BMW, Boursorama, RueduCommerce ou encore Numericable ou Pôle Emploi. La scale-up a également accéléré son développement en Europe du Nord après s’être implantée au sein de plusieurs pays comme l’Espagne, l’Allemagne ou le Royaume-Uni.

Afficher plus

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page