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Un Lituanien aurait arnaqué Google et Facebook de 100 millions de dollars

Arrêté par la police il y a tout juste un mois, Evaldas Rimasauskas aurait dérobé 100 millions de dollars aux deux géants américains en moins de cinq ans. L’homme, âgé de 48 ans, se serait fait passer pour une entreprise taïwanaise via des contrats fictifs et risque vingt ans de prison.

Des contrats fictifs

En 2013, Evaldas Rimasauskas fonde une fausse entreprise de matériel informatique basée en Lettonie. Cet homme, qui n’est ni un hacker, ni un expert du web, se contente de donner à cette société le même nom que celle qui fournit les deux géants américains, Quanta Computer, et les contacte en leur envoyant des factures et contrats fictifs. Facebook et Google, habitués à traiter avec le fabricant asiatique, signent sans y porter d’attention particulière. De faux contrats, bons d’achat ou lettres signées par des dirigeants imaginaires trouvent écho chez les Américains qui versent alors près de 100 millions de dollars au cours de transactions avec la firme d’Evaldas Rimasauskas. Pendant deux ans, ces sommes atterrissent dans des comptes en Lettonie, à Hong Kong, Singapour, en Slovaquie ou encore en Lituanie sans que personne ne s’aperçoive de rien, jusqu’en 2015.

Facebook et Google,arnaqués ?

N’ayant rien vu venir, les deux entreprises, simplement nommées « Company 1 » et « Company 2 » dans les premiers rapports, sont restées très discrètes à la sortie de l’affaire fin 2016. Il a fallu que le magazine américain Fortune dévoile leurs noms dans une enquête le 27 avril dernier pour que Facebook et Google reconnaissent qu’elles étaient bel et bien les victimes de cette « arnaque ». Assumant pleinement ce statut depuis qu’elles ont récupéré la totalité de la somme, les deux entreprises n’ont toutefois pas communiqué sur les services internes trompés. Arrêté en mars dernier, Evaldas Rimasauskas serait en passe d’être extradé vers les États-Unis. 

20 ans de prison et l’extradition à la clé

Toujours en détention en Lituanie, l’auteur de ce casse risque vingt ans de prison ferme voire l’extradition. D’après son avocat, un « procès équitable et impartial aux Etats-Unis » s’avère impossible et cette option a, jusqu’à aujourd’hui, été refusée aux États-Unis. En ce qui le concerne, Evaldas Rimasauskas contesterait toujours les faits. Affaire à suivre…

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