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Protection sociale des salariés : sondage

Depuis mardi, les parlementaires discutent d’un projet de loi sur la sécurisation de l’emploi, qui modifiera les règles de fonctionnement au sein des entreprises. Dans ce contexte, APRIL/TNS Sofres annonce aujourd’hui les résultats de son sondage. Il est sans appel ! Les salariés et les entrepreneurs partagent un attachement commun à la notion de liberté de décision des dirigeants.

Un refus commun du système paritaire sur la protection sociale

Nettement soutenus par leurs salariés avec une cote de confiance à 83%, les dirigeants de TPE/PME souhaitent rester maîtres de leurs prérogatives au sein de leurs structures. Ils ne veulent pas être remplacé en terme de prise de décision par les partenaires sociaux, ni même être entravés par des instances qu’ils jugent plutôt sévèrement.
Selon le sondage les partenaires sociaux sont considérés comme illégitimes et inefficaces pour gérer seuls la protection sociale. Dans le détail, on note que 62% des entrepreneurs les jugent illégitimes et que 54% les jugent inefficaces dans le processus de choix de la complémentaire santé.

Qui doit choisir la couverture santé d’une entreprise ? 

La majorité des sondés pense que cette tâche revient aux dirigeants et aux salariés avant les partenaires sociaux. 70% des chefs d’entreprise n’ayant pas de contrat santé collectif estiment qu’ils doivent décider eux-mêmes et 46% des salariés de PME jugent nécessaire d’être associés au choix de leur couverture santé.

Vision sur la complémentaire santé 

Selon les salariés elle améliorerait la situation globale : 65% d’impact positif pour le salariat français. Les chefs d’entreprise sont plus nuancés : 27% y voient un impact négatif pour leur entreprise et 31% espèrent des conséquences positives. Les plus septiques face aux évolutions à venir sont les entreprises qui n’ont pas de complémentaire santé : 47% de ces chefs d’entreprise y voient un impact négatif.

Perception mitigé de l’ANI et du projet de loi sur la sécurisation de l’emploi   

En effet, on constate que toutes les mesures ne sont pas bien comprises. Il persiste des craintes pour l’emploi (29% des salariés) malgré le sentiment que ce texte contient certaines avancées sociales pour la situation des salariés.
Côté entrepreneurs, l’ANI n’est pas perçut comme une révolution. 62% d’entre eux, pensent que cet accord ne changera rien au fonctionnement de leur entreprise.

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