Sécurité sociale : Hausse des prélèvements en 2013

Présenté ce lundi, le projet du budget de la sécurité sociale prévoit une hausse supplémentaire des prélèvements en 2013, pour obtenir 5 milliards d’euros de recettes, permettant ainsi de réduire le déficit à 11,4 milliards. Cependant, quelques surprises sont à prévoir.

Le gouvernement ne fera pas de jaloux. La même fiscalité sera appliquée sur le tabac à rouler, les cigarillos et les cigarettes. En plus de la hausse de 10% appliquée aujourd’hui sur le prix du tabac, celui-ci connaîtra une augmentation supplémentaire d’environ 10%. Par la suite, dès le 1er juillet 2013, la fiscalité du tabac sera plus importante, ce qui impliquera de nouvelles hausses de prix qui rapporteront 250 millions d’euros à l’Etat.

Concernant les indemnités de rupture conventionnelle, celles-ci seront taxées. Le gouvernement compte les soumettre à un forfait social de 20% pris en charge par l’employeur, ce qui rapportera 330 millions d’euros. Les élus locaux participeront également à cette contribution, rapportant 140 millions d’euros.

Le prélèvement des pensions des retraités imposables passera à 0.3% en 2014, soit 700 millions d’euros de gain pour l’Etat. Il en est de même pour EDF et GDF qui subiront également une hausse de taxe, se répercutant directement sur les factures des ménages, rapportant ainsi 160 millions d’euros. En revanche, le gouvernement a annulé temporairement son projet de faire payer les cotisations d’assurance-maladie des Français travaillant en Suisse.

D’autres mesures évoquées depuis quelques jours ont été validées : La hausse des taxes sur la bière, la hausse des prélèvements sociaux des indépendants et commerçants, l’augmentation des cotisations des fonctionnaires hospitaliers et territoriaux (cotisations employeurs), la suppression du paiement par forfait des employés à domicile et l’augmentation de la taxe sur les salaires pour les banques. Toutes ces mesures permettront à l’Etat de récupérer plus de 3 milliards d’euros.

Concernant l’assurance-maladie, les baisses de prix des médicaments rapporteront près de 900 millions d’euros. Les tarifs de certains médecins et des biologistes seront diminués à hauteur de 155 millions. De plus, Le gouvernement entend limiter les prescriptions des médicaments pour ainsi économiser plus de 600 millions d’euros. Quant aux hôpitaux, ces derniers devront réduire leurs coûts de 650 millions d’euros en rationalisant leurs achats, en développant le plus possible des pratiques moins coûteuses, ou en limitant la facture des médicaments les plus chers.

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