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[Sondage] Les entrepreneurs attendent du gouvernement des mesures en leur faveur

Après maintenant cinq années consécutives de crise économique, la volonté d’entreprendre des jeunes français reste forte, surement plus encore qu’avant la crise. Une étude, menée par Envie d’entreprendre Idinvest Partners-Le Figaro économie, montre que les démarches concrètes d’entreprendre, c’est-à-dire les démarches juridiques et administratives, ont été entamées par un créateur de projet sur quatre et un tiers a déjà défini son projet. Ces études montrent un visage rassurant de l’entrepreneuriat français qui redonnera sans doute, confiance aux investisseurs qui restent frileux dans l’hexagone.

La confiance règne dans les capacités d’entreprendre

Les porteurs de projets sont tous d’accord pour exprimer leur confiance quand on leur demande s’il sera possible de trouver les ressources commerciales et managériales nécessaires pour accompagner le développement de leurs entreprises.

Travailler plus et sacrifier une partie de sa vie personnelle au détriment de la vie professionnelle est une chose à laquelle les entrepreneurs sont prêts pour mener à bien leur projet. Les jeunes entrepreneurs n’ont plus peur de la charge de travail, quitte à même se passer temporairement d’une partie de leur salaire. Le cofondateur de Pretty Simple, Bastien Cazenave, leader européen des jeux sur réseaux sociaux confie même au Figaro : « je me suis inscrit au chômage pour bénéficier pendant un an d’aides en tant que créateur d’entreprise. C’est un dispositif très efficace ».

Un dispositif très efficace certes, mais tout n’est pas rose en ce qui concerne le cadre réglementaire dans lequel doivent se développer les entrepreneurs en France. La confiance règne dans les capacités d’entreprendre mais l’optimisme reste limité en ce qui concerne l’environnement économique et politique.

Encore trop d’incertitudes

Toujours selon le baromètre, les entrepreneurs pensent que la suppression des cotisations familiales pour les entreprises est une bonne idée, la baisse des coûts pour les entreprises serait un bon moyen de se développer.

Mais parallèlement, plus de la moitié estime que le gouvernement ne met pas en place un climat favorable aux affaires et seulement un tiers estime que le gouvernement veut encourager la création d’entreprise. Premier accusé : le système fiscal qui représenterait un barrage pour les personnes souhaitant se lancer dans la création d’une start-up.

D’une manière plus globale, ce que réclame les futurs entrepreneurs, c’est une baisse générale des charges pour les entreprises et notamment les premières années afin de permettre un développement moins risqué lorsqu’on démarre une entreprise.

Autre problématique qui survient pour les jeunes entreprises : la crainte des investisseurs. Force est de constater que les investisseurs français ou étrangers ne semblent pas sereins lorsqu’il s’agit d’investir dans une start-up en France. La confiance est le maître-mot pour un investisseur mais elle est très dure à avoir lorsque l’on s’aperçoit que de jeunes entreprises peinent à se développer à cause des charges qui pèsent sur elles. Le gouvernement est donc attendu au tournant pour renverser la vapeur.

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