Le gouvernement en marche pour la compétitivité

Le 3 décembre, l’Assemblée générale votera à l’aide d’amendement du gouvernement au collectif budgétaire le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) de 20 milliards d’euros ainsi que l’augmentation de TVA.

Contrairement à ce qui était pressenti, le gouvernement a décidé d’accélérer le mouvement et ne soumettrait pas ainsi ces modifications dans un texte ad hoc début 2013 mais belle et bien avant la fin d’année. Présenté la semaine dernière en Conseil des ministres, les amendements devraient faire l’objet de discussion en commission des Finances dès mercredi 28 novembre.

Une réaction rapide qui aura plu

La note de la France, baissé depuis hier, aurait également été affecté par les déclarations de la présidence qui auraient permis un abaissement par Moody’s moins important (de AAA à Aa1) qu’il ne l’aurait été si ces dernières n’avaient pas été faites. Le gouvernement après quelques ratés auprès des dirigeants souhaiterait ainsi rassurer les entreprises sur la véracité du dispositif annoncé ainsi que sur les conditions d’obtention de celui-ci.

Une accélération non liée à l’abaissement

Si l’effet d’annonce aura eu un impact sur une dégradation de la note de France qui aurait pu être plus importante, cette soudaine accélération n’aurait, selon le gouvernement, aucun lien avec celle-ci et aurait été envisagée depuis une semaine.

Une anticipation des réactions du patronat.

Si le gouvernement s’avance ainsi, c’est qu’il entend bien pouvoir par la suite mieux négocier sur l’emploi et sa sécurisation auprès des instances patronales, celles-ci ne pouvant se retrancher derrière les habituels boucliers d’exigences. Bien entendu, les syndicats s’inquiètent de perdre par avance un moyen de pression sur celles-ci.

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