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[Juridique] Licencié par Veolia pour ne pas avoir coupé l’eau, un juge « départiteur » tranchera !

Marc Fazio, employé par Veolia depuis 1994, s’est vu licencié par son employeur en avril 2013. Motif : Il refusait depuis 2009 d’obéir aux ordres de ce dernier, qui consistaient à couper l’eau à des ménages qui ne payaient plus leurs factures. Pour le salarié, accomplir cette tache était contre ses principes, puisqu’il estimait que ces familles étaient dans le besoin. De ce fait, au lieu de leur couper l’eau, il les conseillait pour obtenir des délais de paiement supplémentaires. De son côté, pour Veolia, il s’agissait d’un trouble à l’organisation de l’entreprise sanctionnable de licenciement, qu’ils ont par ailleurs appliqué. Les points de vu divergent sur le sujet, cependant, le litige n’est toujours pas réglé…

Les prud’hommes indécis

Après avoir été licencié en 2013 par Veolia pour « insubordination et désorganisation du service », Marc Fazio a présenté sa situation aux prud’hommes pour contester la décision de son employeur.
Une affaire de licenciement de plus aux prud’hommes, direz-vous, sauf que cette affaire n’a donné lieu à aucune décision de la part de ces derniers. En effet, le litige n’est toujours pas réglé, et pour donner une suite à cette affaire et pallier l’incapacité des prud’hommes à prendre une décision, le dossier à été envoyé à un juge « départiteur » qui donnera lieu à une audience d’ici la fin de l’année.
L’avocat de l’ex-salarié a confié à l’Express que « C’est un dossier technique, donc on peut comprendre qu’effectivement ils aient eu du mal à se mettre d’accord et peut-être ont-ils voulu avoir l’avis d’un juge professionnel ». C’est donc le tribunal d’instance qui se portera garant de la prise de décision dans cette affaire.

Transfert vers le tribunal d’instance

Le 6 mars dernier, Me Christian Delplancke, l’avocat de Veolia, avait défendu son client en expliquant lors de l’audience aux prud’hommes, que Marc Fazio, le salarié de 49 ans, avait cessé d’exécuter les ordres de son employeur pour des raisons financières. En effet selon lui, les motivations de ce manquement étaient liées à un refus de la direction d’accorder aux sept employés de son service, une prime mensuelle de 300 euros ainsi qu’une revalorisation de 60 euros de leurs salaires mensuels.

« Notre ligne de défense a toujours été la même, Marc Fazio a raconté une histoire, qui n’est qu’une histoire romancée. Aujourd’hui, la réalité c’est que Marc Fazio avait une exigence pécuniaire importante, il ne souhaitait couper l’eau qu’à hauteur de 300 euros par mois », a ajouté le directeur de la communication de Veolia Méditerranée, Gilles Rousseaux, qui se veut rassurant quant à la décision que prendra le juge départiteur envers Veolia. C’est à la fin de l’année que la décision finale sera prise.

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