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Quand l’Afrique (s’) entreprend

Comme les économistes s’accordent à le dire, l’Afrique : 54 pays, 1 milliard d’habitant, est le continent du XXI ème siècle !

Avec une croissance sans interruption de 5% en moyenne, des ressources naturelles (pétrole, gaz, minerais rares et stratégiques, eau et terres arables), l’Afrique est capable de financer son développement, de répondre au besoin d’une classe moyenne émergente de 150 millions de foyers et d’une population de 2 milliards d’’habitant prévue pour 2050. 

Rien d’étonnant donc à ce que les capitaux affluent de toutes part pour financer le développement d’infrastructures et capter les marchés extrêmement rentables. 

Un continent incroyablement riche de ses ressources naturelles et de sa diversité culturelle mais paradoxalement (ou curieusement) miné par des guerres, les maladies incurables et la malnutrition.
A l’heure ou la guerre au Mali bat son plein c’est à peu de choses près l’idée que nous nous faisons tous du berceau de l’humanité et premier grenier du monde : Un continent maudit !

Tous ? Pas vraiment. 

Car loin des stratégies de développement économique, décidées pour eux, sans eux par des dirigeants politiques d’un autre temps, une poignée d’africains ont choisi depuis une dizaine d’années de rompre avec ce regard porté sur ce continent supposé « malchanceux » en créant l’Afrique dans laquelle ils aimeraient vivre. 

Des solutions locales pour un rayonnement mondial

Ces entrepreneurs africains dont vous n’avez sans doute jamais entendu parler ont choisi de se concentrer sur les forces de leur pays respectifs.Afin de répondre localement aux défis auxquels le continent entier est confronté : lutter contre la pauvreté en créant des emplois locaux, transformer les ressources et donner de la valeur ajoutée aux produits exportés, responsabiliser les dirigeants politique et assurer l’état de droit, prendre la parole à travers les médias et les nouvelles technologies de l’informations pour qu’enfin leur vision du développement et de la croissance soit entendue. 

Loin de percevoir l’ouverture des frontières comme un danger ces entrepreneurs africains appellent au développement d’un marché intérieur africain permettant de mettre en lumière,à l’échelle mondiale, la diversité des talents et la richesse culturelle du contient. 

Chacun applique avec succès le concept du « Think Global, Act Local » en trouvant des solutions locales adaptées aux problématiques du continent et sans doute aux problématiques mondiales.

Parmi eux : des femmes comme l’éthiopienne Bethlehem TilahunAlemu créatrice de 300 emplois.
Sérieuse concurrente d’Adidas dans son pays avec sa marque de chaussures écologique et équitable SoleRebels.

Le nigérian Innocent Chukwuwa, premier fabricant de mobylettes et de voitures made in Africa, permettant de mettre fin à la pollution générées par les cadavres ambulants dont les automobilistes européens veulent se débarrasser.

Le béninois Leonard Wantchekon, économiste fondateur du premier institut de recherche empirique en économie politique au Bénin.

Mo Ibrahim l’anglo-soudanais,à l’origine de l’indice permettant d’évaluer la qualité de la gouvernance pour chaque pays africain. 

Les exemples sont nombreux pour démontrer que l’Afrique est une terre d’entrepreneurs en puissance.

L’électrochoc de la guerre au Mali

La transformation de l’Afrique est imminente et les évènements au Mali peuvent avoir l’effet d’un électrochoc. 

Les causes et les conséquences désastreuses de cette guerre ne pourront être endiguées sur le long terme qu’à travers l’éducation, la formation, la transmission d’information au plus grand nombre pour construire une génération d’Africains entrepreneurs conscients. Prêts à préserver ce que ce continent a de plus précieux : ses ressources naturelles notamment ces terres arables exemptes d’intrants chimiques, son sous-sol, sa diversité culturelle et ses talents.

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