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[Economie] La France séduit moins d’investisseurs américains

L’Hexagone aurait-il perdu ses atouts de séduction ? En tout cas, c’est ce que démontre l’étude de la Chambre américaine de Commerce en France. Selon les données rassemblées, il se trouve que la France attire de moins en moins d’investisseurs américains. Pourquoi ? Explications.

Alerte lancée par la Chambre américaine de Commerce 

Le jeudi 23 octobre, le 15e baromètre annuel sur le moral des investisseurs outre-Atlantique a été publié par la Chambre américaine de Commerce en France. Cette étude montre l’attractivité en berne de la France en tant que destination d’investissement pour les entreprises américaines. Elle souligne la perception de l’Hexagone par rapport aux autres pays. Sur cinq critères de perception, au moins quatre sont en baisse. Clara Gaymard, la présidente de Général Electric France ainsi que d’AmCham France déclare que « Le mauvais score de la France résulte aussi de l’amélioration de la perception d’autres pays. Mais en matière d’investissement productif, être la destination numéro deux est inutile : il faut être numéro un ! » L’étude a été menée entre juin et septembre 2014, auprès de 83 dirigeants de filiales françaises de sociétés américaines de toutes tailles et tous secteurs, qui parviennent tous à réaliser au moins 50 milliards d’euros de chiffre d’affaires, pour plus de 58 000 employés. 

Seulement 12% de réponses positives 

Cette étude menée par l’AmCham révèle d’importantes données à lier au contexte économique, au coût de la main-d’œuvre, au climat social et au régime fiscal appliqué aux sociétés étrangères dans notre pays. Pour seulement 12% des répondants, la perception de la France par leur maison mère est positive par rapport à d’autres destinations européennes. Un pourcentage inquiétant, surtout comparé à l’année 2011, où ils étaient au moins 56% à partager cet avis. Pire encore, ils sont plus de 76% à « renier » la France. Autrement dit, ils ne recommanderaient pas la France à une entreprise américaine pour qu’elle vienne s’y implanter. En 2011, les répondants n’étaient que 40% à partager ce point de vue. Selon Marc-André Kamel, associé du cabinet de conseil Bain&Company ayant réalisé l’étude, « Ce point de vue émane de ceux qui vivent la réalité de la France au quotidien. Le sujet n’est plus le décalage entre la réalité et la perception, mais bien le décrochage de la France ».

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