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[Politique] Pacte de responsabilité

Ce mercredi, le ministre du Travail, François Rebsamen a décidé de mettre les bouchées doubles en organisant une grand-messe autour du pacte de responsabilité. En d’autres mots, c’est l’occasion rêvée pour lui de rattraper l’échec de la conférence sociale du début d’été. Gros plan sur cette rencontre, où le point sur les contreparties après la baisse des charges patronales a été discuté.

Attentes du gouvernement

40 milliards d’euros, c’est la grosse somme qu’aura déboursée le gouvernement pour venir en aide aux entreprises. En échange de cette générosité, le gouvernement s’attend à ce que les dirigeants s’engagent de manière véritable- soit en concluant des accords en matière d’emploi, d’améliorer les formations et également les conditions de travail. Toutefois, à entendre le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, il se trouve que les choses ne se déroulent pas comme prévu, « Plus ça va, plus on se rend compte que le gouvernement a accordé des aides aux entreprises sans contrepartie. Maintenant il rame pour essayer de montrer que c’est positif, mais il n’y arrive pas ».

Accord signé seulement dans le secteur de la chimie

Le seul secteur où un accord a été officiellement signé est la chimie, et ce, en six mois. Aussi, il se trouve qu’il est maintenant hors de question que deux millions d’emplois soient créés après le pacte. Le ministre du Travail avance également qu’il est temps d’abandonner les objectifs chiffrés et qu’il faudrait à présent se concentrer sur le dialogue. Ainsi, d’ici 2017, si tout va bien, 47,000 emplois viendront s’imprégner dans le secteur du travail. Par ailleurs, le 4 septembre dernier, le Medef a déclaré que 77 branches professionnelles en parlent déjà. L’organisation affirme que « deux ont déjà finalisé leurs premières discussions par la signature d’un texte, une vingtaine devrait avoir finalisé leurs discussions d’ici fin octobre et le reste avant la fin de l’année ».

La CFDT a son mot à dire

Selon la CFDT, il se trouve qu’au niveau des négociations, seulement une vingtaine aurait réellement commencé. Laurent Berger, le patron de la CFDT, souligne que « deux branches ont signé un accord, la métallurgie et la chimie, 20 ont ouvert des négociations, quatre font un état des lieux et 24 n’ont rien fait du tout. Cela ne va pas assez vite. Ce n’est pas acceptable ». Quant à la CFE-CGC, elle a elle aussi son mot à dire ! Régis Dos Santos, porte-parole de cette branche, déclare être révolté et que « ce qui a déclenché notre colère, c’est de voir que la banque figure dans la liste des branches citées par le Medef comme ayant entamé les négociations, alors que (…) nous n’avons pas commencé à discuter, et encore moins à négocier ».

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