Retour du débat sur la défiscalisation des heures supplémentaires

Un député PS a dernièrement critiqué la fin de la défiscalisation des heures supplémentaires. Il préconise d’exonérer les heures supplémentaires des personnes qui en effectuent peu et qui sont faiblement rémunérés.

Le député de l’Essonne Thierry Mandon, également porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée, vient en effet de proposer de réinstaurer une défiscalisation des heures supplémentaires pour les revenus modestes. Pour lui la suppression du dispositif était une erreur, il a déclaré en ce sens lundi 19 août à l’antenne d’Europe 1 : « Je crois qu’en effet nous sommes allés un peu vite, pas pour des raisons politiciennes mais pour des raisons d’analyses économiques, sur la suppression de la non-imposition des heures supplémentaires ».

Il a ajouté « Je pense que cette mesure aurait mérité d’être beaucoup plus fine et que nous aurions dû imaginer une sorte de plancher, c’est-à-dire que peut-être les 1 500 ou 2 000 premiers euros annuels de gain pour un salarié sur les heures supplémentaires restaient non soumis à l’impôt sur le revenu ».

Pour rappel, la défiscalisation avait été mise en place sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, une des mesures phares du fameux « paquet fiscal », puis supprimée à l’arrivée au pouvoir de François Hollande en raison de son coût.

La gauche reste divisée sur ce point. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, considère que la défiscalisation était « une incitation fiscale à ne pas embaucher » et que « c’est pour cette raison qu’elle a été supprimée ». Pierre Moscovici a pour sa part rappelé que « ce régime supplémentaire n’a pas créé d’emploi. Dans une période de crise, il a été un facteur de découragement à la création d’emplois en CDI ».

Quitter la version mobile