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[Economie] Entreprises et EDF, un consensus sur les tarifs

EDF devrait accorder une baisse de prix à Exeltium (l’objectif d’Exeltium vise à offrir aux industriels les plus sensibles au prix de l’électricité la fourniture d’une grande quantité d’énergie électrique à un prix voté par consensus pour plusieurs années). Dorénavant, le prix serait désormais plus ou moins aligné sur le tarif aujourd’hui consenti aux concurrents d’EDF pour leurs clients particuliers et professionnels.

Des tarifs qui entraînent le tonnerre

Après des mois de délibérations, un accord est sur le point d’être trouvé entre EDF et les industriels consommateurs d’électricité appartenant au consortium Exeltium. Depuis plusieurs mois, la vingtaine d’industriels membres du groupement ont constaté que le prix de l’électricité négocié par un accord statué en 2010 atteignait 47 euros voire 52 euros du mégawatt/heure (MWh). Or, de tels tarifs ne sont plus compétitifs par rapport au tarif auquel EDF vend l’électricité à ses concurrents, ni par rapport au prix du marché de gros.

Après la pluie, le beau temps

EDF et les entreprises appartenant au consortium Exeltium sont parvenus à s’accorder pour réduire le prix de l’électricité qui leur sera fournie pendant 5 et 6 ans avec néanmoins la contrepartie d’une possible hausse pour les années restantes d’ici 2034. EDF prétendait jusqu’à présent qu’une part du coût était corollaire du sérieux endettement des actionnaires d’Exeltium et que l’intérêt du prix consenti devait être considéré dans la durée (148 térawatt/heures sur 24 ans). Les industriels ont accepté les règles d’EDF sous réserve de survivre jusque-là…

Accord pesé au trébuchet

Aujourd’hui, le prix serait aligné sur le tarif consenti aux concurrents d’EDF pour leurs clients particuliers et professionnels (42 euros/MWh). Cette évolution résulterait des prix de l’électricité sur le marché de gros. Les discussions pourraient se finaliser ces prochains jours : Exeltium tient un conseil de surveillance le 28 avril.

L’accord devra être pesé sur la balance du consensus : l’entreprise devra être validée par le conseil d’administration d’EDF, qui ne veut pas de perte de valeur globale, et le gouvernement s’inquiète de ne pas ouvrir un dossier avec la commission européenne. Les négociations ne se sont pas déroulées dans la souplesse. En décembre, sollicité depuis des mois par les industriels « électro-intensifs », l’Élysée avait indiqué souhaiter une nouvelle négociation du contrat.

Le contrat doit faire l’objet d’un refinancement à la fin de l’année mais celui-ci ne peut venir que sur un contrat « toiletté ». Les entreprises et EDF ont réussi à s’entendre pour une réduction du prix de l’électricité qui leur sera fournie avant une hausse dans un bon nombre d’années.

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