Actualité

Levée de fonds pour Expertissim

Expertissim, connue pour son positionnement sur le créneau des ventes « intermédiaires » (entre 300 et 15.000€), était, jusqu’à l’arrivée de la concurrence seule sur son segment de marché. Malgré son modèle solide, sa croissance fulgurante,  la startup a choisi d’ouvrir son capital pour  amorcer une nouvelle phase de développement.

Au commencement, une annonce

Tout part d’une annonce de ce type sur E-Bay en 2007,  » très belle étagère dite « de curé » en bois sculptée. Période avant 1900. Prix : 40€  » ; c’est le déclic pour Gauthier de Vanssay qui identifie dans la vente d’objets d’art sur un site marchand spécialisé, un créneau méconnu.  Si exploiter ce genre de filon semblait impossible (Sotheby’s en sait quelque chose), le web comme le marché intermédiaire ont bien mûri depuis.

Le bon filon

80% de volume et 20% de valeur sur le marché de l’art évalué à 55 milliards d’euros, voila ce que représente le segment auquel la startup encore embryonnaire décide de s’attaquer. Un marché à fort potentiel entre autres. C’est pour cela qu’en 2008, Gauthier de Vanssay et Igor Montoussé décident de donner le jour au site Expertissim.

Spécialisé dans la description, l’authentification et l’évaluation des objets par des experts, le mode opératoire de la startup fait mouche.  Pas étonnant de voir 5 ans plus tard des résultats qui parlent d’eux-mêmes : près de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires, 300.000 visiteurs par mois et 18.000 objets référencés.  De quoi attirer l’attention des géants du secteur comme Sotheby’s et Christie’s mais aussi de nouveaux entrants.  En sommel’échiquier du marché s’est redéfini et pousse Expertissim à élargir ses perspectives.

5 millions de fonds levés

Pour s’agrandir quand on est une startup, on a besoin de capitaux. Un exercice que connait Gauthier de Vanssay. Dès 2008 il a pu réunir 3000 000€ auprès des commissaires-priseurs. Un an plus tard, il lève un million d’euros auprès de Nextstage. Pour ce tour de table dont Expertissim a besoin  aujourd’hui, c’est auprès de CM-CIC Capital privé, un fonds d’investissement plutôt axé économie numérique et santé que nos jeunes entrepreneurs se tournent. Un choix payant puisqu’ils obtiennent cinq millions d’euros.

Modeste, l’entrepreneur attribue ce succès au potentiel du segment. « CM-CIC a toujours senti les basculements sur les marchés et investi dans des startup du web. Rappelez-vous Deezer et Spartoo et regardez les entreprises qu’elles sont devenues. » Certes. Mais si le fonds mise sur ce jeune poulain, c’est aussi parce qu’il possède une longueur d’avance grâce à un modèle éprouvé. « Nous nous sommes initialement inspiré de vente-privee.com. Contrairement à des sites comme e-bay, où les expéditions se font de vendeur à acheteur, les objets passent par nos mains. Nous pouvons ainsi les expertiser, en vérifier l’état et maîtriser les photos pour avoir une qualité professionnelle. C’est un gage de transparence, de sécurité et de confidentialité pour les vendeurs comme pour les acheteurs ».

De l’orient à l’occident

Cependant, les volumes d’ Expertissim restent selon ses fondateurs insuffisants. Le développement va donc passer par un accroissement des transactions sous deux axes. Le premier, qui est le renforcement de la communication et le e-marketing et le second, améliorer la sphère technique grâce à une refonte du site et la création de nouveaux outils de gestion. Alors que la startup expédie déjà des objets dans une trentaine de pays, elle entend intensifier ses échanges avec les marchés les plus prometteurs : les Etats-Unis et l’Asie.

Afficher plus

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page