Actualité

[Economie] Déficit : Michel Sapin réaffirme l’objectif des 3% du PIB en 2015

« L’objectif dit des 3% est un objectif que nous devons maintenir », a affirmé le nouveau ministre français des Finances jeudi soir à Washington devant ses partenaires du G7. La France entend donc respecter ses engagements en matière de finances publiques.

Maintien des décisions

Interrogé sur les récentes prévisions du Fonds Monétaire International (FMI), Michel Sapin a estimé jeudi à Washington que la France doit maintenir l’objectif de ramener l’an prochain, en 2015, son déficit public sous le seuil européen de 3% du produit intérieur brut. Il a par ailleurs assuré que c’était « faisable ».

Michel Sapin rappelle également qu’il compte soumettre au Haut Conseil des Finances publiques, le 14 Avril prochain, un programme de stabilité sur trois ans. Le Parlement doit voter fin avril – début mai avant que ce programme soit transmis à la Commission Européenne.

Le ministre des Finances et des Comptes publics, actuellement aux Etats-Unis pour assister aux réunions du G7, du G20, du FMI et de la Banque Mondiale, avait pourtant annoncé la semaine dernière qu’il voulait discuter du « rythme » de la réduction du déficit français., ce qui avait été interprété comme un renoncement. La France avait déjà bénéficié de deux reports pour atteindre ce seuil l’an prochain.

Un nouveau gouvernement positif

Ces déclarations arrivent au bon moment car l’objectif des 3% en 2015 a été mis en doute au vu des résultats de déficits moins bons que prévu enregistrés en 2013 – 4,3% au lieu de 4,2. Le pourcentage fixé à 3% semble être en décalage avec la réalité du pays. « La France a la volonté d’atteindre une croissance plus rapide et de réduire les déficits, et donc les appels à l’emprunt. Car il vaut mieux payer des professeurs que des taux d’intérêt » a expliqué Michel Sapin, se voulant rassurant.

« Il n’y aura ni hausse des prélèvements obligatoires, globalement, ni hausse d’impôt ou de cotisation d’aucune sorte », répète Michel Sapin suite au discours tenu par Manuel Valls à l’Assemblée Nationale en début de semaine. Le Premier ministre avait affirmé que les nouvelles mesures concernant la réduction des cotisations pour les entreprises et les salariés les plus modestes ne seraient pas financées par des hausses d’impôts.

Selon Michel Sapin, « quelque chose change » pour la France. Un quelque chose dont il prévoit de discuter lors d’entretiens avec la dirigeante du FMI, Christine Lagarde, le secrétaire américain au Trésor, Jacob Lew et Mario Draghi, président de la Banque Centrale Européenne (BCE).

Afficher plus

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page