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[Juridique] Des mesures prises contre les jeux avec achats intégrés

Sur tous les catalogues d’applications, des jeux étiquetés
gratuits contiennent des achats intégrés. Ces jeux, qui sont gratuits à
l’achat, nécessitent d’acheter divers objets ou bonus afin de progresser
rapidement dans le jeu. Dorénavant, ces applications ne seront plus affichées
comme gratuites sur Google Play en Europe à la demande de Bruxelles.

Une pratique commerciale trompeuse mais répandue

Cette mesure ne concerne pour l’instant que les appareils sous
Android. La mention de gratuité d’une application va devenir de plus en plus
rare sur le catalogue d’application de Google. Tous les jeux dont le
téléchargement est gratuit mais qui nécessitent des achats supplémentaires avec
une carte bancaire seront signalés d’une mention « achats via
l’application proposés ». Des centaines de jeux sont concernés, notamment
les célèbres Candy Crush ou Temple Run. Ce changement est dû à une demande de
la Commission européenne, qui considère que le fait d’afficher un jeu gratuit
alors qu’il ne l’est pas entièrement est une pratique commerciale trompeuse. Si
pour certains jeux, l’achat de contenu payant n’est que facultatif et
esthétique, d’autres jeux ne sont pas jouables si le joueur n’achète pas de
contenu bonus.

Des mesures qui protègeront les enfants

Grâce à ces contenus payants, plusieurs entreprises ont fait
fortune, comme King, qui édite Candy Crush. Ces entreprises sont aussi devenues
les ennemies des parents : les enfants, qui jouent aux jeux sur le compte
de leurs parents, dépensent sans compter dans les bonus et vies supplémentaires
sans aucun problème car aucun numéro de carte bleue ou mot de passe n’est
demandé. La Commission européenne a décidé de revoir les politiques d’Apple et
de Google vis-à-vis de ces jeux.  Les
firmes devront notamment ne plus induire le consommateur en erreur quant au
coût réel d’un jeu, demander le consentement du consommateur avant chaque
achat, afficher une adresse de contact et ne plus inciter les enfants à acheter
du contenu payant.

Apple, le mauvais élève selon la Commission européenne

A l’inverse de Google, Apple n’a proposé aucune mesure ou
solutions pour « traiter les craintes liées à l’autorisation de
paiement ». Mais Apple n’est pas d’accord avec la Commission
européenne : les applications avec achat intégrée étaient identifiées, et
une catégorie enfant avait été créée avec un niveau de protection plus fort
pour les moins de 13 ans. Pour les autorisations de paiement, une fonction
« ask to buy » sera mise en place dans la prochaine version d’iOS.
Grâce à cette fonction, une notification sera envoyée aux parents si leur
enfant souhaite faire un achat sur l’App Store. Le parent pourra autoriser ou
non l’enfant à acheter le contenu.

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