[Politique] Manuel Valls : Garder la tête haute après une deuxième débâcle électorale

Au lendemain d’une victoire historique du parti d’extrême droite dirigé par Marine Le Pen, le Front National, et après une seconde élection marquée par des résultats très inquiétants pour le Parti Socialiste, qui enregistre son score le plus bas depuis l’existence des élections européennes avec 13,98% des suffrages, Manuel Valls tente de calmer les foules et de rassurer en expliquant que pour être efficace, le programme politique du gouvernement a besoin de temps.

Petit rappel des résultats

A la suite de ces élections européennes, le Front national a remporté 24 sièges avec 24,96%, l’UMP a remporté 20 sièges avec 20,80%, le PS quant à lui n’obtient que 13 sièges sur les 74 attribués à la France, avec 13,98% des votes, selon le dernier décompte de l’AFP. Viennent ensuite l’UDI (9,9%), l’EELV (8,92%), ainsi que le Front de gauche (6,34%.).

Ne pas se laisser déstabiliser

Invité politique sur RTL ce matin, le Premier ministre Manuel Valls à annoncé que malgré l’expression du mécontentement des Français hier lors des européennes, il ne fallait pas changer de « feuille de route » et a également demandé aux électeurs, du « temps » pour que les axes politiques du gouvernement portent leurs fruits.

« Il faut du temps, et moi je demande ce temps ». « Il ne s’agit pas de baisser la garde, de refuser ses responsabilités, de laisser la place à l’extrême droite », a déclaré Manuel Valls ce lundi matin sur RTL.
Parallèlement, la « vedette » de ces élections, Mme Le Pen, a annoncé à la suite de ces résultats, qu’il fallait que l’assemblée nationale soit dissoute pour prendre en compte, ce qu’ont exprimé les électeurs lors de ces européennes.

A ce sujet, le Premier ministre a immédiatement réagi : « c’est Mme Le Pen qui propose cela. Un mandat a été donné au président de la République pour cinq ans, nous avons une majorité à l’Assemblée nationale, une feuille de route a été tracée, et moi je ne veux pas changer cette feuille de route », « Le quinquennat doit aller à son terme. Nous n’allons pas rajouter à la crise d’identité, la crise morale que la France traverse, en plus, le désordre par des élections, par un pays qui serait ingouvernable », a ajouté Manuel Valls.

Cependant même si le gouvernement ne compte pas changer ses axes politiques, il prend en compte ces résultats et les relativise en notant le taux d’abstention très important qui ne permet pas de refléter l’opinion de tous les électeurs.

Euro-conviction et baisse d’impôts

Le Premier ministre ne se dégonfle pas et continue à afficher sa détermination pour sortir la France de cette crise qui prend un caractère identitaire. Sortir de la crise certes, mais par le biais de l’Europe, qui est selon Manuel Valls, l’unique méthode à appliquer.

Euro-convaincu, Manuel Valls s’était énormément impliqué dans la campagne de son parti.
Ce dernier a par ailleurs déclaré : « Nous n’avons pas d’autre mission que de poursuivre notre travail pour redresser ce pays. Si nous ne le faisions pas, nous ne serions pas à la hauteur de nos responsabilités », en soulignant l’inquiétant taux d’abstention des électeurs socialistes.

En outre, le Premier ministre est « convaincu » qu’à la suite du scrutin de dimanche, l’Europe pourrait être réorientée grâce au Parti Populaire Européen qui est le premier parti au parlement de Strasbourg.

« Je me suis engagé dans cette campagne par conviction européenne parce que je suis convaincu que la place de la France est en Europe. Je suis convaincu que l’Europe peut être réorientée pour soutenir davantage la croissance et l’emploi, ce qu’elle ne fait pas depuis des années », a exprimé le chef du gouvernement en ajoutant, qu’il comptait mettre en place une nouvelle baisse d’impôt, « notamment de l’impôt sur le revenu », dans le cadre de la loi de finances 2015.

Le parti socialiste ne se démonte donc pas au lendemain de cet échec, mais ces élections marqueront tout de même l’histoire avec la première victoire du FN à des élections en France, et une impopularité encore jamais vue du parti en place au gouvernement.

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