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[Levée de fonds] Reworld Media collecte 2 millions d’euros pour s’implanter sur le marché asiatique

L’actuel PDG de Reworld Media, Pascal Chevalier, a le vent en poupe. Après avoir racheté les huit magazines de Lagardère, il s’attaque à la Chine et à l’Asie du Sud. Grâce au phénomène du « Made in France », le leader du groupe media multi-canal souhaiterait introduire son business model sur le continent asiatique.

Par son milliard d’internautes, l’Asie est l’avenir et ça Pascal Chevalier l’a bien compris. Le récent nouveau propriétaire des titres Lagardère envisage de conquérir le marché de l’extrême Orient, notamment Singapour, la Malaisie, Taïwan et Hong Kong cet été pour ensuite étendre son développement en Indonésie, en Thaïlande, en Corée du Sud, au Japon et en Chine avec le magazine Marie France Asia. Son site Internet Mariefranceasia.com a déjà fait sa place dans ces pays avec plus de 500 000 visiteurs uniques.

L’Asie est un marché porteur du « Made in France », « Les marques françaises y jouissent d’un statut à part, avec un positionnement premiumisé à l’extrême » dévoile Pascal Chevalier. Ainsi, après le succès de son site Internet, le dirigeant français vient d’obtenir 2 millions d’euros auprès d’Hera Capital, la société de gestion des placements localisée à Singapour. Cette entreprise a déjà investi dans le « Made in France » avec les marques telles que Sophie Paris, Bel Perfumes ou Crème Simon.

Reworld Media compte s’inspirer du business model de ses débuts ; le content commerce (autrement dit, la vente de contenu). Toutefois, cette stratégie n’est pas au goût de tout le monde : « Nous ne sommes plus là face à des projets éditoriaux mais face à des opérations low-cost strictement publicitaires, au service desquelles monsieur Chevalier prétend mettre les rédactions », a réagi les syndicats de Lagardère après le rachat des titres de la société. Pascal Chevalier ne s’inquiète pas « […] seuls les médias qui réussiront à mettre la plume de leurs rédactions au service de la capacité d’innovation de leur régie seront à même de sortir du lot ».

Cette orientation peut l’aider à augmenter les ventes du magazine féminin Be, en mal de notoriété depuis 2013. Pascal Chevalier veut notamment développer l’e-commerce, un nouvel axe que Be a déjà tenté mais qui fut un échec. « Be est une marque géniale dont la qualité éditoriale n’est pas à prouver. Je reste persuadé que nous pouvons les aider à développer des nouveaux leviers de revenus sur l’e-commerce », conclut le PDG.

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