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[Acquisition] Le rachat de SFR : les gagnants et les perdants

Durant un mois, Bouygues et Numericable se sont livrés à une lutte acharnée à coup de surenchères et de contre-propositions pour convaincre Vivendi de leur céder la filiale de téléphonie mobile SFR. Après des semaines de suspense, Vivendi cède finalement SFR à Numericable, rejetant ainsi l’offre de Bouygues Telecom. Après cette opération, voici le bilan des gagnants et des perdants.

Vivendi, le grand gagnant

Vivendi souhaitait se séparer d’une partie majoritaire de sa filiale de téléphonie mobile depuis la fin de l’année 2013 car le résultat d’exploitation de SFR, en baisse de 9,6% sur un an à 2,7 milliards, a pesé sur ses résultats. Tandis que le conseil d’administration du groupe négociaittions exclusives avec Numericable, Bouygues est entré dans la course à la concurrence en offrant 15 milliards d’euros en numéraire et 10% du nouvel ensemble pour Vivendi. L’offre de Numericable a séduit Vivendi avec une proposition de 13,5 milliards d’euros à la réalisation de l’opération, un complément éventuel de prix de 750 millions d’euros et une participation de 20% pour Vivendi dans le nouvel ensemble. Un bonne affaire pour Vivendi puisque la valorisation proposée est supérieure au chiffre d’affaires de SFR

Numericable, vainqueur 

Acteur mineur du secteur des télécoms, Numericable va pouvoir commencer à jouer dans la cour grands avec le rachat de SFR qui compte environ 28,2 millions d’abonnés. Grâce à cette acquisition, Numericable devient le deuxième acteur du marché derrière Orange, leader avec 29,2 millions de clients.

Bouygues Telecom, perdant malgré ses efforts

S’il était parvenu à mettre la main sur SFR, Bouygues Telecom serait devenu le numéro un du secteur, avec 32,4 millions de clients, soit 50% du marché. Cependant, Bouygues va devoir revoir sa stratégie sur un marché ultra concurrentiel. En effet, la fusion entre SFR et Numericable constituerait un risque pour Bouygues du fait sa faible présence dans le fixe. L’opérateur a tout intérêt à poursuivre ses efforts commerciaux, comme ceux réalisés sur la 4G. Pour cela, Bouygues doit gagner en légitimité sur sa capacité à déployer un réseau de qualité et montrer une volonté d’accélérer ses déploiements sur l’internet fixe afin de sécuriser ces deux univers.

Dans toutes les luttes, il y a des gagnants et des perdants. Reste à savoir ce que vont devenir les uns et les autres après cette transaction : l’avenir nous le dira…

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