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Janvier : début réel de la banque publique d’investissement

Nicolas Dufourcq vient d’être nommé directeur général de la Banque publique d’investissement. Le numéro deux de Capgemini aura du travail puisqu’il doit définir la ligne conductrice de celle-ci et arrivé à fédérer plusieurs entités majeures de la paysage des PME française.

Si Pierre Moscovici, ministre de l’Economie, déclarait « C’est un premier acte en faveur de la compétitivité et du soutien aux entreprises », le plus loin du chemin reste à parcourir. 

La ligne de conduite a été fixée, la BPI ne sera pas là pour aidé les sociétés en difficulté mais clairement de favoriser l’innovation et de favoriser la compétitivité comme le précisait Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif : « Il n’est pas question de mettre en péril l’argent des contribuables, la BPI ne sera pas un pompier, mais elle doit avoir une gestion de ses risques différente des autres banques pour être offensive et créative »

Une machine à mettre en œuvre

Mais avant de parvenir à cela, il faudra à Nicolas Dufourcq « préfigurer » la nouvelle banque, pour plus tard pouvoir la « diriger ». La préfiguration a d’ailleurs déjà été définie par Arnaud Montebourg qui précisait : « imaginer la nouvelle doctrine d’emploi des fonds de la BPI dans le cadre de la gouvernance Etat-régions-Caisse des Dépôts ».

Un premier conseil d’administration en janvier

Son travail ne sera pas de tout repos puisque Pierre Moscovici déclarait vouloir que le « premier conseil d’administration se déroule au mois de janvier, dans une capitale régionale » et surtout que « les premiers guichets uniques régionaux soient aussi expérimentés ». Il s’agit en effet de fédérer plusieurs entités en un temps records : le Fonds stratégique d’investissement (FSI), la banque publique à l’innovation Oséo et de CDC Entreprises, filiale de la Caisse des Dépôts. 

Une capacité plus réduite

Finalement, cette entité ne disposera que d’une capacité réduite puisque les chiffres annoncés sont par quinquennat. Ainsi elle disposera d’« une capacité de 20 milliards d’euros en prêts, 12 milliards de capacité en garanties et 10 milliards d’euros de capacité d’investissement en fonds propres sur le quinquennat ».

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