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L’OCDE rectifie les réformes pour aller plus loin

Lors d’une émission diffusée dimanche sur RFI et TV5 Monde, Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE, a donné quelques pistes d’amélioration sur les réformes en France, notamment assouplir le marché du travail et indexer l’âge de départ à la retraite sur l’espérance de vie. Selon lui, les réformes actuelles mises en place en France « vont dans le bon sens », mais il faut aller plus loin.

Le marché du travail trop rigide

Selon le secrétaire général, le marché du travail en France est coupé en deux entre certains salariés « qui sont très bien protégés et d’autres qui n’ont rien », du fait des rigidités des réformes. Quant au système de retraites, M. Gurria a annoncé sans surprise que les Français devraient travailler plus longtemps, « comme partout ». Selon lui, « le système le plus performant aujourd’hui lie l’âge de la retraite à l’espérance de vie automatiquement, sans négociation chaque année », plutôt que de fixer un âge limite fixe.

Austérité ne signifie pas contre croissance

« C’est un faux dilemme, ce n’est pas austérité contre croissance », a déclaré Angel Gurria, précisant que, par exemple, s’agissant du déficit budgétaire, « la question c’est comment on alloue les dépenses, il faut naturellement privilégier les investissements, c’est le ciment de la croissance future ».

Par ailleurs, le secrétaire général a soutenu l’objectif du gouvernement de réduire le déficit budgétaire à 3%, reporté à 2014, estimant que les Etats pouvaient se donner plus de temps, si la conjoncture internationale le justifiait, à condition de ne pas abandonner leurs objectifs.

Contre le protectionnisme en Europe

Angel Gurria s’est fermement opposé aux propositions d’Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, de baisser le niveau de l’euro et à réinstaurer complètement le protectionnisme au niveau européen. « Il ne faut pas aller vers le protectionnisme, qu’il soit commercial ou monétaire, c’est aller en arrière », a prétendu M. Gurria. « Le futur de l’Europe, d’un pays comme la France, c’est d’avoir la connaissance, l’innovation, la productivité, la science, et il faudra laisser de côté les activités qui étaient traditionnelles comme l’industrie manufacturière », a-t-il conclu.

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