[Développement] Quand Jack Ma part à la rencontre de l’oncle Sam

Vous connaissez sûrement Mark Zuckerberg, peut-être Hiroshi Mikitani mais certainement pas Jack Ma. Pourtant, le géant chinois vient de racheter Tango pour la modique somme de 215 millions de dollars et ne compte pas s’arrêter aux frontières américaines.

Alibaba succombe à son tour à la mode des applications de messagerie

Après le japonais Rakuten et l’américain Facebook, c’est au tour du géant chinois du web Alibaba de succomber au charme des applications mobiles de messagerie instantanée. Fondée il y a 15 ans, la société de Jack Ma vient d’investir 215 millions de dollars dans la start-up américaine Tango. De cette manière, il accélère son développement sur un marché qui attire les convoitises de tous les grands noms du net.

Alibaba à la conquête de l’Amérique

Avec l’objectif premier d’entrer en Bourse à New York plutôt qu’à Hong Kong, l’investissement d’Alibaba dans une entreprise américaine n’est pas une nouveauté. En effet, au début de l’année 2014, le groupe chinois avait cédé une enveloppe de 75 millions de dollars dans ShopRunner, une entreprise de logistique spécialisée dans le commerce en ligne. Dès février 2014, Jack Ma était déjà sur le point de lancer un site marchand en faveur du marché américain.

Tango fait tourner les têtes

Tango permet non seulement d’envoyer gratuitement des messages, mais également de réaliser des appels audio et vidéo. L’application peut prétendre à une dimension sociale en offrant aux utilisateurs la possibilité de « liker », de partager et de commenter des photos avec ses amis. Tango donne aussi aux internautes une alternative pour jouer en ligne avec ses amis. Le service est gratuit. Financé par la publicité et le partage des revenus générés par les jeux, le service est gratuit. Avec 200 millions d’inscrits dans le monde en 2014, la société affirme avoir doublé son chiffre d’affaires depuis mai 2013.

Entre vache à lait et vache maigre

Le marché des applications de messagerie instantanée est en pleine expansion. Réalisées par des cabinets comme l’entreprise multinationale Informa, plusieurs études estiment que leur activité est désormais supérieure à celles des traditionnels SMS qui ont longtemps été la vache à lait des opérateurs mobiles. Chacun veut sa part du gâteau, y compris les grands noms du web qui se trouvent momentanément distancés par les start-up concernées

Tandis que le groupe chinois disposera bientôt d’un siège d’administrateur chez Tango, aucun projet concret de coopération n’est encore à l’ordre du jour. Toutefois, un rapprochement entre les deux services, voire un rachat, ne sont pas à exclure.

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