Election dans les TPE : véritable flop !

Les élections dans les Très Petites Entreprises (TPE) ont eu lieu récemment et se sont soldées par un véritable flop avec un taux de participation environnant les 9%. Pour les syndicats, cette défaillance est en partie à imputer à des défaillances d’organisation par le gouvernement. Un taux aussi faible ne peut cependant être objectivement imputable à une organisation mais plutôt à une implication et un sentiment de reconnaissance des salariés de TPE dans les syndicats selon les experts.

Le 28 novembre a ainsi eu lieu le premier le scrutin ouvrant la possibilité aux 4,6 millions salariés d’entreprises de moins de 11 salariés et employés à domicile, de choisir un syndicat de son choix sia son sigle et ce sans avoir à élire de représentant.

Les salariés des TPE peu concernés

Les salariés des TPE sont visiblement peu concernés par les syndicats puisque seulement 9,1% des salariés ont désirés votés. Si les syndicats ont pointé du doigt l’organisation par le gouvernement force est de constater que cette abstention record est signe fort qu’il ne s’agit pas d’une problématique majeure pour les salariés de TPE.

Pourtant les conditions de participations étaient très simples puisqu’ils pouvaient y procéder sans se déplacer par internet ou par correspondance. Ce sont donc exactement 9,1% des inscrits, soit un peu plus de 400.000 personnes, qui avaient pris part au vote.

Selon un expert auprès de l’AFP « La publicité n’y aurait (d’ailleurs) rien changé. C’est la transcription du fait que le syndicalisme ne parle pas suffisamment aux salariés des TPE, c’est un problème d’implantation et de reconnaissance »

Des dysfonctionnements pourtant pris en compte

Quelques dysfonctionnements ayant eu lieu et notamment dans l’envoi des bulletins, certains ayant pris parfois une semaine de retard ; le scrutin a été été prolongé jusqu’au 17 décembre pour permettre de proclamer le résultat le 21 décembre et devrait arriver à 10% de votants.

Pour certain syndicat comme la CFTC, il s’agissait selon des déclarations de Joseph Thouvenel vice-président de la CFTC, « exactement ce que nous avions prévu » et « finalement un flop »

Une élection « baroque »

Bien que certains syndicats dénoncent une « élection absolument baroque » force est de constater que chaque électeur avait le choix au maximum entre
13 syndicats. On pourra leur accordé que l’absence de débat télévisé, d’information, de temps de parole aux syndicalistes a pu contribuer à la démobilisation générale.
Cette campagne aura cependant couter la bagatelle de 20 millions d’euros pour ce scrutin. Cette somme incluera une campagne de communication dans la presse et les radios.

Le ministre du Travail Michel Sapin a finalement promis « d’améliorer un scrutin pour l’avenir » dont il faudrait d’abord prouver l’utilité pour que les salariés décident d’y participer !

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