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Pavillon Dauphine : les choix bizarres de l’administration.

L’affaire du Pavillon Dauphine actuellement en renouvellement de sa concession, nous rappelle que les choix qui pourraient nous apparaitre logique en tant que client du secteur privé ne s’appliquent pas forcément dans le secteur public. 

En l’occurrence le Pavillon Dauphine était concessionnaire depuis 38 ans d’une concession qui a su se créer une véritable clientèle fidèle, une image de marque forte et créer de nombreux emplois. Suite à une remise en concurrence, ce n’est pourtant pas eux qui étaient retenus.

Une situation étrange

En décembre 2012 la société SARL Pavillon Dauphine avait d’ailleurs obtenu le retrait de son dossier de l’ordre du jour du Conseil de Paris en demandant à la Mairie de Paris de reconsidérer le dossier notamment son aspect social.
La décision de sélectionner un candidat différent avait d’autant plus surpris les titulaires de la concession que ce dernier posait des garanties sur l’emploi dans un contexte de crise particulièrement difficile et déclarait : « nous ne comprenons pas pourquoi alors que nous sommes les seuls à apporter toutes les garanties financières (y compris la redevance la plus importante) et à garantir l’emploi sur site à 100 %, la Commission des Finances de la Mairie de Paris a retenu une entreprise qui ne garantit pas l’emploi ». Cette déclaration sur l’emploi faisant d’ailleurs actuellement l’objet de la rédaction d’une chartre.

Un candidat sans garanties financières ?

Dominique Ambert, gérant du Pavillon Dauphine, avait également invoqué la faiblesse du candidat retenu par la Commission des Finances de la Mairie de Paris notamment quand à la situation financière du candidat : « qui se trouve en quasi cessation de paiement ». Il évoquait ainsi quelques chiffres tels qu’un « total des pertes des sociétés du groupe pour la période 2003 – 2010 au 31 décembre 2010, de 4.516.813 € » et « un montant de l’actif net circulant (stocks, créances nettes et disponibilités) sous déduction du total des dettes, au 31 décembre 2010, négatif et correspondant à un endettement net de 5.066.931 €. »

La CGT et le patronat d’accord.

Pour une fois, la représentation syndicale CGT et le patronat semblent d’accord et ont décidé de combattre ensemble ce qu’ils estiment « une injustice ».

Quant à la ville de Paris, elle a appliqué les procédures et respecté à la lettre le principe de l’égalité de traitement entre les candidats, qui suppose de ne pas avantager le titulaire sortant. Ainsi, l’attributaire semble avoir su parfaitement jouer avec les critères d’une procédure, qui aurait, certes, pu davantage intégrer les garanties en terme d’emploi.

A savoir désormais si la Mairie de Paris reconsidérera sa position, en déclarant par exemple la procédure initiée sans suite, et en la relançant avec de nouvelles considérations sur l’emploi, ou si elle ira au terme de la procédure. Quant à la SARL Pavillon Dauphine, elle se souviendra qu’une administration analyse les dossiers in abstracto, ce qui suppose de n’avantager personne, même un titulaire sortant qui aurait donné toute satisfaction.

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