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[Économie] La France reste attractive pour les investisseurs étrangers

Alors qu’un rapport des Nations Unies annonçait une baisse de 77% des investissements étrangers en France en 2013, l’Afii (Agence française pour les investissements internationaux), remet en cause ce constat en s’appuyant sur une possible volatilité de la méthodologie utilisée par les Nations Unies.

L’Afii affirme en effet selon l’étude qu’elle a menée, que les investissements étrangers faits en France sont stables par rapport à l’année 2012 et auraient même permis de créer plus d’emplois.
Seule zone d’ombre, les Etats unis, qui sont les prescripteurs de l’investissement à l’étranger auraient moins investi en France.

L’Hexagone serait sous-estimé

La version des faits, avancée par les Nations Unies n’est que provisoire mais est déjà contredite par l’Afii. Les Nations unis font état (provisoirement) d’une baisse de 77% des investissements étrangers alors que de son côté, l’Agence Française pour les investissements internationaux avance de tout autres chiffres. Selon cette dernière, la France a attiré 685 nouveaux projets, contre 693 en 2012, ce qui représente une baisse presque invisible. De plus, l’agence met en relief une augmentation des emplois créés grâce à ces investissements étrangers pour passer de 25 908 en 2012 à 29 631 en 2013.

Le directeur de l’Afii ajoute, selon Les Echos, que « l’attractivité de la France s’est maintenue en dépit d’un contexte économique difficile ».

Création d’emplois mais perte de sièges sociaux

Les chiffres définitifs des Nations Unies ne seront connus qu’en octobre 2014, ce qui laisse une marge d’erreur par rapport aux chiffres provisoires, permettant à l’Afii d’avoir de bonnes raisons d’espérer qu’ils sont faux.

Premièrement l’agence française affirme que certains secteurs comme la recherche et développement (R&D), l’ingénierie et le design auraient augmenté d’un tiers et de 13% pour la R&D seule. Les Echos pointent que le crédit d’impôt recherche (CIR) serait un facteur qui aurait joué un rôle important dans la progression de ces chiffres.

En ce qui concerne les activités de production, qui sont les plus créateurs d’emplois, ils sont quant à eux, repartis à la hausse alors qu’ils avaient connu une baisse depuis 2010 en passant de 194 à 209 projets.

Mauvais point pour la France : l’installation de sièges internationaux continue de décliner et passe progressivement de 20 en 2011 à 5 en 2013, alors que les sièges nationaux se maintiendraient.
Autre bémol, les Etats-Unis qui influencent les comportements des autres pays en termes d’investissement, auraient tendance à moins investir en France. Cependant, on sait que le géant américain Général Electric, a fait une proposition de reprise de l’activité énergie d’Alstom. Signe d’une inversion de cette tendance ?

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