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L’appel de François Hollande aux réformes sociales

L’ouverture d’une conférence sociale au Palais d’Iéna avec un discours depuis le CESE. Au cœur des préoccupations : l’entrée en vigueur d’un dialogue « social » qui ferait l’objet d’une constitutionnalisation, dont la première réalisation passe par la mise en œuvre du contrat des générations, dès 2013.

Devant ses 300 invités, le chef de l’Etat a indiqué vouloir faire « évoluer notre modèle social pour mieux le garantir ». Le gouvernement devra notamment entrer dans une phase de concertation préalable à la décision parlementaire relativement à la ratification d’une loi.

Le contrat de génération comme première résolution

Cette réforme qui prévoit que l’emploi des seniors et des jeunes soit facilité devrait être appliqué dès début 2013. Les modalités ne sont pas encore définies, mais devront répondre aux exigences du monde de l’entreprise tout en faisant foi de transparence envers les candidats à l’embauche.

En réunissant les organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTCCGC-CFE) et patronales (Medef, CGPME, UPA), François Hollande a abordé l’amélioration du statut de « dialogue social » au sein de la Constitution.

Accompagné de Jean-Marc Ayrault et de Michel Sapin, ministre du travail, le président a voulu instaurer une « méthode nouvelle », toujours selon la logique de garantir en France un profond changement.

Critiques et revendications

Toute accusation de « sommet-spectacle » est récusée, le président estime en effet mettre en œuvre des projets clairvoyants et efficaces, porteurs d’avenir.  Il s’agit de définir une feuille de route du programme social pour les cinq ans à venir ; le bilan de cette conférence s’avère en effet pauvre en précisions et en décisions immédiatement applicables.

C’est bien cette conférence aux allures programmatiques qui décrie Bernard Thibaut, de la CGT, qui aurait souhaité des projets traités « de manière offensive » et des « mesures concrètes ». Son collègue syndicaliste de la CFDT François Chérèque a également insisté sur le besoin d’établir « des mesures d’urgence pour aider les plus en difficulté ». Laurence Parisot, présidente du Medef, axe ses revendications sur le besoin d’ « améliorer le fonctionnement du travail », en soulignant que « les entreprises sont fragilisées ».

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